OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

vendredi 31 août 2007

LE LABYRINTHE DE PAN

lelabyrinthedepanaffJe viens de terminer la vision de ce film de Guillermo Del Toro, réalisateur que j'admire beaucoup. Lors de sa sortie en salle, il avait fait sensation. On avait parlé de son esthétique extraordinaire, de la vision de Del Toro, de l'imagerie de la guerre et de l'imaginaire qu'il avait donné au cinéma. Et le film fut porté aux nues.

Ouais, ok, si on veut. Honnêtement, il y avait bien longtemps que je ne m'étais senti aussi éloigné d'un film en le regardant. Pas une seconde je ne me suis attaché aux personnages, méchants y compris. J'ai eu un mal fou à ne pas me regarder les ongles ou à me dire que j'irais bien chercher un carré de chocolat (euh, une tablette, j'ai dit ça ? ;-) ). Et en ce qui concerne l'esthétique du film, oui, c'est beau, mais bon. Sans parler des scènes les plus gore qui appartiennent en fait à la réalité. Oui, j'avais compris le message, bouh c'est pas beau les fascistes et la guerre. Bon mais après...

Vous l'aurez compris, déception totale. Je vais me faire des ennemis, mais tant pis. Je n'ai pas aimé ce film et je n'ai aucune envie de me le taper une nouvelle fois plus tard. Tant pis pour moi.

En revanche, il m'aura appris quelque chose en terme de narration. Et j'en avais bien besoin en ce moment. Comme quoi, des fois, y a des trucs qui tombent bien, même quand ce n'est pas très bon au départ. Oui, Del Toro a su inclure la petite histoire dans la plus grande. Et pour une de mes histoires, il me fallait finalement changer de point de vue pour arriver à mes fins. Donc je n'aurais pas complètement perdu mon temps avec ce film.

ENJOY !

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jeudi 30 août 2007

RATURES

manuscritJe me rappelle encore des profs me répétant "Attention, ne fais pas de ratures !" Aujourd'hui je reçois un manuscrit corrigé et bigre que de ratures ! ;-)

Bizarrement, en le feuilletant, je me suis pris au jeu. "Tiens, là j'aurais plutôt dû... Et là, il a raison, il faut moins en faire..."

Moins en faire et resserrer. Voilà les mots d'ordre. J'ai tendance à "tirer à la ligne" en essayant des formules trop alambiquées. Sûrement est-ce la règle pour des textes particuliers mais dans le cas de ce roman, ce n'est pas le moment. Bien au contraire, je dois resserrer les noeuds pour accentuer l'intensité, redonner de la vitesse à mon texte. Je ne dois jamais oublier que la règle numéro un est de garder le lecteur face à son texte et pas le noyer sous des digressions débiles. Je suis même allé à expliquer par une formule "littératurante" comment fonctionne une centrifugeuse !

Me faire confiance est aussi un point majeur. J'essaie sans cesse de faire de "belles phrases" pour donner l'impression que je sais écrire. Mais est-ce vraiment le but ici ? Ne dit-on pas qu'un auteur a su faire son boulot en écrivant "simple" ? Ben je vais vous dire, écrire simplement c'est un vrai boulot !

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mercredi 29 août 2007

VERSION 1

beginningJ’avais beau savoir ce que corriger voulait dire, se relire aussi, mais jamais je ne me serais dit que ce pouvait être ça. Diane est aux prises avec les corrections. Depuis quelques jours, elle n’avance pas. Pas dans le temps. En revanche, elle se construit, elle s’affine, ou plutôt elle perd l’inutile et se remodèle au mieux. C’est évidemment avec une grosse aide de Denis que je peux voir les choses. Il met le doigt (et bien souvent la main entière) sur les problèmes, les scories, pour qu’en sorte le meilleur. Je pensais prendre les choses plus mal, mais en dehors d’une certaine angoisse, tout va plutôt bien.

Car je trouve les choses extrêmement importantes pour moi. Ce livre est une sorte de commencement. Attention, LE VILLAGE avec Christophe était une super expérience que je renouvellerai avec un plaisir immense, et ce sera d’autant plus simple (pour Christophe surtout) que je me serai amélioré (en tout cas, j’espère). Mais ici, il s’agira d’un livre écrit seul. J’en serai responsable. Il y a eu L’AGENCE MLB me direz-vous, mais les conditions de publication étaient si lamentables en fait que je le compte comme un essai d’amateur. Là, on rentre dans le vif du sujet. On joue dans une autre cour. C’est en tout cas comme cela que je ressens les choses.

Maintenant, je dois intégrer mes défauts, les broyer, les jeter et les remplacer par du meilleur, de la qualité. Le boulot ne fait que commencer.

ENJOY !

LU

couvpde52PRESENCES D’ESPRITS 52 – ETE 2007

Je ne peux m’empêcher de faire encore un peu de pub au fanzine PDE. Pour 5 euros, vous aurez le droit cette fois-ci à un dossier sur Michel Pagel, auteur de SF trop méconnu, et sur James Morrow, américain déjanté qui n’hésite pas à faire mourir Dieu dans ses bouquins. Plus tout le reste. Allez quoi, qu’est-ce que vous attendez ?

VU

hannibalHANNIBAL

Ce nouvel épisode de la saga Lecter nous amène aux origines du mal. Le film, après un départ pétant et un milieu un peu mou donne toute sa forme dans la dernière partie. De plus l’acteur principal, le français Gaspard Ulliel, est vraiment idéal dans ce rôle. Ce qui m’a dérangé, c’est en fait le propos même. Dans ce retour aux sources, Thomas Harris justifie presque la cruauté de Hannibal Lecter. Et au vu de ce qu’il a subi, on ne peut que le comprendre le pauvre cannibale. Le pire c’est que je me suis pris, comme tous les spectateurs je pense, à l’encourager dans sa croisade vengeresse. Après tout ces salopards n’avaient mérité que ça. Mais quand on revient aux sources, je parle ici du SILENCE DES AGNEAUX et du SIXIEME SENS, il faut garder à l’esprit de qui on parle : d’un des tueurs en série les plus infâmes que la littérature ait pu inventer. Alors qu’en penser ?

lost_s3_AfficheLOST SAISON 3

Après m’être emmerdé grave lors des 12 premiers épisodes et avoir voulu lâcher l’affaire avec un « Ils se foutent de moi » en travers de la gorge, j’ai poussé le vice. Et franchement, je ne l’ai pas regretté. La seconde partie de cette saison donne ses véritables places aux différents personnages et je suis rentré à fond dans l’histoire. Et que dire du dernier épisode ! Je suis impatient de savoir ce que les scénaristes vont nous donner en pâture pour la quatrième saison.

ENTENDU

armor_for_sleepARMOR FOR SLEEP

Dans la continuité du rock gentil mais sympa à écouter, ce groupe ricain déménage pas mal. Un bon esprit, un chant accrocheur, avec des passages bien pêchus. Un tout qui fait remuer le popotin et qui a du bon quand vous devez enlever la tapisserie du salon ;-)

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jeudi 23 août 2007

EN PLEINE COURSE

characterPlus j’avance dans mon roman, plus je perçois ce que Denis voulait dire par « Tu devrais le couper en deux parties : l’éveil puis la traque ». En effet, mon début est plutôt progressif avec une mise en place du personnage et de son entourage. La perception de ce qui peut se passer n’est que parcellaire et tout semble être « normal » ou en tout cas à peine différent de d’habitude. Et je sens bien que Diane va m’exploser dans les doigts. Je la pousse vers la zone rouge. Oh, elle sent bien que quelque chose cloche mais rien n’est clair pour elle. Comment va-t-elle réagir ? Elle a du mal à gérer les événements. Elle frôle l’implosion à chaque passage. Mais ce n’est pas encore le moment. Elle lutte contre ses changements.

Oui, je dois l’avouer, mon personnage commence à vivre sa propre aventure. Elle guide mes doigts sur le clavier et m’ordonne presque de me diriger dans une direction qui lui fait peur à elle-même. Et pourtant, le clash est inévitable. C’est pour bientôt. Demain peut-être ?

ENJOY !

LU

couv_generique6_150GENERIQUE(S)

Ce nouveau magazine est à la mode puisqu’il parle de séries télé. Mais attention, pas de banalités sur les héros et des photos pleines pages histoire de remplir de l’espace entre deux encarts publicitaires, oh non ! Là vous avez de la matière à réflexion avec plein d’infos, des critiques très détaillées et surtout des dossiers fournis, clairs et éclairants. Ca sort en kiosque et je vous engage à le soutenir car c’est vraiment une vision adulte et intelligente du monde des séries. Et ils sont aussi un site. Alors, courez chez votre marchand de journaux, bon sang !

VU

king_arthur_2LE ROI ARTHUR

Le traitement de l’histoire arthurienne est ici vraiment étonnant. Arthur serait donc un bâtard romain/breton qui aurait combattu son propre peuple pour la gloire romaine. Mais sa déception face à la vision dominatrice de la chrétienté de l’époque le placera aux côtés de Merlin, picte d’origine, pour combattre les Saxons mais aussi pour devenir roi des bretons. Le traitement est très ampoulé parfois, mais ça sonne bien. Que ce soit Antoine Fuqua aux commandes est étonnant, sauf dans les scènes de combats qui, il faut bien l’avouer, ne renient pas leurs ancêtres qui ont su leur donner leurs meilleures dimensions comme BRAVEHEART ou GLADIATOR. Le tout est très plaisant, visuellement puissant et se regarde avec grand grand plaisir

wolf_creekWOLF CREEK

Il y a des fois où je me demande pourquoi je continue à regarder ce genre de films. Par pur voyeurisme sûrement. Ici, nous sommes en Australie et 3 étudiants vont se retrouver aux prises avec un malade perdu dans le bush. L’action sadique ne démarre qu’après presque une heure de film, le début ayant servi à nous présenter tout ce beau monde, et le tout se termine dans l’horreur pure. C’est glaçant, c’est horrible. Mais je me demande toujours pourquoi j’ai regardé jusqu’au bout.

ENTENDU

30_seconds_to_mars30 SECONDS TO MARS

J’avais découvert le groupe de Jared Leto (l’acteur oui, oui) en concert en première partie de Linkin Park mais il était difficile de s’imprégner de l’esprit. Alors, je me suis rué sur les albums. C’est du rock à la sauce teenage mais contrairement à d’autres groupes dans le genre, il y a une ambiance particulière qui fait planer. Ca secoue lors de passages électriques puissants puis on se laisse transporter par des morceaux plus doux. Ca me change du bourrin habituel, mais c’est fun.

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lundi 20 août 2007

ET MAINTENANT ?

whyJe vais commencer à croire dans les signes.

Cet après-midi, un mal à fou à trouver les mots pour poursuivre mon roman. A peine 1500 signes couchés et ensuite petite promenade régénératrice. Enfin j'espère. Je vais voir ça dans quelques minutes.

Mais surtout, voilà une semaine que nous avons récupéré notre voiture et je découvre en la prenant toute à l'heure que quelqu'un nous est rentré dedans. Pas de casse mais une jolie caresse qui nous a abîmé l'aile gauche. Voilà notre véhicule neuf avec des rayures, genre clé plantée avec jubilation, et un ou deux accrocs.

Je me dis quoi maintenant ? Un signe ? Si oui, alors cette bagnole est maudite. Je pense que je vais plutôt me dire qu'il y a des jours avec et des jours sans. C'était un jour sans.

ENJOY (quand même) !

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dimanche 19 août 2007

DU CORPS AU PERSONNAGE

n_nueMonicaBelluciPasser sous la moulinette des lecteurs pro, c’est pas vraiment reposant. J’ai soumis mon DIANE à mon épouse qui me plante sur le coup. « Je n’aime pas ton univers métallique et ce genre de bouquin ». Mince alors ! Alors, passons la main à Chris.

Le retour est instructif. Positif tout d’abord car l’ensemble lui paraît pas mal (bon je sais, il faudrait que ce soit génial, mais on avance, on avance). Ensuite, on en vient aux modifications. La principale que j’ai retenue, c’est le problème de l’habillage de mon perso principale. Il faut évidemment qu’on s’y attache. Mais pour Chris, elle manque de corps, de sel. Elle reste donc fade, en deux dimensions. On ne s’identifie pas. Et si c’est le cas, après tout pourquoi poursuivre la lecture. Quand on se moque d’un personnage, on se moque aussi de sa vie. Et là, pas de livre.

Il faut donc trouver les éléments qui vont donner ces petits trucs qui font sourire, pleurer, aimer ce personnage nom de Dieu ! Et ce n’est pas si simple. Le dire, c’est une chose. Je m’entends encore le répéter aux écrivants de mon atelier d’écriture : faites vivre votre personnage principal ! Ben mon vieux, faudrait y penser un peu aussi, non ? Alors on fouille, on glisse, on intègre, on élimine, on cuisine le tout. Ce que ça donne ? Bonne question. En tout cas, je pense que Diane prend forme. Avec l’avancée des chapitres, je vais lui donner plus de chair.

On apprend tous les jours que je vous dis.

ENJOY !

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vendredi 17 août 2007

CORRIGEZ-MOI !

baalLa période des corrections est toujours une phase ambiguë. On sait que c’est pour améliorer son texte que l’on doit se pencher et se repencher dessus. Et on sait que l’on doit le faire lire par un lecteur externe qui saura toucher les passages bancals. Mais qu’est-ce que c’est difficile de se voir raturer ses feuilles en rouge. On a une vague impression de retour à l’école, du mauvais côté du bureau.

Puis on respire un bon coup et on s’attaque à la montagne. Et finalement, en corrigeant, on commence à prendre son pied. Oui, ce mot était vraiment en trop, ce passage est à corriger, ça donnera plus de sens, ça, ça disparaît, là il manque des infos. Le labeur terminé, on relit et on sourit devant l’amélioration. En tout cas que l’on croit. Une nouvelle lecture extérieure arrive. Le chemin est long.

Le pire c’est qu’il faut continuer. Ben oui, exemple. J’ai corrigé deux textes courts (26 000 et 7 000 signes) que j’ai envoyés aux illustrateurs. Mais je sais déjà qu’il faudra encore modifier des éléments. C’est le jeu. Mais je corrige aussi le début de mon roman (plus de 50 000 signes pour l’instant) tout en sachant que je dois le poursuivre.

Il y a donc l’écriture et la correction simultanée. Je pourrais attendre d’avoir complètement terminé pour corriger, certes. Mais le fonctionnement autour de ce roman le veut autrement, et surtout je m’aperçois que ce n’est pas si mal de corriger de suite. Ca remet en place des erreurs que l’on n’avait pas vues et ça modifie même la suite de l’histoire, pas le fondamental mais le traitement d’un personnage ou d’une situation. Nous avions travaillé comme ça avec Christophe sur LE VILLAGE et ce n’était pas si mal. Aussi parce que lorsqu’on termine la bête, et bien on est proche de la fin et pas devant l’Everest à reconquérir encore. Et surtout ça évite de jouer le fainéant au final en se disant qu’on l’avait déjà terminé et que ce n’était déjà pas si mal que ça.

Je lisais dans le dernier MAGAZINE DES LIVRES un auteur disant que « les « wannabes » qui voulaient devenir des « bes » feraient peut-être bien d’écrire de BONS livres ».

Ah oui, tiens, si j’écrivais un bon livre. Enfin, essayer.

ENJOY !

LU

odd_thomasL’ETRANGE ODD THOMAS de Dean Koontz

Voilà un écrivain qui est arrivé à l’endroit qu’il voulait atteindre. Longtemps frustré de sa place d’outsider par rapport à Stephen King, bosseur fanatique, Koontz a produit une multitude de livres. Du bon comme du moins bon, et beaucoup sous pseudo. Un véritable acharné de l’écriture ! Comme quoi les efforts peuvent payer. Depuis quelques années, Koontz peut se permettre de n’écrire qu’un bouquin par an tout en vivant tranquillement. Bref, tout ça pour dire que son dernier bouquin est vraiment à l’opposé de ce qu’il a pu faire jusqu’à ces derniers temps. J’oserais même dire qu’il côtoie désormais Stephen King avec cette histoire de type qui a l’air bien normal mais qui possède un don, celui de voir les morts. Il est alors embarqué dans une course contre le temps pour déjouer un massacre. Dit comme ça, on se demande ce qu’il peut bien y avoir de différent. Le ton ! Le personnage principal, Odd Thomas donc, s’exprime de manière très candide sur la vie, sans complexe. Il nous parle de l’étrangeté du monde comme d’une certaine normalité. Alors c’est étrange en effet, ça change mais au bout d’un moment je me suis détaché de l’histoire. Odd Thomas court après un tueur maniaque et pourtant il prend une glace, il discute de la pluie et du beau temps. Bref, le décalage est devenu pesant et j’ai terminé le bouquin en lecture express. Alors, changement oui, mais bof au niveau du résultat.

VU

hot_fuzz_poster_1HOT FUZZ

L’équipe de SHAUN OF THE DEAD remet le couvert en s’attaquant aux films musclés en citant carrément ses sources dans la bouche des personnages : POINT BREAK et BAD BOYS 2. Avec un personnage principal de super flic londonien mis au vert car trop performant, ils touchent les caractéristiques anglaises à pleines mains. En effet, le bougre tombe dans le village au taux de criminalité le plus faible de l’Angleterre. Et on apprend vite pourquoi : à la moindre mort suspecte, on parle d’accident. Ces dingos jouent la carte de l’exagération à fond avec des dialogues absurdes et hilarants, un montage copié sur BAD BOYS et ça donne mal à la tête. Tout est exagéré, et c’est la méthode me direz-vous, mais c’est à se pisser dessus. Les acteurs sont vraiment excellents, la mise en scène est performante et juste. On regrettera la longueur du film. On pouvait largement ôter 15 bonnes minutes pour concentrer encore le tout et atteindre des sommets de l’absurde. Enfin, si vous voulez vous marrer tout en voyant de l’action qui déchire (ah les courses poursuites et la scène de flingage à la fin !) n’hésitez plus : HOT FUZZ !

mystere_6_7_8   mystere_9   mystere_10

MYSTERE épisodes 6 à 12

Je vous l’avais dit que j’irai jusqu’au bout. J’aurais dû m’abstenir. On a toujours un goût amer à avoir perdu autant de temps devant une connerie pareille. Car aucune amélioration à l’horizon, bien au contraire. Bon OK, cette fois les ET on les a. Mais ça traîne sur des sujets bidons qui se répètent à longueur d’épisodes. Parfois on se croirait dans ces émissions de rediffs du vendredi soir. Les acteurs sont toujours aussi mauvais. Le méchant est vraiment méchant et se force pour le faire croire, mais on se met à se bidonner. On ne croit pas une seconde à ce qui se passe. Et on remercie presque les effets spéciaux de venir au dernier épisode pour nous dire « Si, si, c’est de la SF quelque part ». Enfin, c’est surtout une bonne grosse daube. Et dire que j’avais dit qu’on ne m’y reprendrait plus. Ah que je suis faible !

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jeudi 16 août 2007

ET VOILA !

endC'est terminé pour les récits de vacances. Désormais, retour à la réalité avec petits rappels de ce que vous pouvez voir sur le net atcuellement :

Interview chez Phenix Web

Projet X, le court métrage de la mort qui tue

ENJOY !

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CARNET DE VACANCES – JEUDI 9 AOUT

GwennhaDuPremier jet de JOCELIN, RÊVE ENCORE ! (Titre provisoire bien sûr de l’album pour enfant) terminé. Près de 26 000 signes qui vont se voir tranchés dans le vif car tout cela est bien trop long. Mais en premier lieu il va falloir réécrire l’ensemble car entre un début ressemblant à un  conte, un milieu partant dans une discussion politico-sociétale (toutes proportions gardées) et une fin un peu trop résumée, je dois trouver un ton cohérent. Je ne suis pas mécontent de la tournure qu’a prise l’histoire. J’ai en effet tenu compte des remarques de l’illustrateur afin de donner un peu de punch à la fuite, et j’ai aussi modifié des éléments par rapport à mon synopsis de départ.

Eliminer, trancher, modifier, tordre, recréer, toujours le même schéma dans la composition de ces histoires finalement. Quelle qu’en soit la forme, le fond du travail reste le même. Il est certain que c’est bien plus excitant lorsqu’on est content déjà du premier jet. Et c’est le cas pour cette histoire. Mais cela n’est que mon humble avis.

Sinon, avant-dernier jour dans la Bretagne sous le soleil, contrairement aux prévisions météo mais aussi aux réalités du terrain hexagonal. Ah, je rigole ! Alors derniers plongeon en eau froide, dernières bronzettes, dernières pages pleines de sable, derniers marchés nocturnes artisanaux, derniers restaus, dernières crêpes, derniers mots tapés sur l’ordi sous l’avancée de bois face au petit terrain verdoyant au milieu duquel trône la voiture de location (je dois récupérer la mienne lundi prochain). Alors ça sent la fin, mais ce fut bon.

ENJOY !

LU

IMG_2994L’APPEL DU BARGE par Lalie Walker

Le Poulpe est de retour chez Baleine. Même format, même maquette, mêmes couvertures. L’ambiance de l’enquête reste fidèle à l’esprit décalé du personnage. Mais dans cette nouvelle aventure, l’octopode me paraît bien perturbé. Il a du mal à nous arracher le sourire, même narquois et noir, comme on les dégustait auparavant. Certes, j’avais abandonné le navire poulpien depuis quelques temps car les productions avaient tendance à voir leur niveau baisser. J’ai d’ailleurs dû louper quelques perles dans le lot. Mais je m’attendais à prendre plus de plaisir à retrouver le côté nonchalant de la bête aux grands bras. Là, j’ai un peu lutté pour rentrer dans l’histoire et celle-ci m’a paru largué en trois coups de cuillères à pots. Un défaut que j’avais déjà relevé par le passé. Alors je reste donc mi-figue, mi-raisin en refermant ces 180 pages. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir une envie de lire les autres romans de Lalie Walker car l’écriture est assez sympa. A voir donc.

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CARNET DE VACANCES – LUNDI 6 AOUT

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Je ne peux m’empêcher chaque année de faire mon petit pèlerinage aux alignements de Carnac. Je disais que je devais éviter de me plonger dans d’autres idées avant d’avoir terminé le roman de SF mais être ici et ne pas jeter un œil aux menhirs, c’est un crime ! Je me dis que je dois être dingue d’aller voir s’ils ont évolué, bougé peut-être, alors que ces pierres sont là depuis des milliers (millions ?) d’années et que l’on ne sait toujours pas comment les hommes (ou d’autres ?) ont pu les aligner ainsi et surtout pour quelles obscures raisons.

Mais je suis obligé d’y passer. Et l’air de rien, je n’ai pas eu tort cette année. Pour le polar autour de la Bretagne dont j’avais eu l’idée en visitant justement certains alignements, pas les plus connus, ceux du Ménec, mais ceux de Kermario qui arrivent en second sur la liste, je m’étais inspiré de faits se passant autour de la construction d’un bâtiment par les Musées Nationaux et surtout de la guerre menée par des bretons du cru qui râlaient contre l’encerclements par des barrières vertes de leurs menhirs adorés. Les résistants avaient même organisé un fest-noz très militant sur un terrain que l’on allait probablement leur confisquer. Aujourd’hui, le terrain n’a pas bougé, les résistants sont toujours là, ils ont même enlevé les panneaux explicatifs de leur lutte, et surtout le bâtiment des Musées Nationaux (ou autre appellation officielle avec du Patrimoine dedans) a disparu. J’étais pourtant persuadé d’être entré mais là j’ai un gros doute.

A la limite, qu’il ait existé ou pas, cela m’est complètement égal. Ca m’arrange même quelque part. Je vais pouvoir complètement délirer sur ce bâtiment sans prendre de risque avec la réalité. Il était (et est toujours) le point de départ de mon intrigue, disons le nœud qui allait mettre en présence les protagonistes et les opposer. Mais le principal est autre part, donc pas de souci. La réalité s’est transformée pour me faire plaisir et me faciliter les choses. Ca fait du bien !

Des amis habitants en région parisienne nous ont appelés et ont été obligé de nous avouer qu’il faisait un temps immonde. Rien d’anormal pour la RP. Mais quand on vous dit cela de l’Ariège, alors là je rigole ! Parce qu’ici, près de notre océan fougueux, le soleil est bien présent. Il est même, à 15h34 sur l’ordi, écrasant. Vive le petit vent agréable qui vous soulève la chemise et vous aère les aisselles !

Alors, sous ce beau temps, je m’en vais abandonner un peu ma SF (j’ai atteint la barre des 50 000 signes. Cela a-t-il une signification quelconque ? Peu importe en fait.) pour avancer sur un album jeunesse et un peu plus tard, direction la plage !

C’est épuisant les vacances ! (Je me répète peut-être ? ;-))

ENJOY !

LU

serment_des_limbesLE SERMENT DES LIMBES de Jean-Christophe Grangé

Me voilà partagé sur ce bouquin. L’histoire est imposante (aussi en nombre de pages) et m’a balancé dans divers coin de l’Europe avec talent. Le dépaysement est assuré. L’écriture de Grangé sur ce roman m’a paru plus alambiqué, parfois, que dans ses autres livres. J’ai eu l’impression qu’il voulait tellement nous faire ressentir les choses qu’il en mettait des tartines un peu étouffantes. Le voyage dans le doute du héros et dans l’écroulement de ses convictions profondes est très étudié et très pointu d’un point de vue eschatologique. De là à ce que Grangé se soit posé des questions sur sa propre foi… Ce qui donne un ensemble très bavard à certains moments avec des redites constantes nous rappelant les points forts de l’histoire. Il est vrai que sur 650 pages, les rappels ne sont pas inutiles, mais ils m’ont paru être parfois un peu trop longs ou appuyés. C’est étrange, j’étais dedans et je voulais absolument connaître la suite, donc le but de l’auteur est atteint. Mais j’en ressors un peu frustré. Je ne saurais pas expliquer pourquoi exactement, ce qui est gênant d’ailleurs, mais j’ai fermé le bouquin sans être ni heureux, ni malheureux de le faire. Pas d’indifférence car me reste dans la tête le déroulement de l’affaire et les questions idéologiques posées, mais une sorte de flottement. Aurais-je atteint les limbes ? Ce livre est un bon thriller qui change du tout allant aujourd’hui tout de même. Et pour ça, chapeau.

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