OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

lundi 17 décembre 2007

LA TETE DANS LES CARTONS

bougre_de_cartons_aneriesSi vous croyez encore aux bienfaits de la vie de bohème sur votre écriture, vous vous foutez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Ah on aime encore cette belle image d'Epinal de l'écrivain torturé et mourant de faim, à la recherche de ses subsides en se saignant le cerveau. Car oui, la faim, la maladie et la peine lui permettront d'atteindre un Nirvana littéraire qui l'amènera à la gloire. Vous rigolez mais on m'avait déjà sorti cette connerie comme quoi lorsque l'on avait faim on écrivait avec ses tripes. Ben non, quand on a faim on écrit avec des crampes à l'estomac et on peut aussi avoir tendance à écrire n'importe quoi et espérer que ça se vende parce qu'on a envie de bouffer.

Alors je ne suis pas proche de l'inanition mais quand on déménage, c'est ma dèche dans l'organisation de la vie. Surtout quand on bosse en même temps. Il faut assurer le boulot, la famille et les cartons. Et ces pervers-là ont tendance à se démultiplier. Ainsi que les petites affaires dont vous ne vous servez pas mais qui existent bel et bien et qu'il faut emballer parce qu'on ne sait jamais. Alors on scotche, on emballe, on re-scotche, et ça recommence. Et où était le vide, les cartons apparaissent, plus agressifs à chaque fois.

Mais le pire c'est d'avoir encore quelques jours à passer sans ses affaires. Il faut que tout soit emballé, car impossible d'embarquer d'autres cartons après le déménagement, la voiture est trop petite. Et puis avec 800 bornes à faire, laissez tomber les idées d'aller-retour inopiné. Quand c'est fermé, c'est fermé ! Alors, on empaquette tout. Et il faut juste espérer que l'on aura aucun besoin de ce qui se trouve dans un des 150 cartons empilés un peu partout dans votre futur-ex maison.

En même temps, vu ce qui m'attend après (en dehors du déballage de ces fameux cartons) je ne vais pas me plaindre car quelque chose me dit que pour le coup je suis chanceux. Je pourrais entraîner ma mèche aux vents littéraires du sud-ouest et apprécier la vie de bohème dans mon nouveau bureau ;-)

ENJOY !

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dimanche 9 décembre 2007

LONG OU COURT ? TOUJOURS SERRE !

Cappucino_e_cafetierOn se pose souvent la question lorsqu’on commence à écrire de savoir s’il faut commencer par du court ou par du long. Brut de pomme, un roman, c’est long, c’est dur, ça demande du boulot et on risque de ne pas réussir à en voir le bout. On se dit alors que l’on va débuter par une nouvelle, on en verra plus vite le résultat. Mais lorsqu’on s’attaque en profondeur au problème, on s’aperçoit que la nouvelle pose des problèmes importants et parfois insurmontables. Oui, c’est court, mais dans cette étroitesse, il faut bien mettre en place les personnages. Et puis son histoire, peut-on vraiment se mettre à tout dire ? Non, dans une nouvelle, il faut aller droit au but. C’est donc une autre technique que le roman. D’accord, il faut se presser mais si on n’a pas le temps de raconter, d’installer le décor, comment les lecteurs vont-ils comprendre où l’on veut en venir ? Ah, voilà les premières interrogations alors qu’on n’a pas encore inscrit le moindre mot.

Finalement, les difficultés ne semblent pas si différentes entre roman et nouvelle.

En BD, on rencontre le même problème. Se lancer dans une série de 3 albums ou réfléchir à une histoire en 6 pages, aboutit aux mêmes difficultés. On peut même souvent se trouver face à plus de problèmes que de solutions. 6 pages, c’est court. Qu’est-ce qu’on peut dire en 6 pages ? Pas de phase d’exposition, ou plutôt une seule case ou 2, pas plus. Il va falloir être clair, précis, viser le fondamental, l’utile, l’indispensable et jeter tout de qui dépasse à la poubelle. Ben l’air de rien, ce n’est pas simple du tout. Car dans la série, vous allez vous prendre quelques séquences tranquilles pour donner vie à l’ensemble, installer un suspense, développer les aspects profonds de vos personnages… Mais en 6 pages les enfants, vous faites quoi ?

Ah quel dilemme !

Serrer, tailler à la serpe, être efficace, aller droit au but…Tout en faisant rêver, réfléchir… Putain quel métier !

ENJOY !

LU

david_klass_feu_sacre_terre_2356369_75[MU] LE FEU SACRE DE LA TERRE

Je suis toujours très méfiant des grosses machines lancées à grand renfort de pub et surtout avec un conseil avisé du président de Greenpeace nous exhortant à adorer ce bouquin et même à l’enseigner. Bon, l’aimer, OK. L’enseigner, c’est un peu exagéré. Car oui, ce bouquin est vraiment prenant. Déjà de par son style à la première personne utilisant des phrases nominales à gogo mais toujours à bon escient. Un style qui donne du rythme et surtout une vraie voix au narrateur/héros. Celui-ci d’ailleurs qui ne paraît être que le banal lycéen américain mais qui se révèle comme le prince de quelque chose, mais surtout comme le seul sauveur de la planète. Car oui, c’est un livre écolo que vous tenez entre les mains. Et il faut l’avouer, un passage particulièrement vous fait vous remettre en question quant à vos habitudes alimentaires et tout simplement votre positionnement par rapport à la planète. Dis comme ça, ça fait donneur de leçon, mais je vous assure qu’un sursaut de conscience environnemental s’empare de vous à la lecture de certains passages de ce bouquin. Pour le reste, c’est rythmé, ça carbure pas mal même si certains passages auraient pu passer à la trappe, et le tout donne un bon page-turner. Bon, après c’est sur 3 tomes. Est-ce que ça tiendra ses promesses et la route ? A lire…

VU

Reporters1REPORTERS

Voilà exactement ce que je pouvais attendre d’une série française. Cette incursion dans le milieu de la presse et de la télévision au travers de plusieurs personnages de journalistes est une superbe plongée en eaux troubles. D’une part les personnages sont vraiment bien dessinés, quelques clichés peut-être par-ci par-là, et possèdent tous une véritable présence, servie d’autant plus par des acteurs vraiment excellent (l’opposé total des nullités de la Une). D’autre part, le scénario visite les arcanes du pouvoir et les relations sucrées-salées entre le pouvoir et le quatrième pouvoir justement. Mais aussi entre journalistes. On observe le côté sans pitié de la profession où bine trop souvent l’orgueil passe au dessus de l’humain. Plusieurs arcs narratifs ont été choisis avec intelligence et sont véritablement prenant. On est à la fois dans le politique, dans la magouille internationale, dans le purin du pouvoir mais aussi dans le quotidien des faits divers. Alors oui, c’est une bonne série, et française en plus. Je regrette simplement que la saison 1 ne soit composée que de 8 épisodes. Mais un jour viendra…

Posté par mikeespinosa à 23:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 6 décembre 2007

SALON DE THE

salon_livres_enfants_2007_enfantsFinalement, comme chaque année, j’ai été faire ma petite visite au salon du livre jeunesse de Montreuil. Cette fois, ce fut dimanche après-midi. Le moment pour voir quelques copains (Christophe, Denis, Erik, Xavier), rencontrer d’autres auteurs que je n’avais eu que via les mails (Jean M., Eric S., Johan H.) et tourner au milieu des stands. Pourquoi ? Pour m’apercevoir encore une fois que les livres sont légion, que a bataille est rude, que la place sera dure à conquérir. Mais Denis m’ayant présenté la directrice de chez Syros, je garde espoir et ça m’a redonné la pêche pour poursuivre les aventures de ma Diane (pas la bagnole !). Pour le reste aussi d’ailleurs, car qui ne tente rien n’a rien ou plutôt comme disent les anglais Who Dares Wins !

Un constat en revanche, hors salon : je viens de mettre ce mot sur ce blog mais il est plein de vide en fait. C’était histoire de dire que je n’étais pas mort ;-)

ENJOY !

Posté par mikeespinosa à 06:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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