OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

dimanche 6 janvier 2008

JEUDI 3 JANVIER 2008 – UN RYTHME D’ENFER !

jeudi_3Le soleil, c’est beau. La nature c’est beau aussi. Mais quand on vit dans ces paysages magnifiques, la vie ne s’arrête pas de tourner. Il faut donc subvenir à ses besoins (oui, tous !). Et il faut donc participer activement à la société qui nous entoure, utiliser son pouvoir d’achat à bon escient, travailler (41 et demi ai-je appris de matin, Bonne année !). Vivre tout simplement.

Mais dans ces contrées ensoleillées et calmes, le rythme de vie n’est pas tout à fait le même. Vous croyiez qu’il s’agissait d’une légende ? Je vous certifie que non ! Lorsque vous passez certaines frontières départementales, les montres ralentissent inexorablement. Si, si, vérifiez, c’est un constat. Fou, je vous l’accorde mais c’est un fait.

Déjà, oubliez les horaires parisiens qui, il est vrai, sont devenus des chaînes esclavagistes. Ici, c’est du 8h30-12h et du 14h-19h (pour la fermeture, c’est au mieux, car on penche plus vers le 17h pour les instances publiques et 18h pour pas mal d’autres commerçants). Alors il faut s’adapter.

Le mieux, ce sont les vacances. Le commerce et les commerçants se plaignent assez souvent du manque de rendement de leurs échoppes, de la morosité de l’acheteur qui n’ouvre plus son porte-monnaie avec le sourire. Mais là, les magasins sont presque tous en vacances durant les fêtes. Ok, ce sont les fêtes, mais il me semblait que le chiffre d’affaire aimait cette période bénie. Pas ici ! Ici, c’est une autre planète.

Ca fait critique et désespéré, lu comme ça, mais finalement c’est une façon de vivre. Et l’avenir me dira si c’est la bonne. J’ai ma petite idée déjà là-dessus. A quoi cela sert-il de se flinguer au boulot, vous en aurez pour 41 ans et demi désormais (ah le progrès, c’est beau !). Alors autant que ce soit à petite vitesse, dans la bonne humeur, en évitant les prises de têtes.

Et le pognon me direz-vous ? A quoi il te servira avec ton ulcère ? Et quand tu seras mort ?

Le bonheur est dans le pré.

Et si pour les citadins pur jus, nature et campagne sont synonymes d’emmerdements et d’enfer, c’est qu’ils ont les yeux trop fermés d’abrutissement de leurs journées de boulots de fou. Allez les gars, courage, encore 41 ans et demi !

ENJOY !

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LUNDI 31 DECEMBRE 2007

lundi_31Je savais qu’un déménagement confinait aux emmerdes les plus improbables. Quelque part nous avons eu de la chance. Les meubles ont été embarqués sans trop de problèmes, ils sont surtout tous arrivés (y compris des choses qu’on ne voulait pas emporter). Et sur place nous avons eu de l’aide, de telle façon qu’en quatre jours, nous nous sommes retrouvés installés comme des pachas. Le salon est superbe avec déjà ses beaux rideaux blancs qui donnent un cachet très smart. Mais surtout, mon bureau est en place. J’ai du acquérir cinq bibliothèques (modèle le plus simple de chez BUT, mais résistant tout de même) pour poser tous mes bouquins et autres bêtises à la fois pédago (mais elles sont en stand-by), mais aussi en ce qui concerne mon futur métier de dans une semaine et pour un CDD de 8 mois avec doit faire ses preuves durant la durée du stage. Bref, tout est en place.

Enfin presque…

Car déménager est un grand voyage au pays de Kafka. Surtout en ce qui concerne les merveilles de la vie moderne.

Commençons par le téléphone et Internet. Venir en province ne me dérangeait pas mais il fallait que j’aie accès au deuxième monde pour joindre la planète entière et surtout pouvoir communiquer avec le tout venant germano-pratin (enfin, c’est l’espoir qui fait survivre). Vous me croirez ou non (mais je crois que vous me croirez) mais c’est un bordel monstre. J’ai malheureusement fait l’erreur de vouloir changer d’opérateur et passer chez France Telecom qui s’est empressé de me mettre en place une ligne Internet, enfin presque. Puis après réflexion d’une nuit et comparaison de prix, je me suis dit que mon idée n’était pas aussi bonne ça. Et grâce à la loi SRU de rétractation, je me suis…rétracté ! Ouh là ! Que n’avais-je pas commis comme faute de lèse majesté ! Tout d’abord un gentil opérateur me dit que tout va se passer au mieux et que j’aurais ma ligne téléphonique dans les 72 heures, il y a de ça… 10 jours ! Bon, n’ayant pas de téléphone fixe, je grille mon forfait portable à rappeler France Télécom. Grand Dieu ! Mon dossier n’a pas avancé d’un pouce (nous étions jeudi 27 décembre) mais tout sera bon samedi. Ce matin (lundi, donc) toujours rien. Nouvel appel au 10 14, gratuit…Quand on a une ligne France Télécom ;-) Et là j’apprends par un gentil opérateur que nous sommes en pleine fêtes de fin d’année (sans blague !) et que je vais devoir attendre 2 à 3 semaines pour avoir ma ligne.

Ok, je l’ai bien cherché, j’ai déménagé. Alors quand on ajoute le temps de connexion à une ligne Internet, je ne sais pas quand je serai en ligne sur la toile.

D’où ce petit mot qui est publié en différé.

Venons-en au satellite : le néant. J’ai la parabole, l’angle, le décodeur, les fils et…rien du tout ! Pas l’ombre d’un petit signal. Pas grave, je vais appeler Canalsat. Arrgghhhh, mais je n’ai pas de téléphone ! (vous saisissez le côté Kafka là ?)

Bon, tout cela ne sont que problèmes de riche (enfin on dirait comme ça, mais en fait…).

Car je viens d’allumer la radio et d’entendre les infos. Au Niger, les tueurs aux bérets verts enfilent un béret bleu pour faire croire qu’ils sont devenus gentils avec le Darfour. Au Kenya, ils ont décidé de se flinguer les uns les autres, de détruire les maisons et les commerces, pour fêter le renouveau de la démocratie. Une loi vient de passer obligeant les fournisseurs d’accès téléphonique et Internet à conserver 6 mois les conversations téléphoniques et les mails de leurs clients. Et on continue de foutre dehors des types qui risquent leur peau dans leur pays d’origine. Il fait toujours aussi froid pour les SDF. La franchise médicale, c’est pour demain (littéralement). Sans parler de toutes les augmentations annoncées.

Alors mes petits problèmes de téléphone et de satellite…

ENJOY !

LU

Un déménagement ça fatigue. Et le soir, quand on se couche, même ne grand fanatique que je suis de la lecture,les yeux sont les plus forts et tombent inexorablement. Les lâcheurs ! Pas plus de 2 ou 3 pages. Donc, rien de terminé ces derniers temps.

VU

saw_IIISAW III

Je me demande encore pourquoi je m’inflige ce genre de film. D’accord, il y a un petit message sur la Rédemption, sur la capacité de se pardonner soi-même et de pardonner aux autres (hyper biblique comme truc), mais franchement, si c’est pas de la torture pour voyeur ! J’ai pourtant regardé jusqu’au bout, histoire de savoir quelle sera la limite du réalisateur et des scénaristes. Ben là encore, ils mettent le paquet dans le dégueu et le désespéré. Si vous cherchiez une petite note d’espoir pour cette fin d’année, évitez ce film, c’est tuant.

ENTENDU

Là encore, rien de particulier. Juste une nouvelle oreille sur d’anciens CD. Certains qui dégagent les cages à miel (Dry Kill Logic, Machine Head, Black Label Society…) et d’autres qui rappellent des images qui tuent (Kingdom Of Heaven, Aeon Flux, The Sentinel…)

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mercredi 2 janvier 2008

BONNE ANNEE 2008

09Il faut bien suivre la tradition. Alors comme j'ai la chance d'être connecté aujourd'hui avant de pouvoir récupérer ma propre connexion au Net avant je ne sais combien de temps (le joies de la toile !), voilà un bisou de ma part et surtout une petite carte qui vous situe le nouveau département où je me suis exilé.

Ca paraît loin comme ça, mais il y fait beau (oui, même en plein hiver !) et c'est calme.

Mais vous en saurez plus dans les jours à venir (qui a dit semaines ? Tout dépend de France Telecom ;-))

ENJOY !

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lundi 17 décembre 2007

LA TETE DANS LES CARTONS

bougre_de_cartons_aneriesSi vous croyez encore aux bienfaits de la vie de bohème sur votre écriture, vous vous foutez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Ah on aime encore cette belle image d'Epinal de l'écrivain torturé et mourant de faim, à la recherche de ses subsides en se saignant le cerveau. Car oui, la faim, la maladie et la peine lui permettront d'atteindre un Nirvana littéraire qui l'amènera à la gloire. Vous rigolez mais on m'avait déjà sorti cette connerie comme quoi lorsque l'on avait faim on écrivait avec ses tripes. Ben non, quand on a faim on écrit avec des crampes à l'estomac et on peut aussi avoir tendance à écrire n'importe quoi et espérer que ça se vende parce qu'on a envie de bouffer.

Alors je ne suis pas proche de l'inanition mais quand on déménage, c'est ma dèche dans l'organisation de la vie. Surtout quand on bosse en même temps. Il faut assurer le boulot, la famille et les cartons. Et ces pervers-là ont tendance à se démultiplier. Ainsi que les petites affaires dont vous ne vous servez pas mais qui existent bel et bien et qu'il faut emballer parce qu'on ne sait jamais. Alors on scotche, on emballe, on re-scotche, et ça recommence. Et où était le vide, les cartons apparaissent, plus agressifs à chaque fois.

Mais le pire c'est d'avoir encore quelques jours à passer sans ses affaires. Il faut que tout soit emballé, car impossible d'embarquer d'autres cartons après le déménagement, la voiture est trop petite. Et puis avec 800 bornes à faire, laissez tomber les idées d'aller-retour inopiné. Quand c'est fermé, c'est fermé ! Alors, on empaquette tout. Et il faut juste espérer que l'on aura aucun besoin de ce qui se trouve dans un des 150 cartons empilés un peu partout dans votre futur-ex maison.

En même temps, vu ce qui m'attend après (en dehors du déballage de ces fameux cartons) je ne vais pas me plaindre car quelque chose me dit que pour le coup je suis chanceux. Je pourrais entraîner ma mèche aux vents littéraires du sud-ouest et apprécier la vie de bohème dans mon nouveau bureau ;-)

ENJOY !

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dimanche 9 décembre 2007

LONG OU COURT ? TOUJOURS SERRE !

Cappucino_e_cafetierOn se pose souvent la question lorsqu’on commence à écrire de savoir s’il faut commencer par du court ou par du long. Brut de pomme, un roman, c’est long, c’est dur, ça demande du boulot et on risque de ne pas réussir à en voir le bout. On se dit alors que l’on va débuter par une nouvelle, on en verra plus vite le résultat. Mais lorsqu’on s’attaque en profondeur au problème, on s’aperçoit que la nouvelle pose des problèmes importants et parfois insurmontables. Oui, c’est court, mais dans cette étroitesse, il faut bien mettre en place les personnages. Et puis son histoire, peut-on vraiment se mettre à tout dire ? Non, dans une nouvelle, il faut aller droit au but. C’est donc une autre technique que le roman. D’accord, il faut se presser mais si on n’a pas le temps de raconter, d’installer le décor, comment les lecteurs vont-ils comprendre où l’on veut en venir ? Ah, voilà les premières interrogations alors qu’on n’a pas encore inscrit le moindre mot.

Finalement, les difficultés ne semblent pas si différentes entre roman et nouvelle.

En BD, on rencontre le même problème. Se lancer dans une série de 3 albums ou réfléchir à une histoire en 6 pages, aboutit aux mêmes difficultés. On peut même souvent se trouver face à plus de problèmes que de solutions. 6 pages, c’est court. Qu’est-ce qu’on peut dire en 6 pages ? Pas de phase d’exposition, ou plutôt une seule case ou 2, pas plus. Il va falloir être clair, précis, viser le fondamental, l’utile, l’indispensable et jeter tout de qui dépasse à la poubelle. Ben l’air de rien, ce n’est pas simple du tout. Car dans la série, vous allez vous prendre quelques séquences tranquilles pour donner vie à l’ensemble, installer un suspense, développer les aspects profonds de vos personnages… Mais en 6 pages les enfants, vous faites quoi ?

Ah quel dilemme !

Serrer, tailler à la serpe, être efficace, aller droit au but…Tout en faisant rêver, réfléchir… Putain quel métier !

ENJOY !

LU

david_klass_feu_sacre_terre_2356369_75[MU] LE FEU SACRE DE LA TERRE

Je suis toujours très méfiant des grosses machines lancées à grand renfort de pub et surtout avec un conseil avisé du président de Greenpeace nous exhortant à adorer ce bouquin et même à l’enseigner. Bon, l’aimer, OK. L’enseigner, c’est un peu exagéré. Car oui, ce bouquin est vraiment prenant. Déjà de par son style à la première personne utilisant des phrases nominales à gogo mais toujours à bon escient. Un style qui donne du rythme et surtout une vraie voix au narrateur/héros. Celui-ci d’ailleurs qui ne paraît être que le banal lycéen américain mais qui se révèle comme le prince de quelque chose, mais surtout comme le seul sauveur de la planète. Car oui, c’est un livre écolo que vous tenez entre les mains. Et il faut l’avouer, un passage particulièrement vous fait vous remettre en question quant à vos habitudes alimentaires et tout simplement votre positionnement par rapport à la planète. Dis comme ça, ça fait donneur de leçon, mais je vous assure qu’un sursaut de conscience environnemental s’empare de vous à la lecture de certains passages de ce bouquin. Pour le reste, c’est rythmé, ça carbure pas mal même si certains passages auraient pu passer à la trappe, et le tout donne un bon page-turner. Bon, après c’est sur 3 tomes. Est-ce que ça tiendra ses promesses et la route ? A lire…

VU

Reporters1REPORTERS

Voilà exactement ce que je pouvais attendre d’une série française. Cette incursion dans le milieu de la presse et de la télévision au travers de plusieurs personnages de journalistes est une superbe plongée en eaux troubles. D’une part les personnages sont vraiment bien dessinés, quelques clichés peut-être par-ci par-là, et possèdent tous une véritable présence, servie d’autant plus par des acteurs vraiment excellent (l’opposé total des nullités de la Une). D’autre part, le scénario visite les arcanes du pouvoir et les relations sucrées-salées entre le pouvoir et le quatrième pouvoir justement. Mais aussi entre journalistes. On observe le côté sans pitié de la profession où bine trop souvent l’orgueil passe au dessus de l’humain. Plusieurs arcs narratifs ont été choisis avec intelligence et sont véritablement prenant. On est à la fois dans le politique, dans la magouille internationale, dans le purin du pouvoir mais aussi dans le quotidien des faits divers. Alors oui, c’est une bonne série, et française en plus. Je regrette simplement que la saison 1 ne soit composée que de 8 épisodes. Mais un jour viendra…

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jeudi 6 décembre 2007

SALON DE THE

salon_livres_enfants_2007_enfantsFinalement, comme chaque année, j’ai été faire ma petite visite au salon du livre jeunesse de Montreuil. Cette fois, ce fut dimanche après-midi. Le moment pour voir quelques copains (Christophe, Denis, Erik, Xavier), rencontrer d’autres auteurs que je n’avais eu que via les mails (Jean M., Eric S., Johan H.) et tourner au milieu des stands. Pourquoi ? Pour m’apercevoir encore une fois que les livres sont légion, que a bataille est rude, que la place sera dure à conquérir. Mais Denis m’ayant présenté la directrice de chez Syros, je garde espoir et ça m’a redonné la pêche pour poursuivre les aventures de ma Diane (pas la bagnole !). Pour le reste aussi d’ailleurs, car qui ne tente rien n’a rien ou plutôt comme disent les anglais Who Dares Wins !

Un constat en revanche, hors salon : je viens de mettre ce mot sur ce blog mais il est plein de vide en fait. C’était histoire de dire que je n’étais pas mort ;-)

ENJOY !

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dimanche 25 novembre 2007

AU PANTHEON !

pantheon_light_r2_c1LE VILLAGE AUX SEPT CERCUEILS connaît son heure de gloire.

Il est en effet sélectionné pour le rallye-lecture organisé par le collège Pierre et Marie Curie à Villiers sur Marne (Val de Marne). Il est en passe donc de contaminer des esprits fragiles et parasités par la télévision. Il est même possible que je vienne rencontrer ces lecteurs, mais rien n'est encore fait. En tout cas, il est plaisant de pouvoir intégrer ce genre de projet qui derrière des buts pédagogiques et éducatifs prône avant tout le plaisir de la lecture.

Un grand merci à Elodie Agin qui a permis la chose.

ENJOY !

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vendredi 23 novembre 2007

COMPRESSION

compressionVoyageant en ce moment au pays des petits Z’enfants, j’ai terminé 2 textes.

Un très court (2000 signes) pour les tout-petits qui est un mélange de comptine, fable et souvenir. La rédaction, même pour si peu de mots, ne fut pas simple du tout. Il faut raconter quelque chose, sans que ce soit trop compliqué, ni trop long, tout en ayant une certaine portée pour les enfants. De plus, il ne suffit pas que ce soit un texte lu, mais lu à voix haute. Il faut donc tenter de faire sonner les mots pour que la prononciation soit aisée. Bon, c’est aussi un bon test sur les autres textes que de les confronter à la lecture à voix haute, mais c’est différent dans le but final. A cela ajoutez du vocabulaire fouillé sans trop quand même et vous avez une mixture pas simple du tout. M’en suis-je sorti ? Bonne question. A suivre…

L’autre est adressé à un magazine de filles. J’ai tenté de prendre le contre-pied de ce qu’il publiait habituellement : le héros est un garçon ! Bon, c’est vrai, je n’ai pas inventé le texte mais j’ai compressé un texte que j’avais sous la main. Le sujet me paraissait coller à merveille avec les thèmes et le ton du magazine. Mais compresser un texte en le faisant passer de 80 000 à 30 000 signes, tout en en conservant la substantifique mœlle, ce n’est pas simple. C’est un exercice intéressant lorsqu’on se donne comme objectif de se débarrasser de tout ce qui serait inutile à première vue. Evidemment, de telles coupes sombres font disparaître des passages entiers et des sujets parfois. Mais étaient-ils vraiment utiles ? En tout cas pas pour le résultat de la compression. J’ai gardé la version initiale de 80 000 signes car c’est une autre façon de raconter le même genre d’histoire. Mais là, finalement, après avoir charclé comme un fou, découpé, supprimé, tronçonné, transformé, je me dis que le résultat n’est peut-être pas si mal. La profondeur est différente mais je m’adresse à un public un peu plus jeune donc…

Que vaut vraiment le résultat ? Quelque part ce sont les éditeurs qui me le diront. Comme à chaque foi, il faut être clair, nous ne sommes que des attentistes face aux décideurs finaux. Croisons les doigts !

ENJOY !

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dimanche 18 novembre 2007

COME BACK !

pic13648_1Je ne vais pas en faire une couche sur mon retard abominable. J’avais la tête dans les cartons et l’esprit bien occupé vu la précipitation des derniers événements.

Aujourd’hui, j’y vois un peu plus clair (tout en sachant que c’est encore le rush jusqu’au déménagement) et j’ai donc pu reprendre mes activités diverses et variées. Je vais tenter (je tente beaucoup non ? Il paraît que c’est le métier qui veut ça ;-) ) de me recentrer dans ce blog sur le boulot à proprement parler, « les dessous du métier et les making-of » comme disait un lecteur du blog de Christophe. Mais d’abord un état des lieux. Que ceux qui s’inquiètent sur la masse de choses que j’ai lancées arrête de le faire, i faut savoir que beaucoup de projets prennent du temps et ne m’accaparent pas tout le temps, surtout ceux avec les dessinateurs puisqu’on joue au ping-pong et qu’actuellement j’ai fait le « ping » et j’attends quelques « pong ».

Côté roman :

L’esprit un peu trop vagabond pour me concentrer sur un truc assez long, j’ai laissé ma chère Diane au garage jusqu’au mois de janvier où je pourrais m’y attaquer avec plus de sérénité. En même temps, on ne sait jamais ce que réserve la vie, donc tout cela pourrait changer ;-) Sinon j’ai d’autres idées, ça c’est simple, et j’ai l’intention de réécrire des bouquins déjà écrit pour leur redonner une petite chance.

Côté album jeunesse :

Le design des personnages et de l’univers de Jocelin prend forme. Le travail de Jérémy Moncheaux est superbe. Je ne montre rien pour l’instant mais bientôt peut-être. Il faudra que je révise le texte là aussi.

Côté BD :

Les projets sont légion, j’ai lancé plein de dessinateurs sur pleins de projets. Certains projets ont leur scénario validé par les éditeurs mais les dessinateurs sont difficiles à trouver, quant aux autres, j’ai des dessinateurs mais les projets sont en gestation. Alors il y a un manga de sport sur le hockey avec un dessinateur motivé ; un manga plus romantique (si, si !) avec un dessinateur là aussi motivé mais les délais demandé par l’éditeur sont un peu serrés c’est donc à voir ; un manga de sport Nekketsu donc super délire avec un super dessinateur mais là encore il faut jongler entre les priorités des uns et des autres ; un dernier manga dans le style Shonen où nous montons les projet avec un dessinateur motivé aussi (tout le monde est motivé mais il faut savoir être patient) ; en franco-belge un dessinateur m’a contacté pour un manga au départ et je l’ai relancé sur divers synopsis et j’attends sa réponse ; un autre aimerait qu’on se lance dans l’univers de Judge Dredd et dans le style de Lanfeust ; et enfin en janvier je devrais me relancer avec Laurent Houssin sur une BD super délire mais s’il est toujours motivé. Oui, je sais ça fait du taf.

Côté petits z’enfants :

Cette année je me lance dans la rédaction de textes pour les petits. Dès lundi j’envoie déjà une histoire pour PETITES HISTOIRES POUR LES PETITS. Ce ne sont que 2000 signes mais ce n’est vraiment pas simple. On en reparlera. Je prépare aussi un texte pour un magazine adressé aux filles de 8/12 ans. Et je réfléchis à d’autres histoires pour d’autres tranches d’âge.

Voilà en gros ce qui avance, chacun à sa propre vitesse, toujours trop lentement à mon goût, mas c’est la dure loi du métier.

ENJOY !

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lundi 29 octobre 2007

CRITIQUE (S)

pile_de_livresVous pourrez dire que je crache dans la soupe mais à force de chroniquer des bouquins jeunesse (et autres d'ailleurs), il y a certaines choses qui sautent aux yeux.

Tout d'abord la surabondance (bon là si c'est pas cracher dans le potage !). Oui, on croule sous les titres. Pas que ce soit un mal, après tout ça fait plus de choix pour les lecteurs. Mais est-ce vraiment de nouveaux choix quand on observe la production ? On assiste surtout à une course à la copie. Qui osera me contredire lorsque je prétend que la course après Harry Potter en est toujours à son balbutiement ? Et la sortie du dernier (vraiment dernier pour le coup, à moins que...) ne peut que me conforter dans mes idées. Car oui, on nous pilonne avec des ersatz de cette histoire de garçon avec pouvoir magique et monstres à la clé. Ces bouquins sont maintenant légion et je ne crois pas vraiment que les lecteurs aient suffisamment de subsides pour se les acheter tous. Ce qui fait réellement moins de bouquins vendus par auteur.

L'auteur est donc heureux que le champ de publication s'élargisse (et le fait-il vraiment car les éditeurs préfèrent encore taper dans les valeurs dites sûres, donc anglo-saxonnes, ou allemandes dernièrement) mais il pleure quand il voit ses ventes réelles. Et pourtant son bouquin était bon, non ?

Là, le chroniqueur fait un peu la gueule. Il y a beaucoup de bonnes choses mais la crise du pavé est désormais réelle en jeunesse et ça devient gavant. Pas moins de 350/400 pages par bouquin pour avoir l'honneur d'être publié. Et parfois, ben c'est foutrement long car le récit sent l'étirage à gogo. Et c'est bien dommage que certaines histoires aient été castrées pour cause de calibrage stupide. Et inévitablement, ça donne ces derniers temps un goût amer de déception.

Bon, je mettrais ça aussi sur le compte de mes changements de cap ces derniers temps mais tout de même, cette maladie de la "tropdepagite aigüe" devient un peu gonflante. Il va falloir accepter aussi que de très bonnes histoires peuvent exister en 200 à 250 pages. Et j'ai une tendance à préférer sortir d'un bouquin en me disant que j'en aurais bien encore mangé un peu plutôt que d'avoir envie de vomir d'ennui.

Maintenant, en tant qu'auteur, la question se pose : pas assez de pages dit pas de publications ou alors direct en poche. Et si tu veux du grand format mon grand il va falloir cracher de la page.

Conclusion : écrit de bonnes histoires, fainéant !!

ENJOY !

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