OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

samedi 1 mars 2008

EN COUPLE OU CELIBATAIRE ?

chatsbisousEcrire est un acte solitaire (comme d’autres diront en chœur les esprits mal tournés… Comment ça, moi ? ;-) ).

C’est un véritable avantage : pas de patron sur le dos, on se fixe ses propres objectifs, on est indépendant.

C’est une véritable calamité : on pense être libre mais on dépend du bon vouloir des éditeurs en tous genres, on se dit qu’on arrivera jamais à boucler à temps et que l’on a pris du retard et que l’on rate le coche sur un truc et qu’on aimerait bien s’engager sur un nouveau projet mais il faut d’abord achever celui en route et si ça trouve l’occasion en or nous passe sous le nez, on est tout seul !

Ok, tout ceci a vraiment ses avantages. Si ça marche évidemment. Un des problèmes majeurs est justement d’être face à soi-même la plupart du temps. On couche les mots sur le papier, on invente des histoires, on donne vie à ses personnages, mais… Est-ce que c’est bien ? Est-ce que ça vaut le coup et le temps passé ? Est-ce qu’on écrit pas la prochaine daube du moment ? Et ça c’est si on est édité, car dans le cas contraire, on a l’impression d’aller dans le mur.

Alors pourquoi ne pas changer son stylo de main et entrer dans le concubinage artistique ?

La BD est une expérience très intéressante. Vous écrivez un scénario et vous tentez de collaborer avec un autre être humain : le dessinateur !

C’est un véritable avantage : quelqu’un lit directement ce que vous faites et peut vous faire des propositions, le travail avance plus vite car à deux les idées jaillissent deux fois plus, c’est gratifiant de voir ses créations prendre vie sur des planches.

C’est une véritable calamité : les retours sont parfois décevants car le dessinateur n’accroche finalement pas avec les essais que vous faites, l’alchimie ne prend pas et vous avez eu l’impression de vous voler du temps, le résultat n’est pas à la hauteur, en tout cas pas suffisamment pour qu’un éditeur soit intéressé.

Bigre, c’est compliqué la vie d’artiste !

J’ai donc décidé de prendre le meilleur de chaque partie.

J’écris mon roman tout seul (bon bientôt entre les mains de Mister D. qui lui va charcler à tour de bras mais c’est le jeu) avec mes idées qu’elles soient bonnes ou mauvaises mais mon univers qui avance à son rythme, sa manière, son style, et surtout que c’est moi tout seul qui l’ai fait !

J’écris des scénars de BD et je partage avec des dessinateurs talentueux et enthousiastes des moments d’échange pur jus qui donnent la pêche, même si des fois l’inspiration a du mal à émerger, ou en tout cas ne se libère pas de ses carcans formatés parfois (Big Up Emeric !).

Ainsi, j’ai espoir dans tout, je sens qu’il y a du potentiel partout, j’y crois à fond. Bon surtout quand il y a de bonnes pistes envisageables… Mais ceci sera une autre histoire, enfin je l’espère.

En  tout cas, je salue Christophe, Denis, Jérémy, Kao, Téo, Yves, Hosmane, Mohammed, Jean-Gaël, Cédric avec qui la machine avance, et Hervé, Laurent, Claire, Jean-François, Guillaume, Luan, Mush, Blue Nemesis, Maryan, Lee, Mathias, Franck, Gregory, et peut-être certains que j’oublie avec qui la machine a bien avancé mais s’est arrêté en route… Pour cette fois peut-être ?

ENJOY !

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vendredi 29 février 2008

DISPONIBILITE ET DEBOIRES

palmiers_20hamacLorsque j’ai eu la chance de pouvoir poser cette dispo pour me consacrer à l’écriture, j’ai sauté au plafond car m’était donné la chance de me focaliser sur ce travail difficile qu’est l’écriture.

Ce que les autres voient en revanche, c’est que je ne bosse pas. Ben oui, bosser chez soi c’est en fait ne pas bosser. Disons que les résultats n’étant pas au rendez-vous, il est encore plus compliqué de faire comprendre à l’entourage, quel qu’il soit, que, si, si, vous êtes en train de travailler quand même.

En fait, tout le monde pense que vous glandez et que vous êtes, comme le nom de disponibilité l’indique, disponible ! Donc, on vous dérange, on vous appelle, quelle que soit l’heure, après tout, vous ne foutez rien. Et puis, vous avez le temps pour faire ceci, cela sans parler de tout le reste.

Quelqu’un me demandait si j’étais aussi productif en étant chez moi que si je devais me rendre à un endroit pour y bosser. Sur le coup, j’avais dit oui, c’était au tout début. Maintenant, je me pose la question quelque part. Je commence à comprendre les dessinateurs qui se réunissent en studio dans un local où ils doivent se rendre tous les matins comme s’ils allaient à n’importe quel boulot. Car, eux, ils vont vraiment travailler !

Certes je ne vais pas chercher un local et me faire mon studio à moi tout seul, mais c’est parfois difficile de faire comprendre que non, je ne suis pas vacances !

Allez, c’est qu’une mauvaise passe !

ENJOY !

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mardi 26 février 2008

HELP !

oie_plateCeci ne m’est pas vraiment destiné (encore que si les éditeurs commençaient à me répondre, ça aiderait ;-) ) mais est un cri lancé à tous les auteurs en herbe et les autres.

Les plus avertis, ou ceux qui avaient creusé un peu le monde de l’édition et surtout de ses péripéties malheureuses, connaissent l’ex-CALCRE. Cette association loi 1901 créé par Roger Gaillard publiait la revue ECRIRE ET EDITER qui relatait toutes les méchancetés que le monde de l’édition pouvait faire subir aux auteurs en devenir. Mais surtout, elle publiait tous les 5 ans environ l’annuaire AUDACE, rien moins qu’un récapitulatif des éditeurs sur la place mais surtout avec des fiches détaillées sur leurs attentes, les possibilités d’être édité et aussi les pièges à éviter surtout venant des spécialistes du compte d’auteur.

Aujourd’hui, le CALCRE n’existe plus suite à une sordide affaire de sous qui donnent parfois envie de ne plus aider certaines personnes. Mais bon. Reste de ces bonnes âmes L’OIE PLATE, un éditeur indépendant qui publie des bouquins pour venir encore en aide aux auteurs. Toujours le fameux AUDACE (une vraie mine d’or mais le dernier date de 2005 et un serait éventuellement prévu en 2009 ou 2010), mais aussi les 150 QUESTIONS SUR L’EDITION (excellent) et d’autres ouvrages pour aborder le monde impitoyable de l’édition française avec quelques armes en mains.

Bon, c’est vrai que ça ne fait pas pondre le best-seller ou le livre du siècle mais techniquement, c’est intéressant.

En tout cas, L’OIE PLATE reste un des derniers remparts contre les arnaques mais leur avenir est assez incertain. Allez donc leur rendre visite, ça coûte rien et c’est vraiment instructif.

ENJOY !

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mercredi 20 février 2008

VIVE LES VACANCES !

t3Voilà une période bien trouble. Autant je pouvais l’apprécier à sa juste valeur lorsque je travaillais comme tout un chacun, suivant un calendrier précis, des horaires définis, une fatigue établie, et que je retrouverai avec bonheur en septembre 2008 (c’est marrant, là, de l’écrire, ça me fait flipper), autant en ces temps nouveaux pour moi de travailleur de l’écrit et de l’extrême c’est une période redoutable.

Pourquoi ? Mais, ignorants, quand vous avez un enfant de 6 ans qui a du peps à revendre, les vacances c’est mortel ! « Papa, on fait ci ! Papa, on fait ça ! Papa, t’arrête de te coller à ton ordinateur ! »

Bon, ben là, faut bien y aller, non ? Alors, on prend ses baskets, on se couvre parce qu’on est tout de même au mois de février même dans le sud de la France et on se promène avec le sourire. La balançoire nous casse les articulations du bras, le tourniquet donne envie de vomir, et la course n’est plus de votre âge (disons que quand on ne pratique plus trop, le manque de souffle vous rattrape à grands pas). Mais le môme, il en veut, et pas qu’un peu, le bougre !

On se décide à rentrer, à goûter un peu, puis à jouer à un jeu de société où les règles ne sont pas respectées par tous de la même façon, surtout en fonction de l’âge et de l’envie de gagner ou pas du petit être tout mignon qui vous fait face.

Ouf ! Elle (oui, c’est une fille) veut enfin regarder un peu la télé. La baby-sitter des parents, la magicienne du repos ou encore les muses pour les écrivaillons comme moi. Oh, pas muse de l’inspiration et mais la cousine de Chronos qui vous donne un peu de son temps.

Allez hop, sur l’ordi ! Deux petits histoires pour les petits (va savoir si je ne suis pas encore à côté de la plaque), un scénar de BD de 6 planches (là aussi, suis-je dans la course ?) et…

Trop tard ! « Papa, on fait ci…

ENJOY !

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vendredi 15 février 2008

AIR CAMPAGNARD

les_sonneursPeut-être ne m’étais-je jamais promené si tard dans la matinée dans le village, donc vers 10h, mais ce matin, je me suis cru un instant dans un épisode de BARNABY, série anglaise que les aficionados de la campagne meurtrière anglaise connaissent. C’est donc en remontant le chemin vers mon humble demeure, que j’ai entendu les cloches de la cathédrale sonner non pas les heures, leurs quarts ou leurs demies, mais plutôt interpréter une petite chansonnette. Pour tout vous dire, j’ai été intrigué quand elles ont commencé par monter et descendre les gammes. Avec des cloches, croyez-moi c’est étrange. Puis, après un petit échauffement, voilà qu’elles ont entamé des morceaux connus que j’ai entendu partout, et vous aussi d’ailleurs, et dont je suis incapable de vous donner le nom. C’est ainsi.

En tout cas, j’ai été bercé de ces sons de cloches avec bonheur tout au long de ma promenade.

Et arrivé à mi-chemin, voilà qu’un tracteur est sorti de son hangar, arborant fièrement sa robe verte et son écusson JOHN DEERE (les connaisseurs là encore s’y retrouveront).

Je jette alors un regard vers la flèche de la cathédrale pour voir un vol d’oiseaux en formation qui tournaient dans une danse étrange. Au bord de la route, sur le fil électrique, un rapace immobile attend le moment propice pour se jeter sur une proie dans le champ qui s’étend à perte de vue. Le soleil brille mais ne réchauffe pas encore l’air qui plafonne à moins de 10 degrés mais le ciel bleu est enchanteur.

Oui, vraiment, la campagne ça a du bon.

Mais cela n’empêche pas de se prendre des râteaux. Bam, une nouvelle histoire refusée par Histoires Pour les Petits. A priori, je tape encore à côté, ou plutôt je mélange les genres et je n’atteins pas le but. En tout cas, ils m’encouragent à poursuivre puisqu’ils me joignent la ligne éditoriale du magazine. Bon, ben yapuka !

Et la vie continue son bonhomme de chemin.

ENJOY !

VU

i_am_legendJE SUIS UNE LEGENDE

J’ai toujours des doutes lorsque je vais voir Will Smith dans un film dit sérieux, même s’il a déjà fait ses preuves à maintes reprises. Alors en plus dans le film tiré du livre de Richard Matheson, avec un sujet si casse-gueule, je me suis interrogé. Et bien l’essai est réussi ma foi. Déjà le film en lui-même est très bien rythmé avec une première partie soulignant l’aspect flippant de se retrouver seul au milieu d’un no-man’s land mortel. Et ensuite, quand le rodéo est lancé avec les créatures, waouh, on en prend plein la tête. Les monstres sont super efficaces, le Will Smith joue très bien son rôle, et la fin est un peu glamour mais bon (je ne me souviens plus de la fin du bouquin). En tout cas, voilà un bon divertissement avec du fond comme il faut. Je vais sûrement me répéter, mais franchement, pour le coup, ils font ça mieux que nous.

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mardi 12 février 2008

DESINVOLTURE !

respect2

C’est toujours flatteur d’être invité à une journée/salon pour présenter son travail d’auteur à des lecteurs avides d’en savoir plus sur les dessous de ce métier mystérieux. Bon, ça l’est un peu moins quand on vous contacte pour en fait pouvoir débaucher un autre auteur bien plus connu. Et le jeu de dupes commence lorsque l’auteur en question refuse, car lui a l’expérience de ce genre de choses et n’est plus forcément dans ce manque de reconnaissance classique des auteurs en devenir. Car nos amis organisateurs, après vous avoir brossé dans le sens du poil, se retrouvent le nez dans l’eau car leur auteur vedette ne sera pas là comme ils l’avaient déjà prévu avec la presse locale qui s’en faisait une joie et patati et patata. Bon, il leur reste sous la main l’auteur de rechange qui a servi d’intermédiaire. Mais en fait, ils n’avaient pas trop envie de l’inviter celui-là. Mais bon, ils sont humains, ils ne peuvent pas le balancer comme ça, ça se ménage un auteur, on sait jamais si un jour lui aussi devenait carrément connu, il se souviendrait de ces organisateurs généreux qui l’avaient invité… Sauf qu’ils ne le font pas vraiment. Donc, on promet que oui, vous êtes génial et qu’on vous invite. Oui, bien sûr que l’on va vous prendre les billets d’avion en défraiement, ce sera plus simple pour l’organisation. Et on vous tiendra au courant, ne vous inquiétez pas, pardon, non , je n’ai plus de batteries…Allo ? Allo ?

Bref, je laisse passer le temps et puis la date approchant, je dois me renseigner, surtout que la manifestation a lieu en même temps que l’anniversaire de ma fille. Et c’est là que le petit mot que m’a envoyé l’auteur connu cité plus haut (non, je sais je ne l’ai pas cité, ce n’est pas vos affaires tout de même ;-) ) me revient à l’esprit : « Mike, je cesse ce genre d’activités car ça bouffe ma vie de famille et j’ai choisi aujourd’hui. » Ouais, facile quand on est connu et qu’on vend à 50 000 ex par tome ! Mais ça m’a fait réfléchir. J’envoie donc un mail aux gentils organisateurs avec une de mes adresses mails annexes où est noté un autre nom que le mien (oui, c’est la faute aux renvois automatiques d’Outlook Express, enfin bref…). Mais je signe mon mail de mon vrai nom évidemment, sinon ce n’est pas sérieux tout ça. Et je demande qu’on me dise où en est notre affaire. Et miracle, je reçois une réponse s’adressant à mon faux nom (celui de mon adresse mail donc), ce qui prouve déjà que les gentils organisateurs ne se souviennent absolument pas de moi.

Oh et puis je vous copie/colle leur réponse, ça vaut le coup (Avec commentaires à la clé) :

«Bonjour Monsieur Linkov (là ceux qui m’ont écrit ces derniers temps, comprendront d’où vient le nom ;-) ),

Pardonnez moi en effet de ne pas vous avoir fait suivre l'évolution de ce projet littéraire au sein de notre arrondissement. (Il s’agit d’une manifestation se passant à Paris, dans le 15ème Arrondissement)

Je reviens de formation et le directeur m'a signifié que l'association, même fortement intéressée par votre profil et vos expériences cadrant parfaitement avec la rencontre, ne pouvait pas dans sa comptabilité répondre à votre demande d'avance pour frais. (On m’avait prétendu le contraire au départ. On m’avait même dit que ça facilitait les choses !)

Les partenaires seront ainsi défrayés à l'issue seule de cette manifestation. (Et là, c’est du tout bon, car parlez donc aux auteurs de leurs défraiements remboursés après, ah ah ah !)

Je regrette bien sincèrement que notre organisation nous empêche de poursuivre le partenariat que je suis venu vous solliciter. (En fait, on venait solliciter mon camarade auteur connu, et moi, ben j’étais là, donc fallait faire avec. D’ailleurs, on me connaissait tellement, qu’on a oublié mon nom)

Dans l'espoir de votre compréhension, veuillez recevoir, Monsieur, mes salutations distinguées. (Et là j’ai l’impression de recevoir la réponse d’un DRH à une demande d’emploi de ma part) »

Bon, je ne suis pas une star mais tout de même, un tout petit peu de considération n’aurait pas fait de mal. De plus, c’est un chouïa une insulte à mon intelligence.

Gentils organisateurs, nous ne demandons pas la lune mais d’éviter d’être pris pour des imbéciles. Il ne faut pas croire que nous n’avons que ça à faire que d’attendre et de commander ou décommander un rendez-vous. Nous avons aussi une vie de famille, aussi des relations et aussi un boulot. Donc, respect !

Mais certains vont me dire : « T’es fou, tu vas te griller ! »

Auxquels je répondrai : « Si jamais j’ai du talent, on me rappellera. Si jamais je n’en ai pas, faudra que je me fasse une raison. »

En attendant, j’ai envie de suivre les préceptes d’un ami qui ne veut pas vendre son âme pour un bout de starisation éphémère. Je travaille parce que j’aime raconter des histoires, écrire, me faire rêver et triper, et si ça touche d’autres gens que moi, tant mieux. Et si tout ça ne fonctionne pas, et bien au moins j’aurais pu prendre du bon temps. Car après tout, la vie, c’est fait pour s’éclater (surtout quand on sait que les grands patrons français sont les mieux payés d’Europe et qu’ils n’ont jamais fait autant de bénéfice ces dernières années, donc sur le dos de leurs employés. Ah, ça fait du bien de se lâcher un peu ;-) )

ENJOY !

VU

The_Fountain_20__20PosterTHE FOUNTAIN de Darren Aronofsky

Ce réalisateur est un fou furieux. Ici, il traite une histoire d’amour sur plusieurs plans complètement déjantés avec une imagerie fantastique de haut niveau. Parfois ça se perd en délire incompréhensibles que je déteste parce que ça me donne l’impression que l’auteur fait du n’importe quoi et peut le faire passer sous l’étiquette grand art alors que c’est du n’importe quoi, et en même temps, quand c’est beau, ça passe tranquille. Et là, ben ça passe plutôt pas mal. Mais alors, me direz-vous, pourquoi ai-je détesté DANTE 01 qui explorait le même genre d’univers et de questionnement universel (ici, c’est la mort et quête de la vie éternelle) ? Tout simplement parce que là où Caro se masturbe sans donner le soupçon d’un indice d’où il veut se rendre, Aronofsky, derrière ses folies passagères, raconte une histoire. Ben oui, elle se trouve là la différence : eux, ils racontent des histoires. Et quand on se laisse prendre par une bonne histoire, ben on accepte sans souci les écarts psychanalytique. En revanche, quand on a le droit uniquement à des dialogues mystérieux et des scènes sans queue ni tête, ben on lâche l’affaire. THE FOUNTAIN, c’est une belle histoire d’amour et de quête de soi. Et c’est beau.

freeworldIT’S A FREE WORLD de Ken Loach

Amis amateurs de cinéma réalité, bienvenue dans le monde barbare de Ken Loach. Ici, n’attendez pas de mise en scène travaillée et de design graphique quelconque. On est dans le cinéma reportage qui vous crache à la gueule la cruauté de l’univers. Ou plutôt dans cette crasse qui nous entoure. Certes, qui ne nous touche pas forcément directement, nous classes moyennes, mais qui se trouve à quelques pâtés de maison d’ici, ou alors dans les pays voisins. Comme cette Angleterre que se plaît à dénoncer Loach. Là, c’est au travail clandestin et surtout à l’exploitation des hommes et femmes venus de l’Est que s’attaque le bonhomme à travers le regard cynique d’une nana qui ne sait plus vraiment comment s’en sortir pour faire de l’argent dans un monde capitaliste qui lui a démontré que c’est chacun pour soi. Et elle trouve la solution : exploiter les autres. Ca remue les tripes, c’est triste, c’est grinçant et les acteurs sont criants de vérité. Ouch, dans ta face !

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samedi 9 février 2008

J’AI TROUVE !

eurekaJe ne me lasse pas de regarder par la fenêtre de mon bureau le matin. De plus le soleil de ces derniers jours m’a offert un panorama d’enfer : montagnes au loin avec un ciel rosi par l’astre solaire. Ca tue, non ?

Bon, ça c’était pour faire baver les parigots. C’est fait !

Côté écriture, lorsque j’ai posté mon dernier message sur ce blog, j’ai en fait trouvé la solution à mon problème très rapidement ensuite. Evidemment, cela a nécessité une certaine refonte de mon synopsis ou disons plutôt qu’il a fallu accepter de bouleverser les événements, d’en rajouter pour donner du corps, et surtout de couper ce nœud pour en créer un nouveau mais cette fois qui sert mon intrigue. Enfin, j’espère. Car il est évident que chaque modification que j’apporte à mon histoire et ensuite chaque chapitre que j’écris n’a aucune autre valeur que d’être valable à mes yeux. Je n’envoie encore rien à Denis car je désire pousser un peu plus loin les choses avant de le soumettre à son regard de tueur. Mais c’est pour bientôt car je suis arrivé à mon plot de non retour. Oui, Diane est vraiment dans la mouise et n’a plus de choix que de suivre un chemin qu’elle ne s’était pas tracée au départ. Ou alors, était-ce de toute façon son destin ? Car peut-on se voiler la face trop longtemps ? Les vérités ne doivent-elles pas ressurgir inévitablement ?

Ah ben voilà que j’intellectualise moi-même mon bouquin. Attention, danger ! Il faut vite que je retourne dans la fosse pur y dénicher le plaisir et pas le remue-méninges. Ca, ça doit venir tout seul et du lecteur. Alors stop, fini les prêchi-prêcha, chacun y trouvera ce qu’il voudra.

Je me suis essayé aux gags de BD en une page avec un dessinateur qui tue. Oui, je sais je dis ça à chaque fois et je n’aboutis à rien au final, mais et l’espoir, vous en faites quoi ? Donc, j’ai tenté le coup. Hé ben là encore, on croit que court c’est simple. Détrompez-vous, braves gens ! Que de sueur pour quelques cases sur une page. Et être drôle, vous avez essayé ? Mais que voilà un art bien difficile ! Il est bien plus aisé de faire couler la petite larme, croyez-moi. Mais je vais essayer d’être marrant. Quoi, vous n’y croyez pas ?

Le rythme commence à bien rentrer. Je compte bien accélérer la manœuvre car j’ai tellement de projets que j’aimerais amener au bout que j’ai l’impression de toucher des échéances du bout des doigts. Ben oui, les jours, semaines et mois passent vite et quelque part ça m’effraie. Putain, j’ai le bol d’avoir du temps et je parviens à me mettre la pression. C’est pas une vie ça !

ENJOY !

LU

najaLES ORPHELINS DE NAJA de Nathalie Le Gendre

Voici un vrai cas de conscience et surtout la preuve qu’il est difficile d’être juge et partie. Ben oui, le bouquin de Nathalie a finalement été publié chez Mango avec une « interdiction au moins de 14 ans » et il a été écrit sous la direction littéraire de Denis. Donc me voilà, après lecture, dans un cas problématique. Si j’avais adoré le livre, je ne serais pas en train de me lamenter. Mais là, j’avoue que je n’ai pas été conquis par la bête. Les intentions de l’auteure sont louables à dénoncer la pédophilie, les enfants soldats et la méchanceté des puissants mais là le packaging est assez formel et on se dit « Ben oui, c’est pas bien, on le sait ». Alors, certes c’est un roman de dénonciation mais il manque quelque chose pour que cette dénonciation reste marquée à l’esprit après lecture. J’avoue que je suis passé à autre chose sans que ça me dérange plus que ça. Et pourtant, mince, les enfants soldats… La pédophilie… La manipulation des faibles… Ben oui, c’est pas bien !

VU

dante01_posterDANTE 01 de Marc Caro

Je l’attendais avec impatience ce film. Enfin le renouveau de la SF française à l’écran ! Caro va nous en mettre plein la tête. Et puis Bordage au scénar les gars ! Ouais, ben je sais pas trop ce qu’ils avaient fumé mais c’était de la frelatée. Alors ça démarre presque bien avec cette station et ses prisonniers hyper dangereux qui finalement ne le paraissent pas tant que ça. Et puis ça casse tout de suite l’ambiance avec leurs noms : Cesar, Moloch, Lazare… Et vas-y que je te « biblise » tout ça et j’y vais de ma Perséphone qui les chapeaute. Et puis voici Saint Georges qui rapplique et qui terrasse le dragon. Tout ça à coups de gros plans qui donnent la gerbe, de caméra subjective que les groupes de rap adorent, de couleurs saturées qui achèvent la rétine et d’un final incompréhensible à la limite du foutage de gueule. Bon, Caro s’est fait plaisir avec sa relecture de l’Enfer de Dante et Bordage a fait du blé parce qu’un scénario de ciné c’est bien mieux payé qu’un bouquin mais franchement c’était même plus décevant mais carrément à chier !

28weekslater46028 WEEKS LATER

Voilà qui remonte le moral après DANTE 01 (à chier je vous dis !). Cette suite au film de Danny Boyle mérite aussi sa palme. Les attaques des infectés sont d’une efficacité démente. On reste collé au siège à maintes reprises car le réalisateur ne nous épargne pas. Evidemment, il y a du propos derrière particulièrement lorsque les soldats tirent à vue sur la foule car ils ne peuvent plus distinguer les infectés des biens portants. Bonjour l’éradication, et au napalm pour finir messieurs dames. Et tout ça avec des moments d’intense émotion. Qui sont très vite anéantis par l’inévitable : on est foutu ! Et la fin, ah la fin ! Courez vite !

room_1408CHAMBRE 1408

King est l’écrivain le plus adapté au cinéma je pense. Voilà une nouvelle du recueil TOUT EST FATAL mis en images avec grande efficacité. Ca fait du bien de voir ces films qui tombent dans la schizophrénie d’images. La mise en abîme est perpétuelle et assez puissante. Tout cela pour aborder l’acceptation de la mort et le respect de croyances des autres pour accepter cette fatalité et surtout comment apprendre à panser ses propres blessures en s’autorisant à passer à autre chose. Tout ça est un peu prêchi-prêcha mais la réalisation fait passer le message. Et, excusez-moi, mais c’est autre chose que cette daube de DANTE 01 ! Et puis la performance de John Cusack est excellente. Lambert Wilson a des cours à prendre !

ENTENDU

hitman28 WEEKS LATER, ROOM 1408, HITMAN…

Ah ben oui, pas d’écriture sans bonne bande son. Et là, je suis servi dans tous les genres. Les vampires courent sur du rock psyché et des moments de pure terreur à coups de cordes agressives. La chambre 1408 grince à tous les étages en vous filant la frousse. Le tueur à gage est mécanique et rythmé, très bon encore une fois pour les scènes d’action. Bref à chaque chapitre sa BOF et c’est jouissif.

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lundi 4 février 2008

PAN DANS LE MUR !

mur_pierre_secheAh mince alors ! Moi qui espérais ne jamais rencontrer le syndrome de la page blanche, me voilà bien servi. Bon, ce n'est pas vraiment le cas. Disons plutôt qu'il y a obstacle et que j'ai du mal à le franchir.

Diane arrive à mi-course je pense. En tout cas, elle est à un passage décisif qui la fait basculer de sa petite vie d'avant à sa nouvelle vie. Et ceci doit s'annoncer comme tant sans retour. Mais avec subtilité et aussi punch. Parce que c'est là que l'on poursuit l'histoire ou que l'on abandonne Diane à ses problèmes. D'accord je dramatise un peu mais c'est véritablement le tournant. Et le problème c'est que je n'arrive pas à trouver un bon chapitre pour aborder ce virage. Je reste comme un imbécile devant mon synopsis qui n'est pas à la hauteur sur ce passage et mes méninges font quinze tours dans un sens puis quinze dans l'autre avant de me dire qu'elles n'ont pas de solution et que je peux continuer à me perdre dans le blanc scintillant de mon écran. Bigre, bigre !

Alors je continue à réfléchir. Je pense que je vais passer ce chapitre, le laissant mûrir puis passer au suivant qui est de l'action qui va tuer. Enfin j'espère ;-)

ENJOY !

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jeudi 31 janvier 2008

DU TEMPS LIBRE ?

emploidutemps02ln4M’étant concocté un emploi du temps régulier à suivre sans faute, sinon implosion mentale suite à une preuve flagrante de fainéantise aigue, je me retrouve finalement dans la position du bosseur de base, qui se lève, prépare sa fille pour l’école et se rend ensuite au travail. Je ne dis pas que je suis durant 3 heures devant mon ordinateur, à la recherche de l’idée divine quand la tête entre les mains quand elles ne tapent pas frénétiquement sur le clavier. Non, il y a des coupures (pour les autres les poses clopes ou café si chères à la France qui sue) ou un peu d’évasion en regardant par la fenêtre (pour les autres l’utilisation intensive et maladive du solitaire sur les jeux de l’ordi). Vous le voyez, ce n’est pas si éloigné des réalités des uns et des autres, non ?

Ok, je ne suis pas à la chaîne. Mais par exemple, hier matin je découvre le nouveau blog d’un auteur pour les petits, Pascal Brissy. Je savais que le bonhomme appartenait à la classe des gros producteurs car je voyais son nom chaque mois quasiment dans un des magazines que je lisais (et lis encore) à ma fille. Il en donne l’exact nombre dans son blog. Publié depuis 2003, il a aujourd’hui 100 textes au compteur. Pas mal non ? D’accord ses textes font entre 2500 et 6000 signes ce qui nous donnent une moyenne de 4500 signes donc nous dirons au total 450 000 signes, ce qui pour un romancier prête presque à rire. Quoi ? Seulement 450 000 signes en 5 ans, alors que je fournis mon roman de 600 000 signes chaque année ! Rigolade !

On pourrait le prendre comme ça. Mais c’est surtout 100 histoires différentes (ou presque car j’ai relevé parfois des similitudes qui… D’accord, je chipote.) Pascal Brissy dit même avoir écrit certaines de ses historiettes en 30 minutes, d’autres en 2h30 et certaines ont eu besoin d’une bonne semaine pour maturer réellement. C’est là, encore une fois, que je me suis dit que nous ne sommes pas égaux devant les idées. Les histoires que j’ai écrites pour les petits m’ont pris la tête comme pas permis. Et en plus elles ont été refusées (par un éditeur seul d’accord, je tente ma chance ailleurs).

Hier après-midi, je me lance donc un défi. Je devais écrire une histoire pour un album en dédommagement pour une illustratrice (je vous raconterai un jour si ça marche ;-) ). Je me suis donné l’après-midi pour arriver à mes fins. J’ai sué, j’ai jonglé, mais j’y suis arrivé. Il ne s’agit que d’un premier jet mais le canevas tient bien la route. A savoir qu’arrivé presque à la fin, j’ai complètement modifié les rencontres du héros avec les personnages secondaires. Autant dire que j’ai réécris les 3 quarts. D’où peut-être le temps demandé. Et le texte fait presque 9000 signes.

Bon, alors… Qu’est-ce que j’ai prouvé ? Rien du tout ! Juste qu’il faut bosser et jeter tout ce que l’on a en tête sur papier pour en sortir le meilleur, et ensuite retravailler pour que tout ça ait de la gueule.

La routine quoi !

ENJOY !

LU

EN COURS…

Alors, là c’est un de mes soucis actuellement. Je pensais que me consacrer à l’écriture, avoir du temps pour cela, me permettrait aussi de m’adonner à ma passion de la lecture. Que dalle ! Alors est-ce le déménagement avec les soucis administratif et autres (Ah la plomberie ! Ah l’électricité ! Ah les banques !) ou mon obsession à écrire mes histoires comme un dingo, mais le fait est que depuis un mois que je suis là, je n’ai pas encore pu terminer un seul bouquin. J’en ai avancé quelques uns mais je les repose et je passe à un autre. J’ai un mal fou à m’accrocher aux histoires, aux personnages. C’est inexplicable. Ce n’est pas une aversion mais un peu comme si je sentais le parasitage de ces lectures en ce moment précis où moi je dois sortir mes idées de ma caboche. Donc, dans quelques jours, j’aurais sûrement réussi à achever l’un des bouquins. Peut-être…

VU

FRIDAY NIGHT LIGHTS, SHARK, 24, DEXTER, HOW I MET YOUR MOTHER, …

Voilà tout ce que je peux regarder en ce moment. J’ai un mal fou à m’accrocher à un film. Il faut dire que les séries sont d’une telle qualité actuellement que le cinéma a du souci à se faire. Enfin, je dis ça, mais j’aime le cinéma. Mais comme pour les bouquins, je n’arrive pas à accrocher à certaines de ces histoires qui me semblent être tirées sur la longueur. Alors que les scénaristes de télé arrivent à « tirer n longueur » sans que ça soit rébarbatif. Alors ? Est-ce comme de la drogue ? On préfère son shoot de la même came régulièrement ou alors est-ce que l’ancienne beuh ne vaut plus autant que les nouvelles drogues artificielles ? Lourd débat.

ENTENDU

DE TOUT

Je suis en plein trip multiple. Je ne m’attache pas à quelque chose en particulier, j’en suis plutôt à m’abreuver à tout ce qui peut m motiver en écrivant. Ca passe des musiques de films au métal sans concessions, sans questions. Tout ce qui compte, c’est que l’ambiance soit là. Là, c’est THROWDOWN. Mais lorsque j’écrirais ce sera… Je ne sais pas encore. On verra bien.

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samedi 26 janvier 2008

ET LES LECTEURS DANS TOUT CA !

5b15b25b3Car ce sont tout de même eux qui font vivre les livres, non ?

Alors me voilà tombé sur le blog intitulé "Lire avec le sourire en 5èmeB" ce qui est un message plutôt positif. Cette classe des environs de Quimper a suivi un projet lecture dans le cadre des IDD (les collégiens comprendront). Evidemment, je ne vous en parle pas par hasard mais parce qu'un des élèves du projet a choisi LE VILLAGE AUX SEPT CERCUEILS. J'aimerais déjà savoir pour quelle raison, tiens. Bon, après il faut avouer qu'il a aimé le livre. Le garçon s'appelle Corto et il en dit :

"J'ai trouvé ce livre super, parce que il y a du suspense, on a toujours envie de le lire. Le personnage principal est attachant. Je ne savais pas que en 1810 il y avait eu une guerre en Espagne. Par contre je suis un peu déçu que presque tous les personnages meurent. Mais pour les amateurs de récit fantastique je le conseille"

D'après sa réaction, nous avons, avec Christophe, atteint notre objectif : faire lire avec plaisir. Si en plus, nous avons pu lui apprendre que Napoléon a été faire la guerre aux espagnols, je suis ravi. Et ce qui m'étonne, mais m'informe sur les goûts des lecteurs aussi, c'est son regret de la mort des autres personnages que Germain et Levasseur. Pourtant, nous n'avons sacrifié que les salauds ! Comme quoi, les ados sont plus sympas que nous... Ou alors ils prennent goût aux méchants ;-)

En tout cas, ça fait plaisir d'être lu dans les collèges, dans le cadre scolaire, ce qui prouve que les temps changent. Merci aux profs !

Ah et pour finir, un fana du chiffre 7 cite notre roman au milieu d'autres oeuvres avec 7 dans le titre. Appartiendrions-nous à un complot mystérieux ? Mais là encore c'est un plaisir d'être cité, surtout au milieu des autres écrivains en question  ;-)

ENJOY

Posté par mikeespinosa à 16:59 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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