vendredi 21 mars 2008
GROSSE COLERE !
Y a des jours où il n'est aucunement besoin de regarder son horoscope pour savoir qu'on n'a vraiment pas de chance. Et quand les malchances s'accumulent, ça fait monter la moutarde ! Et en plus quand on sait qu'une grosse part est due à une incompétente notoire qui préfère sacrifier des gens sur l'autel de sa carrière à la noix et qui vous refuse quelque chose avec des arguments fallacieux et un grand sourire, on prendrait bien un flingue pour dézinguer tout ça.
Je me dis quand même que je vais canaliser cette colère dans mes écrits pour éviter d'exploser quelque chose.
Même si là aussi, les abeilles elles montent !
De la persévérance qu'ils disaient ! Mon oeil ! Du piston oui !
NOT ENJOY !
jeudi 20 mars 2008
FINI !
Ca y’est ! J’ai posé le dernier point sur mon roman de SF. Plus de 200 pages et 315 000 signes ! Je suis plutôt content de mes derniers chapitres et l’épilogue. Mais tout de suite j’ai repensé à ce qui pouvait manquer au début du roman. Des détails, des descriptions, des éléments pas indispensables aussi. Il faudrait que…
Oh, mais bon, la version 1 est achevée. Et comme son nom l’indique ce n’est qu’une version 1. Ce qui veut dire que le travail va pouvoir commencer.
Avant je vais laisser reposer la bête une bonne semaine et écrire d’autres choses, plus rapides, plus instantanées. Et ensuite je pourrai élaguer, reconstruire, tailler, modeler pour que le résultat soit en tout cas au niveau où je le voulais. Ce sera ma version que je donnerai ensuite à Denis qui lui apportera son expérience et son regard (de tueur) extérieur.
Je vous l’ai dit, tout ceci n’est que le début de l’aventure. Alors un peu de repos mental avant les nouvelles épreuves.
ENJOY !
mercredi 19 mars 2008
LE DEBUT DE LA FIN
C’est fou ! J’arrive en vue de la ligne d’arrivée et je me retiens de sprinter. Ce n’est pas un mal me direz-vous. On ne parle pas de course ici mais bien d’écriture.
En fait, je pensais finir la première version de Diane lundi et aujourd’hui, je n’ai toujours pas collé le mot FIN. Il se trouve que plus j’écris, plus j’écris. Débile, oui. Mais c’est comme ça. Je n’avais plus qu’un chapitre avant l’épilogue et je m’embarque finalement dans un chapitre supplémentaire. Là, évidemment, je me pose toujours la même question : tout ce que je met est-il utile. Je répondrais oui pour le suspense, pour les éléments sur les personnages, pour l’action, pour le propos aussi car c’est maintenant que tout se révèle et que tout le monde se révèle aussi.
On dit qu’il ne faut pas rater la fin. Et si au lieu de ça on ne terminait jamais ?
D’accord, il faut bien conclure. Je devrais y parvenir demain car ma fille a dû entendre mon appel puisqu’elle me réclame d’aller au centre plus tard le soir. Ou bien elle préfère jouer avec ses copains plutôt que de voir la tronche de son père bougon parce qu’il n’arrive pas à achever son ouvrage.
ENJOY !
lundi 17 mars 2008
AU VOLEUR !
Le week-end c’est relâche. Enfin, c’est ce que l’on croit. Parce qu’il est simple de poser son outil dans la remise et le récupérer lundi matin, de fermer son ordi et de laisser les tableaux en plan, de fermer le rideau de la boutique et de dire au revoir aux derniers clients du soir. Mais son cerveau, on en fait quoi ? Parce que le petit vélo poursuit sa course sans qu’on puisse le contrôler. Et on cherche malgré soi, on réfléchit, on pense, on observe.
Il faut trouver une solution. S’occuper un max pendant ses congés. Oui je sais c’est paradoxal mais pour bloquer le mental, il faut le saturer avec n’importe quoi.
Ca tombait bien, vendredi après-midi, c’était le carnaval des écoles dans mon joli village. Ne travaillant pas comme chacun le sait maintenant, je me suis proposé pour encadrer la classe de ma fille. Elle était toute contente et c’est la seule fois où je pouvais faire ça avant longtemps. Donc, déguisements, maquillage, promenade dans les rues avec des hordes de gamins déchaînés, procès de monsieur Carnaval avec bûcher final (normal pour la région cathare) et le soir un petit film, BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS (vraiment super drôle du début à la fin). Le lendemain, on remet le couvert avec l’anniversaire de ma fille et sept de ses petits amis bruyants, puis on passe la fin du week end avec des copains restés à la maison.
Si ça c’est pas s’occuper !
Et ben, non, paf, ça tombe comme ça. Il a fallu que j’écrive une histoire pour les petits. Thématique ? L’anniversaire bien sûr. Une petite scène mignonne de la vie et hop, je m’en empare et j’écris ce texte dans le week end. Il faut que je le retravaille tout à l’heure et je l’enverrai à qui de droit comme on dit. Après…
Voilà, impossible de s’arrêter même quand on ne fait rien. Le « non-travail » des auteurs me disait un dessinateur, certes avec un léger ton moqueur. Mais tout de même, c’est un fait. On vit, on voit, on sent, on ressent et pan, c’est sur papier quelques temps plus tard.
Nous sommes des voleurs de vie. Et franchement, c’est plutôt sympa.
ENJOY !
jeudi 13 mars 2008
6 088 !
Oui, c’est le nombre de signes que je me suis arraché cet après-midi pour mon chapitre 24 et voilà qu’en le finissant, je m’aperçois que je dérape totalement.
Certes, j’avais prévu ce passage dans mon synopsis. Mais en écrivant le roman, les pistes ont changé. J’ai rajouté des chapitres et des interventions de certains personnages mais pour aboutir à un objectif, une idée précise. Et voilà que ce chapitre 24 (le 15 dans mon synopsis) développe une vision du monde par Diane qui finalement fait grosse leçon de morale et surtout qui marque un arrêt juste avant la fin (oui, je m’en approche de très près). En gros, je casse l’élan. Pas bon du tout mon cher écrivaillon !
Alors, que faire ?
Réflexion. Action !
Il me faut aborder l’entrée en matière de la fin, c’est le moment, je donne le top. Donc, on vire le chapitre de l’histoire. Y avait-il vraiment un intérêt en relisant même le résumé ? Non. Donc il fallait jeter. J’ai jeté.
Je dois garder à l’esprit que mon lecteur est venu pour une chose bien précise. Si je l’en détourne pour des arguments fallacieux, mon lecteur va me trucider. Ce serait tellement dommage.
Allez, on recommence. Alors, chapitre 24…
ENJOY !
SILENCE...
Chut... Vous entendez ? Si... Là... Juste ici... Non ?
Ben moi non plus en fait.
ENJOY !
mercredi 12 mars 2008
UNE RENCONTRE
J’ai eu la chance d’écouter la conférence de Bernard Friot hier soir. Oui l’auteur des Histoires Pressées a pris le temps de faire un détour par l’Ariège et son intervention fut des plus instructives. Friot y est allé de sa verve sur les qualités de la lecture et sur ce qui compose les textes. Pourquoi écrit-on ? Pour qui ? Et donc comment ?
Il a dévoilé quelques indices intéressants comme le fait de laisser au lecteur des trous blancs dans son écriture. Pas que l’on doive jouer la facilité, bien au contraire. Il faut savoir donner les informations nécessaires mais aussi savoir taire certaines choses pour laisser le lecteur se construire ses propres représentations.
Des blancs travaillés, vous vous rendez compte ? Mais Denis m’en avait déjà fait le reproche. Je cite : « Tu tires à la ligne à vouloir trop raconter. » Quoi ? J’en dis trop ? Mais c’est pas ça raconter une histoire ? Ben pas tout à fait. Et après avoir écouté les exemples de Bernard Friot, les rouages se sont mis en place. Evidemment ! Laisser le pouvoir de l’imagination au lecteur. Lui livrer son histoire et qu’il la vive à sa façon.
Laisser lire…
ENJOY !
dimanche 9 mars 2008
DES P’TITS R’FUS, DES P’TITS R’FUS, ENCORE DES P’TITS R’FUS !
Je me plaignais il y a peu de ne pas avoir de retours de la part des éditeurs en ce qui concernait mes histoires pour tout petit, vu que j’avais surtout envoyé cela. Et bien mes prières ont été entendues et j’ai reçu 2 mails de la part d’éditeurs sur une histoire pour les 3 ans et pour un album jeunesse. Vous l’aurez deviné, les deux ont refusé mes textes mais avec argumentation. Vous me direz, on pourrait me pondre une lettre de 10 pages, ça reste un refus et mon texte revient pourrir dans le placard. Pas si sûr en fait. Disons qu’il faut d’une part savoir lire entre les lignes et repérer quand un éditeur vous dit vraiment qu’il serait heureux de recevoir un nouveau texte de votre part et pas seulement qu’il est poli pour ne pas vous froisser, d’autre part il faut savoir accepter les refus quel qu’ils soient et se remettre en selle de suite pour positiver le tout. Je ne dirais pas, encore une fois, que ça m’enchante comme j’ai pu le lire de la part d’auteurs en herbe qui étaient ravis qu’on les ai refusé du moment qu’ils avaient un retour, mais je sens que la bonne voie se profile. Je reste encore sur la nationale mais je commence à apercevoir l’entrée de l’autoroute.
Car du côté BD il pourrait y avoir une ouverture sympathique. Bien sûr, comme tout bon auteur superstitieux, il est hors de question que je dévoile quoi que ce soit mais le futur proche devrait donner les réponses. Je ne peux qu’espérer mais parfois l’espoir est un peu plus évident qu’à d’autres moments.
Cela ne m’empêche pas, bien au contraire, d’avancer avec ma petite Diane qui commence à s’émanciper et à en sentir les effets néfastes. Pas facile de grandir !
ENJOY !
mardi 4 mars 2008
DANS L’URGENCE !
Ces derniers jours, il m’a fallu me botter les fesses pour achever deux projets. Pas que je n’ai pas d’idées, quoique pour l’un mon idée est apparue car je n’en avais pas pour le projet initial, mais plutôt parce que dès que du concret se profile, j’ai une nette tendance à paniquer.
Je suis donc à la bourre et pourtant c’est aussi le genre de moment où tout jaillit. Je ne dis pas que c’est bon, mais ça vient assez vite et assez bien, à mon goût.
Là, il s’agit de BD. Excitant, je vous l’ai déjà dit, voir ses créations prendre vie, bla, bla, bla. Mais il m’a fallu me pressurer les méninges pour aboutir. Plus dans un cas que dans l’autre puisque l’autre n’était que révision, et création de la suite de ce que j’avais déjà écrit tout de même. Mais le premier a été une composition de A à Z en quelques jours, « imagination perdue » comptabilisée. Oui, vous savez, ce fameux temps que les auteurs passent à ne rien faire, à flâner, à glander comme des malades de façon visible par le commun des mortels, et pourtant qui permet de coller les morceaux.
Bref, j’ai eu pas mal de vide pour réussir à boucler ce que je voulais.
Ce n’est pas forcément bon, mais ça je l’ai déjà dit, mais je trouve cela déjà assez bien. Est-ce assez ? L’avenir me le dira.
ENJOY !
dimanche 2 mars 2008
RIEN NE SERT DE SE FORCER…
…faut arriver à quelque chose. En tout cas, tout faire pour y parvenir.
D’accord, c’est un vilain défaut de dire oui à tout le monde mais quand on a peur de louper le truc qui pourrait aboutir, et surtout quand on voit les talents autour de nous et qui n’aboutissent pas encore et que l’on se jure que cette fois ça y est ! Ah bigre, quel dilemme ! Alors on dit oui quand même.
Seulement, il faut parfois se rendre à l’évidence, on a beau avoir plein d’idées, on n’est finalement pas un puits sans fond. Malheureusement, on s’aperçoit que les eaux ne sont pas assez hautes et que rien ne sort de ce magma qu’on appelle l’esprit. Ca bouillonne, certes, ça rumine, certes, ça glougloute, certes, mais pas assez pour sortir l’idée qui tue ou en tout cas qui pourrait convaincre.
Oui, il faut savoir se dire que là, rien n’apparaît de votre baguette magique mentale. Vous avez beau triturer le machin dans tous les sens, ça vient pas (et pas de mauvaises pensées encore !).
Dans ces cas-là, il faut être capable d’accepter la défaite et de jeter l’éponge. Oh ça ne concerne qu’une chose mais ça gêne.
Allez, on remonte en selle et on repart !
ENJOY !
