OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

mardi 10 mars 2009

Coupe de printemps…

elagageRevoilà le temps des corrections. Mais pas les petites scories de rien du tout. Du lourd. A priori, ma vision de mon propre travail est encore loin d’être claire pour moi. Je fulmine de voir comment je me fourvoie sur des pavés entiers. Tout est à revoir, à repenser. Enfin, disons que l’esprit y est mais l’aspect littérature pas encore.

Elaguer est un véritable boulot de Titan. Certain diront qu’ils prennent plaisir à cet instant car ils donnent l’aspect voulu à l’œuvre. Que j’aimerais pouvoir saisir cette vision. Deviner ce qui ne va pas et le pourfendre d’un coup de plume. Mais l’acte est plus difficile que la pensée. J’ai toujours en tête une vue si idyllique de ce que je veux mettre sur papier. Ça paraît si beau, si fluide, si entraînant. Et pourtant à se retourner sur le texte, c’est à coup de lacérations écarlates qu’il faut le laminer.

Point de défaitisme dans mon propos, attention. J’espère juste pourvoir être à la hauteur. J’apprends l’humilité chaque instant. Le pire c’est que je continue à écrire des chroniques de bouquins et là je me pose des questions existentielles.

Exemple encore à l’instant où je viens de mettre en ligne la chronique du livre de Xavier Mauméjean, « La Guerre Spéciale ». J’ai trouvé sa vision des choses bancales, son propos un peu flou et je l’ai dit haut et fort. En revanche, même si des passages sont un peu longuets à mon goût, le monsieur sait écrire. On ne bute pas sur les mots, sur les phrases, les idées s’enchaînent. Je me suis donc posé la question de comment pouvais-je chroniquer en mal le bouquin d’un autre qui écrit bien ? En quoi ai-je le droit de décourager des lecteurs potentiels (si certains lisent évidemment mes chroniques ;-) ) alors que je ne suis moi-même pas encore capable d’aller au bout de mon propre bouquin ?

Mais finalement la vie n’est faite que de schizophrénie. Quand j’écris, je suis un petit écrivaillon admirateur du talent de ces bonshommes et bonnesfemmes capables d’émerveiller par les mots. Je me prosterne et pleure sur mon sort. J’élève des temples et je ferme ma bouche, misérable cafard que je suis.

Quand je chronique, je suis un lecteur. Pas un critique d’ailleurs car je ne suis pas assez érudit pour cela. Non, je donne mon avis dans mes chroniques, je ne suis pas objectif et je le revendique ouvertement. Si je suis emballé, y compris par des bouquins que certains trouveront médiocres, je le dis. Et si je suis déçu, je le dis aussi. Je n’aime pas l’hypocrisie de la critique soit disant objective. Comment cela est-il possible puisqu’on critique avec ses arguments, sa vision des choses et, excusez-moi, mais l’objectivité, c’est du flan !

Résultat ? Je sui encore plus perdu quand j’écris car la hauteur de la barre varie en fonction de mes lectures. Mais surtout, je me dis que le chemin est bien long, petit scarabée.

Respect à tous les auteurs. Même ceux que j’égratigne car derrière ma déception existe toujours un énorme travail sincère. Et ça, mes chroniques ne leur enlèveront jamais et tant mieux.

Quant à moi ? Ben je retourne à mes cisailles. La critique est aisée mais l’élagage, bon Dieu ce que c’est compliqué…

ENJOY !

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mercredi 4 mars 2009

Quadrature_black_out_HADOPI_250x250px Bienvenue dans l'absurdité du monde libre !

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dimanche 22 février 2009

Crise d'ado

ados_600_329Cette thématique de l’ado qui explose en plein vol m’a travaillé ces derniers jours (plus tous ceux qui sont passés avant). J’avais aussi à l’esprit une histoire mêlant des légendes, des mythes, du paranormal et une conspiration mondiale. Rien de plus banal. ;-)

Alors pourquoi ne pas mettre tout ça dans un shaker et avoir notre ado qui explose en plein vol dans une conspiration mondiale avide de légendes, de mythes et le paranormal qui vient bousculer tout ça. Là-dessus, j’ajoute une vision de la magie que je trouve excellente même si elle a un côté trash. Mais après tout, la série de L’EPOUVANTEUR chez Bayard connaît son petit succès, donc l’idée peut passer. D’accord, je ne vous ai pas décrit le procédé exact mais si je ne garde plus une once de suspense et de surprise, je m’en vais droit dans le mur.

Et les Cathares me direz-vous ? Ils sont là, tout près, et ils pourraient bien voir leur mot à dire dans toute cette histoire diabolique.

Il ne reste évidemment plus qu’à tout mettre en ordre afin que tout ce capharnaüm trouve son sens véritable. La partie que je préfère. Avant l’écriture…

Et mes collaborations me direz-vous ? Ben n’ayant pas de nouvelles des éditeurs, ni en bine, ni en mal, je mets les choses en stand-by. Et les dessinateurs et –trices avec qui j’ai bossé font aussi leurs projets de leur côté.

Je crois en plus que j’ai besoin d’aller jusqu’au bout par moi-même, comme un grand. Me planter aussi, mais tout seul, toujours comme un grand.

Je suis toujours prisonnier de ce besoin de m’accomplir. Sûrement des choses à prouver au monde et à moi-même. Les Freudiens trouveraient bien un truc à dire. ;-)

Allez, je termine ma fantasy et je me décortique ensuite cet ado indécrottable qui mérite bien son sort après tout.

ENJOY !

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vendredi 20 février 2009

Responsabilités ?

columbineUn article du Magazine des Livres abordait dernièrement la responsabilité de l’écrivain. En effet, l’écrivain est-il responsable de l’effet que peuvent produire ses écrits sur un lecteur ? Ou n’est-ce pas la faute du lecteur que de mal interpréter ou en tout cas à sa façon les écrits de l’écrivain ? Evidemment, étaient abordés les textes de Céline par exemple qui est considéré comme un grand écrivain mais que l’on peut condamner pour ses positions politiques. Et en poursuivant, qu’en est-il des penseurs allemands et autres durant les périodes noires des années 30 ?

Je me repositionnerais plutôt sur le cas de Stephen King qui, suite aux massacres qui ont eu lieu dans des lycées américains et autres d’ailleurs, a fait retirer de la vente son livre RAGE. Ce roman est l’histoire d’un lycéen qui prend sa classe en otage parce qu’il en a assez de cette société du rejet et de l’éducation oppressante. Au-delà de l’événement central de la prise d’otage, qui se finit mal, King aborde un tas de sujets de société et interroge l’Amérique sur ses travers. Le texte est très intéressant et instructif.

Mais ce texte est-il responsable des actes de lycéens dépressifs ou en colère ? On peut extrapoler avec tous les thrillers du moment : est-ce les tueurs qui donnent des idées aux écrivains ou les écrivains qui fournissent aux criminels de nouveaux hobbies ?

On peut aussi s’interroger lorsqu’un personnage romanesque exprime des positions déviantes, fascisantes, racistes… L’écrivain pense-t-il la même chose ?

Normalement non, excepté dans des textes politiques ouvertement vindicatifs. Mais je parle là de fiction, de romans…

En fait je me posais la question car j’ai eu l’idée de copier King. Ben oui, en dessin et en peinture on n’arrête pas de dire qu’il faut copier les classiques, les grands, alors pourquoi pas en littérature ?

Je voulais exprimer les mal être d’un adolescent de 16 ans tout à fait normal dans notre société qui voue un culte aux financiers qui mettent un monde en crise ou aux abrutis qui se mettent à poil dans une piscine en espérant la célébrité. Où est la place des gens dits normaux ? Ceux dont les parents n’ont pas divorcé, qui n’ont pas vécu de drame intense durant leur enfance, qui ont même osé ne pas faire vivre l’enfer de la crise d’ado à leurs parents, qui ont suivi des études normales pour se trouver un boulot normal, et vivre dans la classe moyenne, normalement, en en prenant plein la tête actuellement.

Vous vous reconnaissez, c’est ça ?

Alors pourquoi un ado de 16 ans, normal donc, ne se dirait pas, en voyant tout ce qu’on met en place autour de lui pour les autres alors que lui, qui est normal, pourra se débrouiller tout seul, sans qu’on se préoccupe une seconde de son sort, pourquoi ne se dirait-il pas que c’est assez, que maintenant il va faire quelque chose que personne n’attend. Et forcément, quand on décide de passer les limites, ça ne se passe pas bien, n’est-ce pas ?

Mais serai-je responsable d’une sorte d’appel à la révolte ? Pire, d’un appel au crime ?

Je crois que je vais me garder cette idée dans un coin de la tête et l’avenir me dira si je dois avoir peur d’être responsable de quelque chose.

En attendant, que je sache déjà raconter de bonnes histoires, ce sera déjà pas mal.

Normal ?

ENJOY !

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mardi 17 février 2009

Pédagogie ?

maitre_d_ecoleFabrice Colin soulignait dans une interview à la Salle 101 que la littérature jeunesse avait trop tendance à se baser sans cesse sur un fond très pédagogique. Il faut avouer que la majorité de la littérature jeunesse s’adresse aux enfants de moins de 13 ans (ça me rappelle le bon vieux temps des interdictions de cinéma). Donc pour les primaires, il faut du sens aux histoires, il faut de la morale. C’est là que je me demande pourquoi notre président tient absolument à en rajouter à l’école vu que ça pullule dans les bouquins.

Donc, de la morale. Ben oui, il faut que ça se termine bien, que les bons gagnent à la fin et surtout qu’ils pardonnent aux méchants si c’est possible. Sinon, il faut que le lecteur ait appris une leçon sur la vie : le racisme c’est pas beau, la guerre c’est pas bien, le mensonge c’est destructeur, l’amitié c’est ce qu’il y a de mieux dans la vie, et le pardon… Assez judéo-chrétien dans l’âme mais après tout pourquoi pas, on parle aux enfants en tentant de leur inculquer des valeurs, non ?

Parlons un peu des plus grands, ces fameux « young adult ». Eux attendent autre chose. Ben oui, eux, c’était nous avant qui n’avions pas d’offre de livre dit jeunesse et qui nous précipitions sur les bouquins d’adultes.

Je me souviens encore de ma découverte du rayon adulte de la bibliothèque. Je passais à côté à chaque fois pour me rendre en secteur jeunesse mais les yeux inquisiteurs de la bibliothécaire me suivaient afin que je ne franchisse pas la ligne maudite, la ligne du mal. D’ailleurs, ma carte de lecteur indiquait clairement « secteur jeunesse » avec interdiction formelle de franchir la ligne !

Puis un jour, la bibliothécaire, sûrement souffrante, m’a laissé le champ libre. Et me voilà bifurquant vers l’antre des Enfers pour y découvrir le temple ! Des étagères de livres montant jusqu’au plafond, les rayons du haut restant inaccessibles face à ma petite taille. Je n’avais que 10 ans et c’est l’impression que j’ai eu en premier alors qu’il m’a suffi ensuite de lever le bras pour attraper les premiers livres de grands comme… Le Seigneur des Anneaux. Trop gros pour commencer. Je cite ce titre car aujourd’hui il est conseillé aux enfants. Comme 1984, Le meilleur des Mondes, La guerre des mondes et autres folies littéraires qui avant restaient cachées aux yeux chastes de notre jeunesse.

J’ai lu mes premiers Stephen King à 13 ans. Aujourd’hui, je me précipiterais sûrement sur tous ces bouquins grands formats proposés aux ados. Le bonheur absolu.

Mais en plus édulcoré. Car avouons-le, même en Young Adult, on tempère les ardeurs.

Que voulait dire Fabrice Colin ? Il se demandait pourquoi les auteurs français ne se lâchaient pas autant que les anglo-saxons ? Mais sur quoi exactement car les anglo-saxons restent très pudiques aussi. Certes, on a l’impression parfois qu’ils veulent nous en mettre plein la vue mais ils restent finalement dans les clous. Parce que s’ils en sortaient, ils ne seraient plus en littérature jeunesse, non ?

Jeunesse, adulte… Je crois qu’il faut qu’un lecteur fasse son propre chemin. Lise les livres qui lui parlent à un moment donné de sa vie et franchisse les étapes à sa façon.

Et si les auteurs français veulent se lâcher, qu’ils ne se gênent pas.

Mais les éditeurs sont-ils aussi prêts à cela ?

ENJOY !

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dimanche 15 février 2009

Trop facile ?

relaxLorsqu’on interroge un auteur « jeunesse » qui sévit aussi en « vieillesse » sur la différence d’écriture entre l’un et l’autre, la réponse est assez souvent qu’il n’y a pas de différence sur les sujets, hormis la façon de les aborder : moins de sexe explicite, moins de violence explicite, moins de grands mots qu’on ne peut pas comprendre quand on avance peu à peu vers un bac dévalué… On pourrait en conclure que ça a l’air plus simple finalement.

Alors est-ce que les auteurs jeunesse ne font-ils pas ça parce que c’est plus facile ?

Déjà, on écrit un roman jeunesse, et je ne parle même pas des albums, plus vite qu’un roman pour adulte. Moins de pages, moins de signes, et finalement du vocabulaire et des tournures de phrases plus simples. Donc, c’est bien plus facile.

En plus, en jeunesse, nombre d’éditeurs verse des à-valoir ce que ne font quasiment plus aucun éditeur adulte. Donc, c’est de l’argent plus facilement gagné non ?

Là, je vois les sourcils des membres de la charte des auteurs jeunesse se soulever et me désigner d’un doigt accusateur. Sans parler de tous ces auteurs qui s’escriment à écrire des bouquins pour les petits z’enfants. Comme moi d’ailleurs…

Alors pourquoi la jeunesse ?

Parce qu’on aime les enfants ? Fuyez cette idée, malheureux, les gosses ne retiennent pas votre nom. Pour tout ce qui est littérature pour les moins de 14 ans, oubliez donc la gloire du nom. Seuls les prescripteurs – bibliothécaires, profs, parents envahissants – se souviennent de vous si votre livre leur a plu. Vous avez donc plu non pas à des enfants, mais à des adultes.

Trahison ! Quand je me suis engagé, c’est pour que les enfants m’admirent, m’aiment, me vénèrent !

Mais les enfants grandissent. Vite. Si vous ne suivez pas votre public en écrivant des bouquins qui correspondent à leurs âges successifs, comment voulez-vous qu’ils gardent trace de vous dans leurs esprits ? Impossible. Demandez donc à Christophe ce qu’est la reconnaissance des gamins. Et en plus, lui il écrit pour les ados.

Les ados : la bête affamée qu’il faut combler !

A voir les succès de Twilight, on se dit qu’il faut se tourner vers ce fameux secteur « Young Adult », ce passage entre l’imbécillité adolescente et la bêtise adulte mais surtout un moment où il existe des lecteurs, des vrais, pas ceux poussés par leurs parents ou leur prof ou leur bibliothécaire préféré, mais des en chair et en os qui se précipitent aux dédicaces des livres qui marchent (demandez donc à Pierre Bottero ce que ça fait de voir une horde se précipiter sur un stand au salon du livre !). Oui, ceux-là même qui vous porteront aux nues, vous acclameront, se précipiteront dans la librairie la plus proche dès la sortie de votre prochain livre…

Car c’est surtout là que réside l’existence de l’écrivain. Son prochain roman. Marchera-t-il aussi bien que le précédent pour ceux qui ont connu le succès, ou marchera-t-il enfin pour les autres, bien plus nombreux.

Alors pourquoi la jeunesse, pourquoi la vieillesse, pourquoi écrire…

En vous résonne toujours ce petit appel de la page blanche à remplir, de l’histoire à raconter, que ce soit en album, en BD, en roman pour qui que ce soit, les petits, les grands, les autres, les prescripteurs, les simples lecteurs, les « liseurs » de passage…

Là… Vous l’entendez ? Même lorsque vous venez de recevoir un énième refus ou pire encore aucune réponse depuis des semaines, et que vous vous apprêtez à tout brûler, à tout balancer et à redevenir comme les autres, lecteur, téléspectateur, à renier l’écriture parce qu’après tout à quoi ça sert tout ça. Oui, il est là le petit malin, à vous titiller sans arrêt. A vous souffler que, quand même, tu ne fais pas ça pour l’argent, pour la gloire, pour les groupies saoules qui ne se souviendront plus de ce qui s’est passé durant la nuit… Non, tu fais ça parce que c’est comme ça.

Et même si c’est de l’ego surdimensionné, et ben tu t’en moques bien ! Après tout, qui peut t’empêcher d’écrire… Que ce soit facile ou non…

Mais est-ce si facile ?

Demandez donc à tous ces apprentis écrivains si c’est simple. Demandez donc à tous ces auteurs confirmés si c’est simple. Et aussi à ceux qui écrivent des albums pour les petits.

J’ai essayé, je peux vous le dire à vous : rien n’est aussi facile qu’on le pense…

ENJOY !

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samedi 14 février 2009

Grands Anciens

cthulhu2004Inventer une histoire est des plus simples.

Inventer une bonne histoire est une autre paire de manche, c’est sûr. Il suffit de revenir sur le montage des motivations des personnages pour s’en rendre compte et s’intéresser à la crédibilité des péripéties pour le réaliser pleinement.

Et quand vient la phase d’écriture proprement dite, il faut s’appeler F.C. pour trouver cela bine simple et spontané. Quelle chance !

Mais le pire, c’est tout ce poids qui pèse sur les épaules.

Lequel ? Mais celui des grands anciens. Oh si, ne vous mentez pas, ils sont présents à chaque phase de création. On aimerait les copier et c’est là qu’on réalise l’ampleur de la tâche. Vocabulaire, tournure, style, simplicité de la langue tout en étant sophistiqué.

Mais le pire n’est pas la pression que l’on sait se mettre soi-même, surtout moi, mais la pression que le monde dit littéraire aime imposer aux gens. Et cela n’est pas que l’apanage de la littérature germanopratine qui dans ses magazines en kiosque vous assène de l’ancien à tour de bras, vous menaçant de toutes les opprobres si vous n’êtes pas à la hauteur. Les petits mondes du polar, de la SF et de la fantasy ont les mêmes défauts. Que pouvons-nous écrire après tout ce qui a été fait. Horreur si vous osez copier les manuscrits séculaires des maîtres. Damnation si vous osez même écrire !

D’accord, encore une fois, j’exagère. Et pourtant, le poids des Grands Anciens et les coups d’œil sans cesse jetés en arrière sont agaçants et éprouvants. Quand pourra-t-on se libérer du joug de « Avant, c’était mieux ! » quand on sait que nombre de Grands Anciens s’étaient fait jeter comme des malpropres.

Alors que faire ? Simplement écrire comme dirait l’autre et se moquer du qu’en dira-t-on. Trouver son « Fort Alamo » comme dirait Christophe. Et se lancer, sans limites, sans peurs, pour le fun. Car n’est-ce pas cela avant tout ? Le fun…

ENJOY !

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vendredi 13 février 2009

Persona grata

batmanbegins2jokerMême si certains livres reposent énormément sur leur univers, il est indéniable que ce qui leur donnera l’épaisseur, ce sont les personnages. On peut tourner le problème dans tous les sens, si les personnages agissent n’importe comment, en tout cas pas en accord avec leur personnalité définie au départ, ou s’ils n’ont justement aucune épaisseur, votre histoire se dirige tout droit vers les limbes de la mauvaise fiction et du « y a rien à en tirer. »

Christophe parlait des arcs narratifs comme d’une sorte de passage obligé qui évidemment donnait l’impression d’être une recette. Mais pourquoi essayer de le gommer ? Les contes sont tous sur les mêmes bases et ça marche à fond depuis de siècles. Les histoires fictionnelles ou romancées marchent aussi sur les pas de leurs pairs.

Des personnages creux et c’est le clash, ou pire, l’inutilité et l’ennui du lecteur.

Bref, je ne peux aujourd’hui passer à côté d’un bon coup de pelle afin de creuser le background de mes personnages. Mais surtout, quelle est leur évolution prévue. Certes, elle risque de passer à trappe en fonction de l’avancée de l’écriture mais le point de départ et d’arrivée n’auront pas changé (bon, d’accord ça peut arriver mais c’est alors une modification radicale de toute l’histoire.)

Christophe me disait que j’avais tout intérêt à ce que même mes personnages secondaires aient une problématique identique à celle des héros, chacun la vivant à sa façon. Et plus je regarde des séries américaines qui ravissent des millions de gens, plus cet axiome se révèle vrai. Les échos de la problématique centrale chez tous les personnages est un véritable plus qui donne toute son épaisseur à l’ensemble.

Et ça, ça demande réflexion les enfants !

Mais c’est passionnant.

Mais pourquoi est-ce que je raconte ça puisque je vais plutôt corriger un ancien texte qui tient la route mais qui demande un lifting ? Parce qu’un de ses défauts, c’est justement le manque de cohérence entre les objectifs des personnages et l’épaisseur de ces personnages.

Bon, y aura d’autres choses à changer mais je devrais être sur le bon chemin. Le bon arc…

ENJOY !

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dimanche 1 février 2009

Faut ranger tout ça !

bordelMaintenant que je tiens mon histoire, il va falloir la polir. Ce n’est pas tout d’avoir eu l’idée. Car lors de la première écriture du synopsis de départ, donc très peu détaillé, uniquement les grandes lignes, je n’avais pas relevé les incohérences qui m’ont sauté aux yeux lors de la seconde lecture plus attentive.

C’est surtout le besoin de développement de ce synopsis qui m’a amené à me poser tout un tas de questions sur les incohérences déjà apparentes.

Le pire est que mon postulat de départ, la raison pour laquelle les héros vont s’opposer, a des défauts dans la cuirasse. Le lecteur lambda descendra ce postulat dans la seconde et refermera le livre sans continuer. Il faut que le stimulus initial soit quasiment inébranlable.

Voilà déjà une des difficultés qui parcourt la construction de ce récit.

Tout paraissait fluide dans ma tête et en mettant à plat les arcs narratifs des personnages, les rouages coincés sont apparus au grand jour.

Alors, je prends la truelle et hop ! je remonte les fondations. Les éternelles questions s’entassent les unes sur les autres : pourquoi ? qui ? dans quel but ? tout cela tient-il debout ?

Qui a dit que le BTP était aisé ?

ENJOY !

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jeudi 29 janvier 2009

Maturation

hemchartAprès un constat amer ces derniers temps sur ce que j’avais pu écrire, il fallait relever la tête. Car même si tout me poussait vers un trou noir indicible, il existe sans aucun doute un proverbe chinois sur le fait de ne pas abandonner, de se reprendre et de pourfendre toutes les armées du démon afin que régne une ère de paix. Ou quelque chose de plus humble, mais qui vous dit que rien n’est vraiment terminé.

Car, à force d’essuyer refus ou de n’entendre que silence de la part des éditeurs, il faut bien avouer que le moral ne se porte pas, littérairement parlant, au beau fixe. (Je m'excuse d'avance d'ailleurs auprès de mes illustrateurs car si il n'y a pas de retours, c'est que mes histoires n'étaient sûrement pas à la hauteur.)

Encore pire lorsqu’on lit les blogs des copains ou d’autres écrivains…

Alors on remonte les manches de son esprit, on pose les choses et on remonte en selle (peut-on faire réellement tout ça sans que ça paraisse un peu fou ?).

Tout d’abord, laisser maturer… Penser… Laisser le temps au temps pour que jaillissent l’histoire et les personnages qui vous emporteront sur les flots de l’écriture au grand large.

Il me fallait d’abord ce déclic. En fait, deux histoires sont apparues. Deux histoires déjà existantes sur papier. Enfin, en résumé. Des embryons, donc.

Elles se sont battues. L’une à tendance fantastique, l’autre plus SF dans l’âme. Elles ont bataillé quelques temps dans mon esprit. Puis finalement, je me suis senti encore trop fragile en écriture pour me lancer dans la première sans la saccager. De plus, ne me venaient que des flashs, et la consistance manquait lourdement.

C’est donc sur la seconde que j’ai lancé mon dévolu.

Mais tout reste à faire…

ENJOY !

Posté par mikeespinosa à 06:24 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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