OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

lundi 23 mars 2009

Musicalité...

notes

Pourquoi s'acharner chaque jour (ou presque) à noircir des écrans d'ordinateur de mots, de phrases et d'histoires ?

est-ce que je m'intéresse à la musicalité des mots ? Pas vraiment. La musique, c'est la musique. Peut-être que ces assemblages de lettres donnent une petite chanson entraînante qui donne envie de lire la suite. Peut-être. Mais est-ce que je travaille vraiment dans ce sens ?

Je le devrais. Je le fais d'ailleurs, sans doute, quand je rature, je corrige, je cherche la fluidité, que certains me rappellent de ne pas oublier car c'est primordial pour le lecteur et pour le plaisir de lire.

Elle doit être là la musicalité.

Et je me répète, je me répète, je me répète. Les redondances m'envahissent, noient mes textes dans des bouillis infâmes et presque illisibles. Je me demande d'ailleurs si je n'étais pas plus lisible avant ? Non, je ne dois pas me dire ça. C'est faux.

J'ai des défauts récurrents que je me dois d'éliminer. Quand on me mets le nez dedans, je les vois et je peux y remédier. Mais après, tout seul ?

Apprentissage de l'écriture, apprentissage de la vie. Je dois voler de mes propres ailes et savoir m'écarter du mauvais chemin.

Apprendre, écrire, corriger, réécrire, espérer...

ENJOY !

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vendredi 20 mars 2009

Illusions…

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Le numéro de mars de LIRE (magazine dirigé par François Busnel qui anime l’excellente émission littéraire – la dernière ? – à la télévision sur France 5 le jeudi soir à 20h35) fit sa couverture sur un dossier « Comment se faire éditer. »

Même pas de point d’interrogation, non, une affirmation claire et nette. Il est donc impensable qu’après avoir lu le dit dossier, mes manuscrits ne soient pas acceptés par ces maudits éditeurs !

J’ai beau connaître les arcanes du milieu maintenant, mon côté midinettes me laisse espérer une recette miracle, telle la femme (et l’homme aujourd’hui) moyenne qui ouvre les magazines de santé de avril à juin pour maigrir enfin et paraître une nymphe sur les plages. Et je suis toujours aussi déçu.

Le dossier ne propose rien de nouveau au soleil. Et comment le pourrait-il ? J’ai eu le droit à des exergues de textes qui, remis dans leur contexte n’ont plus vraiment le même sens. Exemple : « Tous les manuscrits arrivés par la Poste sont lus. L’enjeu est trop important pour laisser passer l’auteur de demain. » Retrouvé dans le texte, on peut y rajouter la phrase derrière : « Ou, du moins, ouverts, triés et parcourus. A raison d’au moins quelque minutes. » Il faudra lire les interviews dans d’autres magazines d’auteurs désormais assis pour apprendre que les trieurs sont bien souvent des stagiaires ou même des standardistes. Le rêve se ternit.

Mais l’article, et les éditeurs, relance l’espoir auprès des apprentis écrivains puisque la chasse au fameux « Premier Roman » est ouverte. C’est même désormais une catégorie de roman. Il y a le policier, le roman à l’eau de rose, celui de cuisine, et le Premier Roman. Ah bon, il n’y a pas de premier roman dans les genres littéraires ? Mais non, misérable ignare, on parle là de VRAIS romans. Ah pardon, je m’excuse. Je reprends ma lecture.

Ah le fameux « Regardez ce que nous faisons avant de nous envoyer n’importe quoi. » ! Attention à cette phrase ! Par là, les éditeurs entendent de ne pas leur envoyer de la SF quand ils ne font que du VRAI roman par exemple. Ou des poèmes à un éditeur de livres de cuisines (encore que le mariage pourrait être sympa non ?) Car surtout ne succombez pas aux chimères de l’imitation. Sauf si vous êtes déjà connu, on appelle alors ça un hommage. L’imitation, c’est bon en Arts Plastiques, mais pas en littérature. Comment ? Tu as osé salir ce grand homme en imitant son style ? Comment ça, tu t’entraînes ? Mais tu es fou ! La littérature, c’est de l’Art, ça sort comme ça, c’est le génie qui doit parler et pas le sombre imitateur.

Car oui, bonnes gens, abandonnez les écrits qui collent parfaitement au catalogue puisque c’est déjà dans le catalogue. Vous devez donc être dans la ligne du catalogue tout en proposant de l’original. Oh, évidemment, certains passent les mailles du filet mais on apprend un peu plus loin dans l’article qu’il faut alors être amené par un ami d’un ami d’un ami de l’éditeur. La boucle est bouclée, les vérités sont dites.

J’ai moi-même, humble écrivaillon, eut droit autant à « Mais avez-vous vraiment lu notre catalogue ? Ecrivez donc à des éditeurs avec qui vous vous sentez en adéquation. » Et vu l’éditeur qui m’a répondu ça, je dirais que finalement il a eu du flair car je lui ai envoyé un roman parce que c’est un éditeur établi sur la place des Marchands du Temple et pas parce que j’aime ce qu’il fait particulièrement. Et je le referai car nous sommes tous à la recherche de grands éditeurs.

Mais j’ai aussi eu le droit à « Nous ne publierons pas cela. C’est bine écrit mais nous avons déjà publié des bouquins similaires. » Ah ouais ? Sans blague ? Serait-ce parce que j’ai consulté votre catalogue et que je me suis dit qu’en voyant ce genre de bouquin vous seriez susceptible d’avoir envie de le publier ? Mince, excusez-moi, je me suis odieusement trompé. Mais ne fait, si vous trouviez ça mauvais, j’aurais préféré que vous me le disiez.

Et puis il y a eu le « J’aime beaucoup l’écriture, j’aime beaucoup l’histoire, les personnages sont attachants… Mais non ! N’hésitez pas à m’envoyer d’autres manuscrits je les lirai avec attention » ou encore « C’est sympa, mais je ne connais pas grand-chose au sujet que vous abordez (le monde de la BD et des comics) et je ne pourrais rien vous apporter donc non. »

Ah oui, parce que vous n’avez pas pris en compte, chers amis aspirants, la place qu’aiment prendre de plus en plus d’éditeurs dans vos manuscrits. Certains « vieux » écrivains, en jeunesse particulièrement, s’en plaignent.

Alors je reprends l’article et je vois comme intertitre : « La bonne recette. » Je me lance. Ben oui, ils affirment que je serai édité après avoir lu mais pour l’instant j’ai plutôt les boules, alors je veux enfin savoir.

Nada. Que dalle !

Allez, pour m’encourager je reviens à un encart titré « Longtemps refusés, enfin célèbres » qui vous rappelle que de très grands auteurs ont été édité à compte d’auteur comme Proust et d’autres se sont autoédités. Mais enfin morts, ils sont devenus célèbres. Rappelez-vous l’auteur de « La conjuration des Imbéciles », John Kennedy Toole. Lui il a carrément été publié à titre posthume, après son suicide. Génial pour la pub !

Bon allez, je tourne la page. « Ce que recherchent ces éditeurs de premiers romans. »

Les voilà mes réponses ! Pour chaque nom d’éditeur, ses choix, ses découvertes et l’adresse d’envoi des manuscrits. Le plus intéressant, vous l’aurez saisi est l’adresse. Les choix ? Je vous cite Laure Leroy de chez Zulma et vous aurez tout compris : « Des textes qui suscitent notre désir de les publier, une magie très éclectique. » Avec ça, vous êtes bien barré !

Je retiendrai la phrase de Laclavetine, écrivain et éditeur chez Gallimard : « L’édition est une bonne affaire, sauf pour les écrivains. Peu d’écrivains vivent de leur plume mais plein de gens vivent de l’édition. ».

Comment ça, je ne vous ai pas rassurés sur le parcours du combattant de l’auteur face à la machine de l’édition. Mais si, n’hésitez pas à vous jeter sur votre ordi pour écrire plein de bons romans qui vous font plaisir à vous en espérant que ça plaise à d’autres.

Car retenez cette dernière phrase de Joëlle Losfeld : « La littérature est une des seules réponses au mal et à l’ennui. »

Si vous vous sentez médecin de l’âme, lancez-vous !

ENJOY !

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dimanche 15 mars 2009

Relooking

Les temps étant aux changements, je me suis dit que je devais suivre un peu le mouvement.

Disons plutôt que ma publication annoncée pour septembre (en attendant une prochaine très probable mais le mystère demeure) m'a donné envie de vous donner une vision de ce que j'avais déjà publié. Pas en terme de texte mais en terme d'images et de couvertures.

Ce blog possède désormais 3 colonnes avec sur votre droite des albums photos présentant mes publications. Il manque celles des nouvelles dans LANFEUST MAG et un magazine d'informatique défunt mais ce sera pour le best-of quand je serai très vieux.

Voilà, si vous voulez jeter un oeil...

ENJOY !

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samedi 14 mars 2009

Ah ben quand même…

logoQuelle ne fut pas ma surprise il y a deux jours lorsque j’ouvris ma boite mail et que je découvris, oh belle journée qui se termine !, un joli message des Editions Averbode, maison d’édition belge que l’on pourrait comparer à Bayard en France.

Un message court, concis, efficace, percutant, droit au but : « notre comité de lecture a retenu votre texte. » ! C’est pas beau ça ?

Ben si, c’est beau. Alors, il s’agit de « Journal Intime », un texte assez perso que j’ai retouché bien des fois, que j’ai compressé pour le calibrer « revue pour préados ». Mais si, souvenez-vous, la rédactrice de D-Lire l’avait trouvé « trivial » avec tout ce que ça peut comporter derrière.

Et bien, chez Averbode, ils ne trouvent pas ça trivial du tout et même plaisant.

Le texte doit donc débuter la série « Récits-Express » de 2009/2010 qui est un abonnement de 10 mois à la revue paraissant donc de septembre à juin. Pour septembre 2009, ce sera bibi ! Je suis abonné aux rentrées ;-)

Alors oui, c’est une publication de presse. Mais c’est une publication. Et croyez-moi, en période de doute, c'est-à-dire à peu près tout le temps, c’est plutôt sympa.

Je suis donc très heureux de faire désormais partie de la prestigieuse liste d’auteurs qui ont écrit au moins un Récits-Express.

ENJOY !

Posté par mikeespinosa à 14:56 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 10 mars 2009

Coupe de printemps…

elagageRevoilà le temps des corrections. Mais pas les petites scories de rien du tout. Du lourd. A priori, ma vision de mon propre travail est encore loin d’être claire pour moi. Je fulmine de voir comment je me fourvoie sur des pavés entiers. Tout est à revoir, à repenser. Enfin, disons que l’esprit y est mais l’aspect littérature pas encore.

Elaguer est un véritable boulot de Titan. Certain diront qu’ils prennent plaisir à cet instant car ils donnent l’aspect voulu à l’œuvre. Que j’aimerais pouvoir saisir cette vision. Deviner ce qui ne va pas et le pourfendre d’un coup de plume. Mais l’acte est plus difficile que la pensée. J’ai toujours en tête une vue si idyllique de ce que je veux mettre sur papier. Ça paraît si beau, si fluide, si entraînant. Et pourtant à se retourner sur le texte, c’est à coup de lacérations écarlates qu’il faut le laminer.

Point de défaitisme dans mon propos, attention. J’espère juste pourvoir être à la hauteur. J’apprends l’humilité chaque instant. Le pire c’est que je continue à écrire des chroniques de bouquins et là je me pose des questions existentielles.

Exemple encore à l’instant où je viens de mettre en ligne la chronique du livre de Xavier Mauméjean, « La Guerre Spéciale ». J’ai trouvé sa vision des choses bancales, son propos un peu flou et je l’ai dit haut et fort. En revanche, même si des passages sont un peu longuets à mon goût, le monsieur sait écrire. On ne bute pas sur les mots, sur les phrases, les idées s’enchaînent. Je me suis donc posé la question de comment pouvais-je chroniquer en mal le bouquin d’un autre qui écrit bien ? En quoi ai-je le droit de décourager des lecteurs potentiels (si certains lisent évidemment mes chroniques ;-) ) alors que je ne suis moi-même pas encore capable d’aller au bout de mon propre bouquin ?

Mais finalement la vie n’est faite que de schizophrénie. Quand j’écris, je suis un petit écrivaillon admirateur du talent de ces bonshommes et bonnesfemmes capables d’émerveiller par les mots. Je me prosterne et pleure sur mon sort. J’élève des temples et je ferme ma bouche, misérable cafard que je suis.

Quand je chronique, je suis un lecteur. Pas un critique d’ailleurs car je ne suis pas assez érudit pour cela. Non, je donne mon avis dans mes chroniques, je ne suis pas objectif et je le revendique ouvertement. Si je suis emballé, y compris par des bouquins que certains trouveront médiocres, je le dis. Et si je suis déçu, je le dis aussi. Je n’aime pas l’hypocrisie de la critique soit disant objective. Comment cela est-il possible puisqu’on critique avec ses arguments, sa vision des choses et, excusez-moi, mais l’objectivité, c’est du flan !

Résultat ? Je sui encore plus perdu quand j’écris car la hauteur de la barre varie en fonction de mes lectures. Mais surtout, je me dis que le chemin est bien long, petit scarabée.

Respect à tous les auteurs. Même ceux que j’égratigne car derrière ma déception existe toujours un énorme travail sincère. Et ça, mes chroniques ne leur enlèveront jamais et tant mieux.

Quant à moi ? Ben je retourne à mes cisailles. La critique est aisée mais l’élagage, bon Dieu ce que c’est compliqué…

ENJOY !

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mercredi 4 mars 2009

Quadrature_black_out_HADOPI_250x250px Bienvenue dans l'absurdité du monde libre !

Posté par mikeespinosa à 11:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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