dimanche 12 octobre 2008
Simplification ?
Ma principale préoccupation dans mes corrections de "Diane" est de simplifier. Lorsque D. m'a demandé et montré ce que tout cela voulait dire, je l'ai regardé avec de gros yeux.
Mais si je simplifie, je vais larguer l'âme de mon livre !
Certaines descriptions, et parfois même actions, étaient en passe de disparaître(et ont disparu d'ailleurs). Je ne pouvais me résoudre à cela sans trouble. Et puis à force d'élaguer, on se retrouve avec un synopsis de livre, non ?
Je me suis lancé. J'ai trifouillé, lacéré, pleuré et petit à petit j'ai commencé à saisir où tout cela me menait. Je suis allé jusqu'au bout du génocide littéraire, ai soufflé un peu, versé une nouvelle larme, puis suis retourné sur le texte.
Au fil des mots, la révélation ! Certes, il me manquait ces petits passages que j'affectionnais mais qu'on me reprochait déjà avant : un peu lourd, ça passe pour de l'amateur, ouais, rigolo mais sans plus, utile ? Mais est apparu ce qu'il devait me manquer pour d'autres textes aussi : la lisibilité.
Ce que je prenais pour de la simplification est en fait un grand ménage pour que que le lecteur y voit clair, sans bavure, qu'il ne soit pas dérangé par des scories inutiles qui le feraient sortir de l'histoire. Ça paraît évident et stupide comme ça, surtout pour quelqu'un qui écrit depuis pas mal de temps et qui a un bouquin et demi (un quart ? ;-) ) publié derrière lui. Et pourtant, il m'a fallu quelque coups de pieds au cul, quelques bousculades (aïe, ça fait mal ! ;-) ), pour comprendre où tout cela clochait.
Je ne dis pas avoir trouvé la solution et être forcément capable de ne plus jamais me tromper, mais je pense être plus lucide aujourd'hui.
Seuls les éditeurs auront la réponse.
ENJOY !
vendredi 10 octobre 2008
Vroum vroum !
Ça fait un bien fou de se remettre en selle ! De ressentir à nouveau le vent dans la mèche littéraire. En tout cas de prendre plaisir à plonger à nouveau ses mains dans le cambouis.
Pourquoi "à nouveau" ? Tout simplement parce que la vie professionnelle, celle qui fait manger chaque jour, avait pris le dessus et anéanti mes élans de scribouillard. Alors je ne dis pas que tout est de retour car les charges de ma fonction sont encore lourdes (et elles ne risquent pas de se restreindre dans les mois et années à venir) mais en tout cas mon envie, mon plaisir et mes angoisses sont revenues.
Et ça fait franchement un bien fou !
Donc Diane a quitté les starting block à fond la caisse (oui, D. Très bientôt pour la première partie).
D'autres idées font leur chemin.
Et en BD, ça prend un tournant qui me plaît mais j'en parlerai plus tard car j'ai la nette impression qu'en causer trop me porte la poisse.
Donc, I'm back on the race ! et je vais aussi essayer de vous en causer plus longuement et plus souvent.
Enfin, j'essaierai...
ENJOY !
mercredi 1 octobre 2008
Un puits sans fond ?
Vous aurez compris que si je ne me suis pas précipité pour vous donner des nouvelles du concours de la Fondation Leblanc, c’est que nous sommes allés droit aux fraises.
Et oui, même pas dans les 6 premiers.
Bon, il faut avouer qu’en me repenchant attentivement sur le travail des 6 lauréats, je n’ai pu que constater que nous avions un petit train de retard. A ne parler qu’en terme de scénario, je me suis aperçu de mon classicisme.
Un dessinateur me disait il y a quelques temps : « Tu ne te lâches pas. Tu restes trop dans les clous. Ce que ut fais est sympa mais ça ne peut pas sortir du lot. C’est de la redite de ce qui a déjà été fait mais sans le génie de renouveler la chose derrière. Faut t’éclater mec, pour l’instant tu ne donnes pas de toi. »
Bon, quand tu reçois ça dans la face, t’es pas joyeux. Mais là aussi, avec le recul, mon ami avait bien raison. Je reste dans le chemin, j’emprunte les passages piétons, je respecte les priorités. C’est joli, parfois, mais ça manque de piquant tout ça non ? Je dois me faire violence, aller plus loin que moi-même, sans avoir peur de faire, de dire, d’aller trop loin parfois mais en donnant de moi-même.
C’est finalement le même problème pour Diane et d’autres projets : donner de soi et ne pas se contenter de surface.
Bon, encore des grands mots, certes. Mais va bien falloir que j’y arrive, bordel !
Ce qui me rassure, même si j’ai du mal à écrire en ce moment (je n’arrive même pas à lire plus de 3 pages d’un bouquin, ma vie réelle prenant un peu trop le pas sur le reste), c’est que l’envie est toujours là, et que les méninges carburent.
Hauts les cœurs !
ENJOY !







