OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

vendredi 29 février 2008

DISPONIBILITE ET DEBOIRES

palmiers_20hamacLorsque j’ai eu la chance de pouvoir poser cette dispo pour me consacrer à l’écriture, j’ai sauté au plafond car m’était donné la chance de me focaliser sur ce travail difficile qu’est l’écriture.

Ce que les autres voient en revanche, c’est que je ne bosse pas. Ben oui, bosser chez soi c’est en fait ne pas bosser. Disons que les résultats n’étant pas au rendez-vous, il est encore plus compliqué de faire comprendre à l’entourage, quel qu’il soit, que, si, si, vous êtes en train de travailler quand même.

En fait, tout le monde pense que vous glandez et que vous êtes, comme le nom de disponibilité l’indique, disponible ! Donc, on vous dérange, on vous appelle, quelle que soit l’heure, après tout, vous ne foutez rien. Et puis, vous avez le temps pour faire ceci, cela sans parler de tout le reste.

Quelqu’un me demandait si j’étais aussi productif en étant chez moi que si je devais me rendre à un endroit pour y bosser. Sur le coup, j’avais dit oui, c’était au tout début. Maintenant, je me pose la question quelque part. Je commence à comprendre les dessinateurs qui se réunissent en studio dans un local où ils doivent se rendre tous les matins comme s’ils allaient à n’importe quel boulot. Car, eux, ils vont vraiment travailler !

Certes je ne vais pas chercher un local et me faire mon studio à moi tout seul, mais c’est parfois difficile de faire comprendre que non, je ne suis pas vacances !

Allez, c’est qu’une mauvaise passe !

ENJOY !

Posté par mikeespinosa à 17:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 26 février 2008

HELP !

oie_plateCeci ne m’est pas vraiment destiné (encore que si les éditeurs commençaient à me répondre, ça aiderait ;-) ) mais est un cri lancé à tous les auteurs en herbe et les autres.

Les plus avertis, ou ceux qui avaient creusé un peu le monde de l’édition et surtout de ses péripéties malheureuses, connaissent l’ex-CALCRE. Cette association loi 1901 créé par Roger Gaillard publiait la revue ECRIRE ET EDITER qui relatait toutes les méchancetés que le monde de l’édition pouvait faire subir aux auteurs en devenir. Mais surtout, elle publiait tous les 5 ans environ l’annuaire AUDACE, rien moins qu’un récapitulatif des éditeurs sur la place mais surtout avec des fiches détaillées sur leurs attentes, les possibilités d’être édité et aussi les pièges à éviter surtout venant des spécialistes du compte d’auteur.

Aujourd’hui, le CALCRE n’existe plus suite à une sordide affaire de sous qui donnent parfois envie de ne plus aider certaines personnes. Mais bon. Reste de ces bonnes âmes L’OIE PLATE, un éditeur indépendant qui publie des bouquins pour venir encore en aide aux auteurs. Toujours le fameux AUDACE (une vraie mine d’or mais le dernier date de 2005 et un serait éventuellement prévu en 2009 ou 2010), mais aussi les 150 QUESTIONS SUR L’EDITION (excellent) et d’autres ouvrages pour aborder le monde impitoyable de l’édition française avec quelques armes en mains.

Bon, c’est vrai que ça ne fait pas pondre le best-seller ou le livre du siècle mais techniquement, c’est intéressant.

En tout cas, L’OIE PLATE reste un des derniers remparts contre les arnaques mais leur avenir est assez incertain. Allez donc leur rendre visite, ça coûte rien et c’est vraiment instructif.

ENJOY !

Posté par mikeespinosa à 18:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 20 février 2008

VIVE LES VACANCES !

t3Voilà une période bien trouble. Autant je pouvais l’apprécier à sa juste valeur lorsque je travaillais comme tout un chacun, suivant un calendrier précis, des horaires définis, une fatigue établie, et que je retrouverai avec bonheur en septembre 2008 (c’est marrant, là, de l’écrire, ça me fait flipper), autant en ces temps nouveaux pour moi de travailleur de l’écrit et de l’extrême c’est une période redoutable.

Pourquoi ? Mais, ignorants, quand vous avez un enfant de 6 ans qui a du peps à revendre, les vacances c’est mortel ! « Papa, on fait ci ! Papa, on fait ça ! Papa, t’arrête de te coller à ton ordinateur ! »

Bon, ben là, faut bien y aller, non ? Alors, on prend ses baskets, on se couvre parce qu’on est tout de même au mois de février même dans le sud de la France et on se promène avec le sourire. La balançoire nous casse les articulations du bras, le tourniquet donne envie de vomir, et la course n’est plus de votre âge (disons que quand on ne pratique plus trop, le manque de souffle vous rattrape à grands pas). Mais le môme, il en veut, et pas qu’un peu, le bougre !

On se décide à rentrer, à goûter un peu, puis à jouer à un jeu de société où les règles ne sont pas respectées par tous de la même façon, surtout en fonction de l’âge et de l’envie de gagner ou pas du petit être tout mignon qui vous fait face.

Ouf ! Elle (oui, c’est une fille) veut enfin regarder un peu la télé. La baby-sitter des parents, la magicienne du repos ou encore les muses pour les écrivaillons comme moi. Oh, pas muse de l’inspiration et mais la cousine de Chronos qui vous donne un peu de son temps.

Allez hop, sur l’ordi ! Deux petits histoires pour les petits (va savoir si je ne suis pas encore à côté de la plaque), un scénar de BD de 6 planches (là aussi, suis-je dans la course ?) et…

Trop tard ! « Papa, on fait ci…

ENJOY !

Posté par mikeespinosa à 10:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 15 février 2008

AIR CAMPAGNARD

les_sonneursPeut-être ne m’étais-je jamais promené si tard dans la matinée dans le village, donc vers 10h, mais ce matin, je me suis cru un instant dans un épisode de BARNABY, série anglaise que les aficionados de la campagne meurtrière anglaise connaissent. C’est donc en remontant le chemin vers mon humble demeure, que j’ai entendu les cloches de la cathédrale sonner non pas les heures, leurs quarts ou leurs demies, mais plutôt interpréter une petite chansonnette. Pour tout vous dire, j’ai été intrigué quand elles ont commencé par monter et descendre les gammes. Avec des cloches, croyez-moi c’est étrange. Puis, après un petit échauffement, voilà qu’elles ont entamé des morceaux connus que j’ai entendu partout, et vous aussi d’ailleurs, et dont je suis incapable de vous donner le nom. C’est ainsi.

En tout cas, j’ai été bercé de ces sons de cloches avec bonheur tout au long de ma promenade.

Et arrivé à mi-chemin, voilà qu’un tracteur est sorti de son hangar, arborant fièrement sa robe verte et son écusson JOHN DEERE (les connaisseurs là encore s’y retrouveront).

Je jette alors un regard vers la flèche de la cathédrale pour voir un vol d’oiseaux en formation qui tournaient dans une danse étrange. Au bord de la route, sur le fil électrique, un rapace immobile attend le moment propice pour se jeter sur une proie dans le champ qui s’étend à perte de vue. Le soleil brille mais ne réchauffe pas encore l’air qui plafonne à moins de 10 degrés mais le ciel bleu est enchanteur.

Oui, vraiment, la campagne ça a du bon.

Mais cela n’empêche pas de se prendre des râteaux. Bam, une nouvelle histoire refusée par Histoires Pour les Petits. A priori, je tape encore à côté, ou plutôt je mélange les genres et je n’atteins pas le but. En tout cas, ils m’encouragent à poursuivre puisqu’ils me joignent la ligne éditoriale du magazine. Bon, ben yapuka !

Et la vie continue son bonhomme de chemin.

ENJOY !

VU

i_am_legendJE SUIS UNE LEGENDE

J’ai toujours des doutes lorsque je vais voir Will Smith dans un film dit sérieux, même s’il a déjà fait ses preuves à maintes reprises. Alors en plus dans le film tiré du livre de Richard Matheson, avec un sujet si casse-gueule, je me suis interrogé. Et bien l’essai est réussi ma foi. Déjà le film en lui-même est très bien rythmé avec une première partie soulignant l’aspect flippant de se retrouver seul au milieu d’un no-man’s land mortel. Et ensuite, quand le rodéo est lancé avec les créatures, waouh, on en prend plein la tête. Les monstres sont super efficaces, le Will Smith joue très bien son rôle, et la fin est un peu glamour mais bon (je ne me souviens plus de la fin du bouquin). En tout cas, voilà un bon divertissement avec du fond comme il faut. Je vais sûrement me répéter, mais franchement, pour le coup, ils font ça mieux que nous.

Posté par mikeespinosa à 18:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 12 février 2008

DESINVOLTURE !

respect2

C’est toujours flatteur d’être invité à une journée/salon pour présenter son travail d’auteur à des lecteurs avides d’en savoir plus sur les dessous de ce métier mystérieux. Bon, ça l’est un peu moins quand on vous contacte pour en fait pouvoir débaucher un autre auteur bien plus connu. Et le jeu de dupes commence lorsque l’auteur en question refuse, car lui a l’expérience de ce genre de choses et n’est plus forcément dans ce manque de reconnaissance classique des auteurs en devenir. Car nos amis organisateurs, après vous avoir brossé dans le sens du poil, se retrouvent le nez dans l’eau car leur auteur vedette ne sera pas là comme ils l’avaient déjà prévu avec la presse locale qui s’en faisait une joie et patati et patata. Bon, il leur reste sous la main l’auteur de rechange qui a servi d’intermédiaire. Mais en fait, ils n’avaient pas trop envie de l’inviter celui-là. Mais bon, ils sont humains, ils ne peuvent pas le balancer comme ça, ça se ménage un auteur, on sait jamais si un jour lui aussi devenait carrément connu, il se souviendrait de ces organisateurs généreux qui l’avaient invité… Sauf qu’ils ne le font pas vraiment. Donc, on promet que oui, vous êtes génial et qu’on vous invite. Oui, bien sûr que l’on va vous prendre les billets d’avion en défraiement, ce sera plus simple pour l’organisation. Et on vous tiendra au courant, ne vous inquiétez pas, pardon, non , je n’ai plus de batteries…Allo ? Allo ?

Bref, je laisse passer le temps et puis la date approchant, je dois me renseigner, surtout que la manifestation a lieu en même temps que l’anniversaire de ma fille. Et c’est là que le petit mot que m’a envoyé l’auteur connu cité plus haut (non, je sais je ne l’ai pas cité, ce n’est pas vos affaires tout de même ;-) ) me revient à l’esprit : « Mike, je cesse ce genre d’activités car ça bouffe ma vie de famille et j’ai choisi aujourd’hui. » Ouais, facile quand on est connu et qu’on vend à 50 000 ex par tome ! Mais ça m’a fait réfléchir. J’envoie donc un mail aux gentils organisateurs avec une de mes adresses mails annexes où est noté un autre nom que le mien (oui, c’est la faute aux renvois automatiques d’Outlook Express, enfin bref…). Mais je signe mon mail de mon vrai nom évidemment, sinon ce n’est pas sérieux tout ça. Et je demande qu’on me dise où en est notre affaire. Et miracle, je reçois une réponse s’adressant à mon faux nom (celui de mon adresse mail donc), ce qui prouve déjà que les gentils organisateurs ne se souviennent absolument pas de moi.

Oh et puis je vous copie/colle leur réponse, ça vaut le coup (Avec commentaires à la clé) :

«Bonjour Monsieur Linkov (là ceux qui m’ont écrit ces derniers temps, comprendront d’où vient le nom ;-) ),

Pardonnez moi en effet de ne pas vous avoir fait suivre l'évolution de ce projet littéraire au sein de notre arrondissement. (Il s’agit d’une manifestation se passant à Paris, dans le 15ème Arrondissement)

Je reviens de formation et le directeur m'a signifié que l'association, même fortement intéressée par votre profil et vos expériences cadrant parfaitement avec la rencontre, ne pouvait pas dans sa comptabilité répondre à votre demande d'avance pour frais. (On m’avait prétendu le contraire au départ. On m’avait même dit que ça facilitait les choses !)

Les partenaires seront ainsi défrayés à l'issue seule de cette manifestation. (Et là, c’est du tout bon, car parlez donc aux auteurs de leurs défraiements remboursés après, ah ah ah !)

Je regrette bien sincèrement que notre organisation nous empêche de poursuivre le partenariat que je suis venu vous solliciter. (En fait, on venait solliciter mon camarade auteur connu, et moi, ben j’étais là, donc fallait faire avec. D’ailleurs, on me connaissait tellement, qu’on a oublié mon nom)

Dans l'espoir de votre compréhension, veuillez recevoir, Monsieur, mes salutations distinguées. (Et là j’ai l’impression de recevoir la réponse d’un DRH à une demande d’emploi de ma part) »

Bon, je ne suis pas une star mais tout de même, un tout petit peu de considération n’aurait pas fait de mal. De plus, c’est un chouïa une insulte à mon intelligence.

Gentils organisateurs, nous ne demandons pas la lune mais d’éviter d’être pris pour des imbéciles. Il ne faut pas croire que nous n’avons que ça à faire que d’attendre et de commander ou décommander un rendez-vous. Nous avons aussi une vie de famille, aussi des relations et aussi un boulot. Donc, respect !

Mais certains vont me dire : « T’es fou, tu vas te griller ! »

Auxquels je répondrai : « Si jamais j’ai du talent, on me rappellera. Si jamais je n’en ai pas, faudra que je me fasse une raison. »

En attendant, j’ai envie de suivre les préceptes d’un ami qui ne veut pas vendre son âme pour un bout de starisation éphémère. Je travaille parce que j’aime raconter des histoires, écrire, me faire rêver et triper, et si ça touche d’autres gens que moi, tant mieux. Et si tout ça ne fonctionne pas, et bien au moins j’aurais pu prendre du bon temps. Car après tout, la vie, c’est fait pour s’éclater (surtout quand on sait que les grands patrons français sont les mieux payés d’Europe et qu’ils n’ont jamais fait autant de bénéfice ces dernières années, donc sur le dos de leurs employés. Ah, ça fait du bien de se lâcher un peu ;-) )

ENJOY !

VU

The_Fountain_20__20PosterTHE FOUNTAIN de Darren Aronofsky

Ce réalisateur est un fou furieux. Ici, il traite une histoire d’amour sur plusieurs plans complètement déjantés avec une imagerie fantastique de haut niveau. Parfois ça se perd en délire incompréhensibles que je déteste parce que ça me donne l’impression que l’auteur fait du n’importe quoi et peut le faire passer sous l’étiquette grand art alors que c’est du n’importe quoi, et en même temps, quand c’est beau, ça passe tranquille. Et là, ben ça passe plutôt pas mal. Mais alors, me direz-vous, pourquoi ai-je détesté DANTE 01 qui explorait le même genre d’univers et de questionnement universel (ici, c’est la mort et quête de la vie éternelle) ? Tout simplement parce que là où Caro se masturbe sans donner le soupçon d’un indice d’où il veut se rendre, Aronofsky, derrière ses folies passagères, raconte une histoire. Ben oui, elle se trouve là la différence : eux, ils racontent des histoires. Et quand on se laisse prendre par une bonne histoire, ben on accepte sans souci les écarts psychanalytique. En revanche, quand on a le droit uniquement à des dialogues mystérieux et des scènes sans queue ni tête, ben on lâche l’affaire. THE FOUNTAIN, c’est une belle histoire d’amour et de quête de soi. Et c’est beau.

freeworldIT’S A FREE WORLD de Ken Loach

Amis amateurs de cinéma réalité, bienvenue dans le monde barbare de Ken Loach. Ici, n’attendez pas de mise en scène travaillée et de design graphique quelconque. On est dans le cinéma reportage qui vous crache à la gueule la cruauté de l’univers. Ou plutôt dans cette crasse qui nous entoure. Certes, qui ne nous touche pas forcément directement, nous classes moyennes, mais qui se trouve à quelques pâtés de maison d’ici, ou alors dans les pays voisins. Comme cette Angleterre que se plaît à dénoncer Loach. Là, c’est au travail clandestin et surtout à l’exploitation des hommes et femmes venus de l’Est que s’attaque le bonhomme à travers le regard cynique d’une nana qui ne sait plus vraiment comment s’en sortir pour faire de l’argent dans un monde capitaliste qui lui a démontré que c’est chacun pour soi. Et elle trouve la solution : exploiter les autres. Ca remue les tripes, c’est triste, c’est grinçant et les acteurs sont criants de vérité. Ouch, dans ta face !

Posté par mikeespinosa à 15:11 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 9 février 2008

J’AI TROUVE !

eurekaJe ne me lasse pas de regarder par la fenêtre de mon bureau le matin. De plus le soleil de ces derniers jours m’a offert un panorama d’enfer : montagnes au loin avec un ciel rosi par l’astre solaire. Ca tue, non ?

Bon, ça c’était pour faire baver les parigots. C’est fait !

Côté écriture, lorsque j’ai posté mon dernier message sur ce blog, j’ai en fait trouvé la solution à mon problème très rapidement ensuite. Evidemment, cela a nécessité une certaine refonte de mon synopsis ou disons plutôt qu’il a fallu accepter de bouleverser les événements, d’en rajouter pour donner du corps, et surtout de couper ce nœud pour en créer un nouveau mais cette fois qui sert mon intrigue. Enfin, j’espère. Car il est évident que chaque modification que j’apporte à mon histoire et ensuite chaque chapitre que j’écris n’a aucune autre valeur que d’être valable à mes yeux. Je n’envoie encore rien à Denis car je désire pousser un peu plus loin les choses avant de le soumettre à son regard de tueur. Mais c’est pour bientôt car je suis arrivé à mon plot de non retour. Oui, Diane est vraiment dans la mouise et n’a plus de choix que de suivre un chemin qu’elle ne s’était pas tracée au départ. Ou alors, était-ce de toute façon son destin ? Car peut-on se voiler la face trop longtemps ? Les vérités ne doivent-elles pas ressurgir inévitablement ?

Ah ben voilà que j’intellectualise moi-même mon bouquin. Attention, danger ! Il faut vite que je retourne dans la fosse pur y dénicher le plaisir et pas le remue-méninges. Ca, ça doit venir tout seul et du lecteur. Alors stop, fini les prêchi-prêcha, chacun y trouvera ce qu’il voudra.

Je me suis essayé aux gags de BD en une page avec un dessinateur qui tue. Oui, je sais je dis ça à chaque fois et je n’aboutis à rien au final, mais et l’espoir, vous en faites quoi ? Donc, j’ai tenté le coup. Hé ben là encore, on croit que court c’est simple. Détrompez-vous, braves gens ! Que de sueur pour quelques cases sur une page. Et être drôle, vous avez essayé ? Mais que voilà un art bien difficile ! Il est bien plus aisé de faire couler la petite larme, croyez-moi. Mais je vais essayer d’être marrant. Quoi, vous n’y croyez pas ?

Le rythme commence à bien rentrer. Je compte bien accélérer la manœuvre car j’ai tellement de projets que j’aimerais amener au bout que j’ai l’impression de toucher des échéances du bout des doigts. Ben oui, les jours, semaines et mois passent vite et quelque part ça m’effraie. Putain, j’ai le bol d’avoir du temps et je parviens à me mettre la pression. C’est pas une vie ça !

ENJOY !

LU

najaLES ORPHELINS DE NAJA de Nathalie Le Gendre

Voici un vrai cas de conscience et surtout la preuve qu’il est difficile d’être juge et partie. Ben oui, le bouquin de Nathalie a finalement été publié chez Mango avec une « interdiction au moins de 14 ans » et il a été écrit sous la direction littéraire de Denis. Donc me voilà, après lecture, dans un cas problématique. Si j’avais adoré le livre, je ne serais pas en train de me lamenter. Mais là, j’avoue que je n’ai pas été conquis par la bête. Les intentions de l’auteure sont louables à dénoncer la pédophilie, les enfants soldats et la méchanceté des puissants mais là le packaging est assez formel et on se dit « Ben oui, c’est pas bien, on le sait ». Alors, certes c’est un roman de dénonciation mais il manque quelque chose pour que cette dénonciation reste marquée à l’esprit après lecture. J’avoue que je suis passé à autre chose sans que ça me dérange plus que ça. Et pourtant, mince, les enfants soldats… La pédophilie… La manipulation des faibles… Ben oui, c’est pas bien !

VU

dante01_posterDANTE 01 de Marc Caro

Je l’attendais avec impatience ce film. Enfin le renouveau de la SF française à l’écran ! Caro va nous en mettre plein la tête. Et puis Bordage au scénar les gars ! Ouais, ben je sais pas trop ce qu’ils avaient fumé mais c’était de la frelatée. Alors ça démarre presque bien avec cette station et ses prisonniers hyper dangereux qui finalement ne le paraissent pas tant que ça. Et puis ça casse tout de suite l’ambiance avec leurs noms : Cesar, Moloch, Lazare… Et vas-y que je te « biblise » tout ça et j’y vais de ma Perséphone qui les chapeaute. Et puis voici Saint Georges qui rapplique et qui terrasse le dragon. Tout ça à coups de gros plans qui donnent la gerbe, de caméra subjective que les groupes de rap adorent, de couleurs saturées qui achèvent la rétine et d’un final incompréhensible à la limite du foutage de gueule. Bon, Caro s’est fait plaisir avec sa relecture de l’Enfer de Dante et Bordage a fait du blé parce qu’un scénario de ciné c’est bien mieux payé qu’un bouquin mais franchement c’était même plus décevant mais carrément à chier !

28weekslater46028 WEEKS LATER

Voilà qui remonte le moral après DANTE 01 (à chier je vous dis !). Cette suite au film de Danny Boyle mérite aussi sa palme. Les attaques des infectés sont d’une efficacité démente. On reste collé au siège à maintes reprises car le réalisateur ne nous épargne pas. Evidemment, il y a du propos derrière particulièrement lorsque les soldats tirent à vue sur la foule car ils ne peuvent plus distinguer les infectés des biens portants. Bonjour l’éradication, et au napalm pour finir messieurs dames. Et tout ça avec des moments d’intense émotion. Qui sont très vite anéantis par l’inévitable : on est foutu ! Et la fin, ah la fin ! Courez vite !

room_1408CHAMBRE 1408

King est l’écrivain le plus adapté au cinéma je pense. Voilà une nouvelle du recueil TOUT EST FATAL mis en images avec grande efficacité. Ca fait du bien de voir ces films qui tombent dans la schizophrénie d’images. La mise en abîme est perpétuelle et assez puissante. Tout cela pour aborder l’acceptation de la mort et le respect de croyances des autres pour accepter cette fatalité et surtout comment apprendre à panser ses propres blessures en s’autorisant à passer à autre chose. Tout ça est un peu prêchi-prêcha mais la réalisation fait passer le message. Et, excusez-moi, mais c’est autre chose que cette daube de DANTE 01 ! Et puis la performance de John Cusack est excellente. Lambert Wilson a des cours à prendre !

ENTENDU

hitman28 WEEKS LATER, ROOM 1408, HITMAN…

Ah ben oui, pas d’écriture sans bonne bande son. Et là, je suis servi dans tous les genres. Les vampires courent sur du rock psyché et des moments de pure terreur à coups de cordes agressives. La chambre 1408 grince à tous les étages en vous filant la frousse. Le tueur à gage est mécanique et rythmé, très bon encore une fois pour les scènes d’action. Bref à chaque chapitre sa BOF et c’est jouissif.

Posté par mikeespinosa à 19:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 4 février 2008

PAN DANS LE MUR !

mur_pierre_secheAh mince alors ! Moi qui espérais ne jamais rencontrer le syndrome de la page blanche, me voilà bien servi. Bon, ce n'est pas vraiment le cas. Disons plutôt qu'il y a obstacle et que j'ai du mal à le franchir.

Diane arrive à mi-course je pense. En tout cas, elle est à un passage décisif qui la fait basculer de sa petite vie d'avant à sa nouvelle vie. Et ceci doit s'annoncer comme tant sans retour. Mais avec subtilité et aussi punch. Parce que c'est là que l'on poursuit l'histoire ou que l'on abandonne Diane à ses problèmes. D'accord je dramatise un peu mais c'est véritablement le tournant. Et le problème c'est que je n'arrive pas à trouver un bon chapitre pour aborder ce virage. Je reste comme un imbécile devant mon synopsis qui n'est pas à la hauteur sur ce passage et mes méninges font quinze tours dans un sens puis quinze dans l'autre avant de me dire qu'elles n'ont pas de solution et que je peux continuer à me perdre dans le blanc scintillant de mon écran. Bigre, bigre !

Alors je continue à réfléchir. Je pense que je vais passer ce chapitre, le laissant mûrir puis passer au suivant qui est de l'action qui va tuer. Enfin j'espère ;-)

ENJOY !

Posté par mikeespinosa à 18:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1