OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

jeudi 31 janvier 2008

DU TEMPS LIBRE ?

emploidutemps02ln4M’étant concocté un emploi du temps régulier à suivre sans faute, sinon implosion mentale suite à une preuve flagrante de fainéantise aigue, je me retrouve finalement dans la position du bosseur de base, qui se lève, prépare sa fille pour l’école et se rend ensuite au travail. Je ne dis pas que je suis durant 3 heures devant mon ordinateur, à la recherche de l’idée divine quand la tête entre les mains quand elles ne tapent pas frénétiquement sur le clavier. Non, il y a des coupures (pour les autres les poses clopes ou café si chères à la France qui sue) ou un peu d’évasion en regardant par la fenêtre (pour les autres l’utilisation intensive et maladive du solitaire sur les jeux de l’ordi). Vous le voyez, ce n’est pas si éloigné des réalités des uns et des autres, non ?

Ok, je ne suis pas à la chaîne. Mais par exemple, hier matin je découvre le nouveau blog d’un auteur pour les petits, Pascal Brissy. Je savais que le bonhomme appartenait à la classe des gros producteurs car je voyais son nom chaque mois quasiment dans un des magazines que je lisais (et lis encore) à ma fille. Il en donne l’exact nombre dans son blog. Publié depuis 2003, il a aujourd’hui 100 textes au compteur. Pas mal non ? D’accord ses textes font entre 2500 et 6000 signes ce qui nous donnent une moyenne de 4500 signes donc nous dirons au total 450 000 signes, ce qui pour un romancier prête presque à rire. Quoi ? Seulement 450 000 signes en 5 ans, alors que je fournis mon roman de 600 000 signes chaque année ! Rigolade !

On pourrait le prendre comme ça. Mais c’est surtout 100 histoires différentes (ou presque car j’ai relevé parfois des similitudes qui… D’accord, je chipote.) Pascal Brissy dit même avoir écrit certaines de ses historiettes en 30 minutes, d’autres en 2h30 et certaines ont eu besoin d’une bonne semaine pour maturer réellement. C’est là, encore une fois, que je me suis dit que nous ne sommes pas égaux devant les idées. Les histoires que j’ai écrites pour les petits m’ont pris la tête comme pas permis. Et en plus elles ont été refusées (par un éditeur seul d’accord, je tente ma chance ailleurs).

Hier après-midi, je me lance donc un défi. Je devais écrire une histoire pour un album en dédommagement pour une illustratrice (je vous raconterai un jour si ça marche ;-) ). Je me suis donné l’après-midi pour arriver à mes fins. J’ai sué, j’ai jonglé, mais j’y suis arrivé. Il ne s’agit que d’un premier jet mais le canevas tient bien la route. A savoir qu’arrivé presque à la fin, j’ai complètement modifié les rencontres du héros avec les personnages secondaires. Autant dire que j’ai réécris les 3 quarts. D’où peut-être le temps demandé. Et le texte fait presque 9000 signes.

Bon, alors… Qu’est-ce que j’ai prouvé ? Rien du tout ! Juste qu’il faut bosser et jeter tout ce que l’on a en tête sur papier pour en sortir le meilleur, et ensuite retravailler pour que tout ça ait de la gueule.

La routine quoi !

ENJOY !

LU

EN COURS…

Alors, là c’est un de mes soucis actuellement. Je pensais que me consacrer à l’écriture, avoir du temps pour cela, me permettrait aussi de m’adonner à ma passion de la lecture. Que dalle ! Alors est-ce le déménagement avec les soucis administratif et autres (Ah la plomberie ! Ah l’électricité ! Ah les banques !) ou mon obsession à écrire mes histoires comme un dingo, mais le fait est que depuis un mois que je suis là, je n’ai pas encore pu terminer un seul bouquin. J’en ai avancé quelques uns mais je les repose et je passe à un autre. J’ai un mal fou à m’accrocher aux histoires, aux personnages. C’est inexplicable. Ce n’est pas une aversion mais un peu comme si je sentais le parasitage de ces lectures en ce moment précis où moi je dois sortir mes idées de ma caboche. Donc, dans quelques jours, j’aurais sûrement réussi à achever l’un des bouquins. Peut-être…

VU

FRIDAY NIGHT LIGHTS, SHARK, 24, DEXTER, HOW I MET YOUR MOTHER, …

Voilà tout ce que je peux regarder en ce moment. J’ai un mal fou à m’accrocher à un film. Il faut dire que les séries sont d’une telle qualité actuellement que le cinéma a du souci à se faire. Enfin, je dis ça, mais j’aime le cinéma. Mais comme pour les bouquins, je n’arrive pas à accrocher à certaines de ces histoires qui me semblent être tirées sur la longueur. Alors que les scénaristes de télé arrivent à « tirer n longueur » sans que ça soit rébarbatif. Alors ? Est-ce comme de la drogue ? On préfère son shoot de la même came régulièrement ou alors est-ce que l’ancienne beuh ne vaut plus autant que les nouvelles drogues artificielles ? Lourd débat.

ENTENDU

DE TOUT

Je suis en plein trip multiple. Je ne m’attache pas à quelque chose en particulier, j’en suis plutôt à m’abreuver à tout ce qui peut m motiver en écrivant. Ca passe des musiques de films au métal sans concessions, sans questions. Tout ce qui compte, c’est que l’ambiance soit là. Là, c’est THROWDOWN. Mais lorsque j’écrirais ce sera… Je ne sais pas encore. On verra bien.

Posté par mikeespinosa à 09:17 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1