samedi 26 janvier 2008
REVISION DES 5000
A force d’avancer dans mon roman, mon esprit se focalise sur les personnages et sur l’effet qu’ils peuvent avoir auprès des lecteurs potentiels. En fait, je me demande si je leur donne suffisamment de corps, s’ils sont dessinés avec profondeur et si leur aspect psychologique n’est pas amené à coups de camions bennes. En gros, est-ce que j’écris « subtil » ?
En me relisant, j’en suis loin d’être sûr. Ce ne sont pas forcément les dialogues qui me gênent, ni les moment d’enchaînements entre les scènes, ou les passages amenant des infos pour la suite, mais plutôt les phases entre les dialogues. C'est-à-dire tous ces petits moments où il ne se passe pas grand-chose, où les personnages se regardent en chien de faïence en s’échangeant des bons mots. Vous savez tous ces trucs qui donnent de la chair à une scène, sans être fondamentalement important… A priori !
Car c’est là qu’on se trompe. En fait, cet habillage est ce qui fait dire qu’un bouquin est bien écrit ou pas. Car il ne s’agit pas seulement d’échanges de regards, de mains qui se plient ou de hochements de tête. Non, en rester là est puéril et nul. Et en me relisant, j’en suis encore là. Alors que ces instants d’échanges justement sont là aussi pour donner des éléments sur les personnages, leur caractère, leurs réactions. C’est le moment pour montrer la capacité d’un personnage à réagir à une situation en temps réel. Est-il inquiet de nature ? Peut-il surmonter le stress ? A-t-il peur ? On cause évidemment de ses mains, de ses yeux et autres parties du corps qui pourraient avoir de l’importance mais on élague toutes les inutilités pour y introduire justement des questionnements intérieurs. D’où l’importance du point de vue (on y revient) et surtout de la capacité à virer l’inutile (oui, je le répète).
Tout cela est difficile mais je pense que c’est le bon chemin.
Ce qui veut dire que je dois terminer mes 2 prochains chapitres qui achèveront ma première partie et que je devrais relire l’ensemble en ôtant le superflu et en ajoutant l’intéressant.
Au boulot.
ENJOY !
Commentaires
Je te rejoins une fois de plus dans ton diagnostique : faire vivre un dialogue (grâce à l'habillage entre les répliques) est -pour moi - bien plus dur que de concevoir une scène d'action épique et (ou) une structure bien charpentée... Comme quoi, la sueur versée n'est pas proportionnelle au potentiel "spectaculaire" d'une scène !
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