vendredi 23 novembre 2007
COMPRESSION
Voyageant en ce moment au pays des petits Z’enfants, j’ai terminé 2 textes.
Un très court (2000 signes) pour les tout-petits qui est un mélange de comptine, fable et souvenir. La rédaction, même pour si peu de mots, ne fut pas simple du tout. Il faut raconter quelque chose, sans que ce soit trop compliqué, ni trop long, tout en ayant une certaine portée pour les enfants. De plus, il ne suffit pas que ce soit un texte lu, mais lu à voix haute. Il faut donc tenter de faire sonner les mots pour que la prononciation soit aisée. Bon, c’est aussi un bon test sur les autres textes que de les confronter à la lecture à voix haute, mais c’est différent dans le but final. A cela ajoutez du vocabulaire fouillé sans trop quand même et vous avez une mixture pas simple du tout. M’en suis-je sorti ? Bonne question. A suivre…
L’autre est adressé à un magazine de filles. J’ai tenté de prendre le contre-pied de ce qu’il publiait habituellement : le héros est un garçon ! Bon, c’est vrai, je n’ai pas inventé le texte mais j’ai compressé un texte que j’avais sous la main. Le sujet me paraissait coller à merveille avec les thèmes et le ton du magazine. Mais compresser un texte en le faisant passer de 80 000 à 30 000 signes, tout en en conservant la substantifique mœlle, ce n’est pas simple. C’est un exercice intéressant lorsqu’on se donne comme objectif de se débarrasser de tout ce qui serait inutile à première vue. Evidemment, de telles coupes sombres font disparaître des passages entiers et des sujets parfois. Mais étaient-ils vraiment utiles ? En tout cas pas pour le résultat de la compression. J’ai gardé la version initiale de 80 000 signes car c’est une autre façon de raconter le même genre d’histoire. Mais là, finalement, après avoir charclé comme un fou, découpé, supprimé, tronçonné, transformé, je me dis que le résultat n’est peut-être pas si mal. La profondeur est différente mais je m’adresse à un public un peu plus jeune donc…
Que vaut vraiment le résultat ? Quelque part ce sont les éditeurs qui me le diront. Comme à chaque foi, il faut être clair, nous ne sommes que des attentistes face aux décideurs finaux. Croisons les doigts !
ENJOY !
