lundi 29 octobre 2007
CRITIQUE (S)
Vous pourrez dire que je crache dans la soupe mais à force de chroniquer des bouquins jeunesse (et autres d'ailleurs), il y a certaines choses qui sautent aux yeux.
Tout d'abord la surabondance (bon là si c'est pas cracher dans le potage !). Oui, on croule sous les titres. Pas que ce soit un mal, après tout ça fait plus de choix pour les lecteurs. Mais est-ce vraiment de nouveaux choix quand on observe la production ? On assiste surtout à une course à la copie. Qui osera me contredire lorsque je prétend que la course après Harry Potter en est toujours à son balbutiement ? Et la sortie du dernier (vraiment dernier pour le coup, à moins que...) ne peut que me conforter dans mes idées. Car oui, on nous pilonne avec des ersatz de cette histoire de garçon avec pouvoir magique et monstres à la clé. Ces bouquins sont maintenant légion et je ne crois pas vraiment que les lecteurs aient suffisamment de subsides pour se les acheter tous. Ce qui fait réellement moins de bouquins vendus par auteur.
L'auteur est donc heureux que le champ de publication s'élargisse (et le fait-il vraiment car les éditeurs préfèrent encore taper dans les valeurs dites sûres, donc anglo-saxonnes, ou allemandes dernièrement) mais il pleure quand il voit ses ventes réelles. Et pourtant son bouquin était bon, non ?
Là, le chroniqueur fait un peu la gueule. Il y a beaucoup de bonnes choses mais la crise du pavé est désormais réelle en jeunesse et ça devient gavant. Pas moins de 350/400 pages par bouquin pour avoir l'honneur d'être publié. Et parfois, ben c'est foutrement long car le récit sent l'étirage à gogo. Et c'est bien dommage que certaines histoires aient été castrées pour cause de calibrage stupide. Et inévitablement, ça donne ces derniers temps un goût amer de déception.
Bon, je mettrais ça aussi sur le compte de mes changements de cap ces derniers temps mais tout de même, cette maladie de la "tropdepagite aigüe" devient un peu gonflante. Il va falloir accepter aussi que de très bonnes histoires peuvent exister en 200 à 250 pages. Et j'ai une tendance à préférer sortir d'un bouquin en me disant que j'en aurais bien encore mangé un peu plutôt que d'avoir envie de vomir d'ennui.
Maintenant, en tant qu'auteur, la question se pose : pas assez de pages dit pas de publications ou alors direct en poche. Et si tu veux du grand format mon grand il va falloir cracher de la page.
Conclusion : écrit de bonnes histoires, fainéant !!
ENJOY !
