OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

mardi 16 octobre 2007

POT POURRI

truiteLes semaines se suivent et se ressemblent parfois. J’espérais avoir un peu de répit quant aux aléas de la vie mais les changements sont légion et les imprévus se font concurrence. Attention, rien de grave à l’horizon, ou en tous cas, ça s’est résolu, donc que les inquiets se rassurent, I’m Alive ! comme dirait l’autre.

J’en profite au passage pour rappeler que ce blog se concentre sur mon travail d’écriture (qui frôle la fainéantise bien trop souvent) et donc que l’exagération y est souvent de mise, dramaturgie oblige ;-) Il faut donc souvent lire entre les lignes et ne pas catastropher chaque message.

Ceci étant dit, je me suis bien marré la dernière fois devant le journal télévisé avec ma fille. Passait un reportage sur un peintre dont une exposition a envahi un musée de Paris et dont j’ai déjà oublié le nom. Peu importe, il est déjà mort et déjà connu. Passe alors à l’écran une de ses peintures datant de sa période « natures mortes » ou un truc dans le genre. Sa peinture ? Une truite plus très fraîche. Evidemment le présentateur s’extasie sur le tableau en vantant la force du trait, des coups de truelle et tout le tremblement propre au milieu de amateurs de grande peinture. Ma fille me regarde alors avec des yeux de merlan frit (là, par exemple, j’exagère… On a arrêté la graisse ;-) ) et me dit : « Pourquoi ils parlent de ça, p’pa ? ». Moi, d’un ton très pédant : « Mais parce qu’il s’agit d’un grand peintre, ma douce enfant. » A nouveau le regard qui tue et réplique fatale : « Mais c’est juste un poisson mort. » Les enfants sont formidables. Ma fille venait de résumer la masturbation intellectuelle de certains milieux artistiques.

Le milieu littéraire n’est certes pas épargné, et encore moins celui de la jeunesse. Certains auteurs de la vieille école mais qui ont encore du répondant, se mettent carrément en boule à cause du poids que pèsent les dir’litt’ dans les maisons jeunesse. Tout le monde veut maintenant mettre son grain de sel dans votre livre et surtout « bien » vous orienter, vers du pédago, du compréhensible pour tous mais réservé à une élite. A écouter certaines remarques des équipes d’édition, on ne sait plus en tant qu’auteur où donner de la tête et que faire. On croule sous les critères et c’est parfois bien lourd à gérer. Surtout pour les anciens je pense.

En tout cas, quel que soit le milieu, il faut être patient et garder son sang-froid. Surtout lors de collaboration. J’en avais déjà parlé, mais parfois je frôle l’apoplexie à force d’être en attente. Il va vraiment falloir que je fasse du yoga sinon je vais terminer avec un ulcère avant l’âge.

Bref, les choses avancent à petits pas (certains très petits) mais ça avance.

Hein, ça avance ?

ENJOY !

LU

infaillible_200_YOZONEINFAILLIBLE ? de Christophe Lambert

Alors vous me direz pourquoi un point d’interrogation. Ben pour rien. Enfin, voici le dernier bouquin de Christophe qui zieute plutôt du côté du thriller que du fantastique ou de la SF pure comme il aime le faire. Et franchement, quand le gaillard se défend de vouloir jouer dans la cour du suspense, je me dis qu’il a bien tort. Son bouquin vous tient en haleine du début à la fin avec des personnages vraiment attachants et auprès desquels on marche sans hésiter. Il est même frustrant de parler de ce bouquin car on ne peut rien en dire sans déflorer quelque chose. Disons simplement que ça lorgne vers DEAD ZONE de King au départ et que tout part en vrille. Alors vous y retrouverez des références ciné, jazz, de l’humour, du frisson, et ça se lit avec délice. Ok, Christophe est mon pote mais honnêtement c’est vraiment du bon.

Posté par mikeespinosa à 07:03 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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