vendredi 20 juillet 2007
DUR DUR DE FAIRE JEUNE !
Contrairement aux idées reçues, écrire pour la jeunesse n’est pas chose aisée, et plus c’est pour les petites, plus c’est difficile. En tout cas pour moi. Car se lancer dans une histoire pour adultes où tout est permis et où l’on met le sens des choses comme on en a envie, et surtout si on veut que ça charcle, ça charcle, c’est pas une réussite garantie mais on peut s’y plonger sans trop de difficultés. En revanche, lorsqu’il faut se retenir dans la manière de faire passer son message, rester dans des bornes « morales », et rester « vocabulairement » accessibles, la pente devient glissante.
Lorsque j’avais écrit l’AGENCE MLB, j’avais en tête cette « copie » du club des cinq, donc je n’ai pas eu trop de mal à me couler dans les personnages et dans l’histoire, et surtout dans le ton et les limites du genre. Encore que je me sois permis des passages un peu gore comme ce cœur qui palpite à l’air libre (hé oui, vous avez manqué quelque chose), sans parler du tome 2 qui n’a jamais vu le jour mais où se déroule un affrontement entre les héros et une horde de zombies…
Pour LE VILLAGE AUX SEPT CERCUEILS (complètement disponible d’ailleurs pour les retardataires), Chris m’a freiné dans mes élans gore comme une scène avec des enfants qui brûlaient vif. Du bien sanglant qui n’avait pas sa place dans de la littérature enfantine, il va de soi. Encore qu’en y pensant… Oh ce sera pour la prochaine fois ;-)
Là, j’ai décidé de m’attaquer à un album destiné aux 9/10 ans. Pas de gore dans cette histoire, mais en rédigeant, je me sens un peu bloqué dans mes développements. Car je dois à la fois raconter mais laisser aussi sa part à l’illustration, surtout avec l’illustrateur intéressé par l’histoire. J’ai décidé en premier lieu de laisser aller ma plume, sans tenir compte ni de la longueur, ni de l’illustration à venir. Je pense que nous ferons les retouches nécessaires pour éviter les redondances. Mais ce qui me pose problème, c’est finalement l’écriture. J’ai commencé au présent pour que l’entrée soit directe. Puis en relisant (le désastre !) je me suis demandé si le passé simple ne serait pas mieux, narrativement parlant. Mais c’est encore autre chose qui m’a sauté aux yeux. C’est nul !
J’ai trouvé le style plat, l’histoire qui paraissait emballante en synopsis a perdu de sa saveur. Ce n’est peut-être pas entièrement vrai, mais c’est toujours dur de voir un résultat pareil alors qu’on y croyait. Bon d’accord, c’est un premier jet et la réécriture indispensable va lisser tout ça. Mais quand même !
C’est là que je me suis dit qu’il n’était pas évident de rédiger une histoire intéressante, pas trop longue mais avec des idées dedans et à l’intention des petits.
Et je ne vous parle même pas des essais pour des magazines comme TOUPIE, pour les 5 ans. Alors là, c’est du beau les gars.
Bon, ben y a encore de la route.
ENJOY !
lundi 16 juillet 2007
ISLAND and DIZIPLIN
Certains proclament vouloir vivre sur une île déserte pour enfin être libre. On doit sûrement se sentir un peu plus tranquille au début mais on doit vite s’ennuyer sévère. Mais il est des lieux paradisiaques qui ressourcent, même s’il peut y avoir plein de monde par un bel après-midi ensoleillé autour de la piscine. Le soleil, une bonne petite brise pour que la chaleur reste supportable et surtout une bonne discussion avec mon maître Jedï. Il faut savoir chasser les mauvais esprits et se reprendre au plus vite, se redonner les bons objectifs, s’orienter vers le côté lumineux de la Force. En gros, il arrive un moment où il faut se discipliner pour aboutir.
Pour ma part, ce sera vite fait : une histoire, que ma femme a approuvé, ce qui est un très très bon signe, pour un album jeunesse avec un illustrateur de grand talent, et la reprise en main de mon roman sur ma Diane Chasseresse.
Il faut que j’aboutisse. Sûrement pour me prouver des choses, mais aussi pour pouvoir passer à autre chose, puis encore autre chose, toujours plus loin.
Je vous tiens au courant.
ENJOY !
vendredi 13 juillet 2007
AMOUR DIFFICILE
J’ai posé ma première annonce de recherche de dessinateur le 28 mai 2006, ce qui nous fait donc aujourd’hui plus d’un an que je suis en quête. J’ai eu des contacts, et même plus, des collaborations franchement entamées dont certaines à la limite d’une concrétisation. Malheureusement, quasiment toutes se sont terminées par une séparation et un arrêt net de la BD en cours. Je ne vais pas me plaindre complètement puisque cela m’a permis de rencontrer des gens passionnés et talentueux mais il manquait encore quelque chose pour aboutir. Cela ne vient d’ailleurs pas forcément d’eux puisque j’ai moi-même stoppé un des projets car je ne résistais pas au rythme et à la façon de voir les choses de la part du dessinateur.
Le monde de la BD est très attirant et Laurent Houssin m’avait véritablement bluffé en mettant en image mes pensées (j’espère d’ailleurs qu’il retrouvera le temps pour que notre Chubby puisse enfin vivre ses délires au grand jour). D’autres artistes d’ailleurs m’avaient emballé comme un gosse qui découvre son nouveau super jouet. Mais la vie n’emprunte pas toujours le chemin que l’on aimerait.
Le monde de la BD est aussi très frustrant car le projet ne tient pas qu’à vous-même. Je ne parle même pas d’éditeur car en littérature ou en BD, ou en ciné d’ailleurs, vous avez toujours la dernière barrière de celui qui es susceptible de mettre de l’argent dans vos idées loufoques. Donc en BD, vous êtes 2 et lorsque la rencontre s’effectue sur des forums de passionnés mais amateurs la relation et la motivation sont toujours fébriles. Et j’avoue qu’après avoir été lâché à plusieurs reprises et même dernièrement par un dessinateur qui réclamait un boulot qui deviendrait pro et qui finalement s’est rétracté et préférait dessiner pour son plaisir (sa jeunesse expliquerait en grande partie sa décision), je suis un peu las.
De façon très égoïste, j’ai envie de percer que ce soit en littérature ou en BD ou dans un autre média qui me permettrait de raconter des histoires.
Je vais donc me recentrer (oui je sais, encore) sur quelque projets. Simplement déjà en envoyant mes scénarii de BD aux éditeurs en tant que scénaristes seul. C’est peu porteur comme méthode mais on ne sait jamais. J’aurais en tout cas abouti pour ma part et me sentirais plus léger sur ces objectifs là. Et ensuite je rédige une histoire pour un album et un roman.
Et advienne que pourra.
ENJOY !
VU
GRINDHOUSE : DEATH PROOF de Quentin Tarantino & PLANET OF TERROR de Robert Rodriguez
Je trouve assez agaçant d’autoriser tous les caprices à des enfants capricieux. C’est ce qui est arrivé à Tarantino qui s’est offert avec ce double programme un petit plaisir d’ado. Il a pu faire un film comme il aimait les voir dans les années 70 sur les écrans de ces salles malfamées, les fameuses Grindhouse. Alors d’un côté Rodriguez se fait un bon film de zombies qui tache et de l’autre Tarantino s’attaque au tueur de filles en voiture. Autant Rodriguez remplit son contrat avec un film divertissant, aux répliques parfois neuneus mais pleines de second degré et c’est du tout bon. En plus il se lâche sur l’hémoglobine et franchement le résultat est extrêmement divertissant. La copie est bonne, la note aussi. Autant Tarantino pond un vrai film merdique. Il fait causer des nanas vulgaires, des amazones de foire qui pensent que se comporter comme des mecs débiles vont les rendre plus potables, et cette causerie est d’une nullité et d’un ennui et surtout d’une longueur effroyables. Ca bavasse, et encore, et encore… Enfin, Kurt Russell se pointe, sa gueule de taulard qui déchire l’écran et hop, il discute cet abruti. Et encore, et encore… Interminable et minable. Enfin, tout le monde se course en voiture style « Sheriff fais moi peur » et s’explose dans une rencontre cataclysmique (orgasmique ont dit les critiques qui pardonnent tout à Tarantino). Bon, et après ? On recommence avec de nouvelles pépés qui bavassent encore dans une scène récupérée de « Reservoir Dogs » avant de se courser avec le Kurt.
Tout cela est vraiment nul et une perte de temps vomitive. Le film de Tarantino aurait été jeté par les producteurs véreux de ce genre de production dans les années 70 car il ne remplit pas les clauses du contrat. Ce que Rodriguez a bien mieux réussi. A bas Tarantino, vive Rodriguez !!
mercredi 11 juillet 2007
CE QUI NE TE TUE PAS, TE REND PLUS FORT
Ce n’est pas à de la tôle froissée que je fais référence puisque je n’étais, heureusement ni moi ni personne, dans ma voiture au moment du choc.
Mais plutôt de ce que nous réserve la vie. La maxime n’est pas très originale et a été maintes fois utilisée à travers les années et le monde. Mais je serais enclin à me l’approprier ces jours-ci. Je suis sensé être en vacances depuis vendredi dernier et pourtant je ne m’y suis pas senti une seconde. La vie réserve des surprises mais souvent on s’en passerait aisément.
Tout ne peut pas toujours bien aller, on le sait. Le pire étant que l’écriture de fiction nécessite ces moments de mal-être. Oui, même une comédie fonctionne sur le malheur de quelqu’un. On appellerait ça la situation dramatique. Et lorsque le clash arrive (l’élément déclencheur préciseront les pros), celui qu’attendaient tous les spectateurs ou lecteurs, l’histoire peut commencer.
Enfin, disons que dans la fausse vie des histoires imaginées ou inspirées, c’est le meilleur moment et c’est grâce à lui que tout peut enfin démarrer et devenir excellent. Dans la vraie vie, j’aurais tendance à dire que ça me fait carrément ch…, mais il faut croire que ce passage initiatique est obligatoire. Donc, il faut affronter les explosions et tenter de les absorber pour qu’elles ne vous détruisent pas. Et à dire vrai, ce n’est pas facile du tout.
Certains écrivains disent qu’il faut être dans la misère, avoir faim, pour écrire des histoires qui viennent des tripes et sortir le meilleur de soi, aller chercher au plus profond tous ces tiraillements que l’on pourra recracher ensuite sur les pages blanches.
Christophe me disait de me servir de tous ces moments de douleurs pour les retranscrire dans mes histoires, décortiquer ces sensations pour leur coller des mots et ensuite m’en servir comme moteur de mon écriture. J’adore Christophe, mais franchement, il y a des douleurs dont je me passerais bien.
Stephen King prône la théorie de la famille équilibrée, de la bonne santé. Ce que fait aussi Orson Scott Card. Marcher pour se tenir en forme, manger équilibré, aimer sa femme, ses enfants, sa famille, vivre dans un climat sain pour accoucher d’histoires fabuleuses. Tout simplement pour que votre esprit soit libre de toutes contraintes qui pourraient obscurcir vos idées fictionnelles.
Il faut donc être en bonne santé et en bonne forme pour écrire sur le malheur des autres. Ironique non ?
En tout cas, l’expérience étant faite je peux dire que j’ai effectivement écrit ma première nouvelle suite à une douleur, mais que je teste en ce moment la destruction massive de mes capacités d’écriture à cause des parasites émotionnels qui peuvent m’entourer.
Je déteste vivre dans les problèmes quels qu’ils soient et c’est nuisible pour moi.
Je me bats donc en ce moment contre ce voile noir, sortant la tête de la nasse, cherchant la porte de sortie qui me
ramènera dans les bonnes grâces de la vie. Et je commence par ce blog.
Car ce qui ne me tue pas…
ENJOY (quand même) !
vendredi 6 juillet 2007
Y A DES PUTAINS DE JOURS !!


La destinée est une chose si fragile. En une fraction de seconde tout ce que vous avez prévu part en fumée, en tôle froissée, dans un futur imaginé et espéré.
Ok, je la joue encore un peu dramatique mais la soirée d’hier n’a pas été des meilleures. Ce n’est pas mon habitude de balancer autre chose que de la littérature sur ce blog mais là, ça défoule sûrement.
Hier, 16h30, je reçois un coup de fil de mon épouse. Sa voix est vibrante, fragilisée. La voiture a été explosée par une femme. Je demande des éclaircissements mais Chris a autre chose à faire à cette minute.
Imaginez mon retour en train de Paris. Une bonne heure à me demander ce qui s’est passé. Le principal étant qu’il n’y a aucun dégât corporel. Oui, c’est vraiment ça le principal.
Parce lorsque j’arrive en vue de la voiture qui était stationnée devant chez moi, autant dire que c’est l’apocalypse des autos. Je rentre chez moi, le visage livide. La jeune femme qui nous a percuté termine de remplir le constat. Un homme tient son bébé dans ses bras. Mais à cet instant, je fais montre d’un certain manque d’humanité. La gueule tirée, je lâche à peine un bonjour. Il est certain qu’ils ont senti mon hostilité. On agit si bêtement parfois. Mais les circonstances… Quoi les circonstances ? Dois-je devenir un abruti fini parce que ma bagnole est en petits bouts de tôles ? Ma mauvaise conscience me dit oui, la bonne a hésité mais une seconde seulement.
C’est aussi dans ces moments que l’on peut repérer les élans de solidarité des gens que l’on connaît. Une bonne jauge de la gentillesse des autres et peut-être un peu de la nôtre. Alors cesse d’être un c.., Mike !
La parole libère le stress. On discute avec les voisins, on en rigole. Oui, on en rit franchement parce que les conséquences auraient tellement pu être catastrophiques.
Je vous refais la scène. Notre voiture est stationnée sur le trottoir, entre deux arbres espacés de presque 10 mètres, la place pour deux voitures de bon gabarit. Elle est collée l’arrière contre le premier arbre. Quand je la retrouve, l’avant est embouti sur le second arbre. Oui, la femme a entendu son bébé hurler, elle s’est retournée et a donc dû tourner le volant avec elle. Sa voiture sort de la route, grimpe sur le trottoir, percute la nôtre par l’arrière gauche, et la traîne jusqu'à l’autre arbre.
Après coup, si notre voiture n’avait pas été là, la femme s’explosait contre l’arbre. Et à la vitesse à laquelle elle devait rouler…
Mais surtout, c’est arrivé à 16h15. L’heure à laquelle ma femme monte en voiture pour aller chercher notre fille à l’école. Mais pas ce jour puisque nous sommes en vacances scolaires. Mais si jamais…
Tout ne tient qu’à un petit fil ténu. Là, ce sont nos vacances qui sont un peu dans le rouge, sans parler de l’obtention d’une voiture et du remboursement des frais.
Mais si jamais…
La vie n’est finalement pas grand-chose. Il faut donc vraiment en profiter.
Ah oui, tout cela est encore plus drôle quand on sait que nous avons eu la voiture la semaine dernière, qu'elle n'avait que 200 km au compteur et que je venais de faire un plein de 55 litres.
ENJOY
mercredi 4 juillet 2007
QUAND LA GLOIRE APPELLE
Dans la recherche continuelle de cette gloire inaccessible et bien artificielle, voilà de nouvelles chroniques de notre bouquin. Autant vous dire qu'elles sont dithyrambiques, alors on s'en délecte s'il vous plaît.
La première se trouve sur le site de KHIMAIRA, un très beau et très bon magazine, même lorsqu'ils ne parlent pas de nous.
La seconde est sur le site LIRE EST UN PLAISIR avec une chronique de Christophe Corthouts.
Ça me fait drôle parce que le même Christophe Corthouts nous a interviewé avec Christophe. J'avais lu les romans de Corthouts et j'avais été bluffé par sa maîtrise. Je suis mécontent qu'il ne publie pas depuis longtemps car je suis sûr que j'y trouverais des idées formidables et un vrai plaisir de lecture d'aventure.
Donc, paraîtra bientôt une interview de Christophe et de moi. Ouais !!
La première interview que j'ai donnée était pour un fanzine de cinéma amateur (sans mauvais esprit s'il vous plaît) et je ne sais pas si 10 personnes l'ont lue. J'étais assez fier de mes réponses mais c'était vraiment pour de la rigolade. Avec ce nouvel essai, c'est toujours autant la rigolade. Après tout, même si on répond sérieusement, il faut éviter de se prendre au sérieux. Ce blog n'est-il pas déjà assez explicite ? ;-)
ENJOY !
lundi 2 juillet 2007
NE SOYEZ PAS SI MODESTES !
Il est toujours troublant de recevoir un mail d’une inconnue (ce pourrait être UN inconnu mais il se trouve que non ;-) ) qui commence par me complimenter sur mon travail et me demande si elle peut mettre l’adresse de mon blog en lien sur son blog à elle. Certes, elle me prévient que son blog n’est qu’un embryon par rapport à mon travail intéressant, fascinant et j’en passe. Bon, j’ai rougi. On est humain, non ? ;-)
Je clique donc sur son lien et voilà-t-y pas que je découvre que la demoiselle (plutôt dame peut-être puisque le doux son d’un bébé de 9 mois vient lui parasiter les neurones régulièrement ces derniers temps) n’est pas vraiment une novice, bien au contraire. Elle multiplie les publications pour les petits que ce soit en livre ou en presse (j’ai d’ailleurs lu à ma fille une de ses histoires il y a deux jours). Je rougis encore plus, mais de honte cette fois. Qui suis-je avec mes quelques publications pour recevoir ses louanges ? Certes, elle dit se reconnaître dans mes douleurs et je constate surtout qu’elle n’ose pas elle-même mettre plus dans son blog que de simples présentations. Et je hurle alors : mais qu’attends-tu, bordel ! Ose ! Bouscule ! Vas-y à fond !
Ecrire est un métier de solitaire, de planqué derrière son clavier. Caché, on peut oser sortir ce que l’on a au plus profond de l’âme. Que ce soit des contes pour enfants ou des histoires pour grands, il s’agit toujours de s’exposer tout en mettant une distance entre soi et les récepteurs de notre « art ». Après tout, on peut passer sa vie à se planquer et ne jamais rencontrer ses lecteurs, ne jamais affronter l’autre qui s’empare de notre histoire, se l’approprie, la malaxe et la recrache avec sa propre façon de penser, souvent en déformant notre vision première, ou n’ayant pas saisi cette vision. C’est finalement peut-être plus simple comme ça. La cachette est bonne, gardons-la.
Ou est-ce plus compliqué que ça ?
Et après tout, si on voulait être adulés des foules, on aurait choisi le showbiz, non ?
Où bien nous n’avons aucun autre talent et nous apportons notre petite pierre à l’édifice de la vie, prenant ce que nous pouvons prendre, recevant ce que nous pouvons recevoir, espérant beaucoup, rêvant encore plus. Elodie a raison. Restons humbles.
Mais putain ce que c’est dur ! ;-)))
ENJOY
LU
L’HOMME DU SOIR de Mo Hayder
Attention, ce livre n’est pas à mettre entre n’importe quelles mains. Pas celles d’enfants, ça c’est certain, mais pas non plus celles d’adultes n’étant pas prêts à recevoir une sacrée claque. Avec une écriture très directe et surtout qui sait retranscrire les petites choses de la vie, Mo Hayder nous fait glisser dans l’horreur du monde, dans ce qu’elle a de plus sale, de plus infâme. Lorsque les crimes touchent les enfants, on sait que le facteur affect est remporté. Facile, me direz-vous. C’est ce que j’ai pensé au début. Puis les personnages se dessinent et les travers de l’humain ont droit à un étalage en bonne et due forme. C’est tripale, c’est sanglant parfois, mais c’est surtout une torture mentale. Il faut avoir un certain côté masochiste pour s’infliger de pareilles lectures. Et pourtant, on poursuit jusqu’au bout, par pur voyeurisme ou espérant peut-être que de ce flot d’inhumanité sortira un soupçon d’espoir. Putain, c’est dur la vie !
VU
SEVERANCE
Il est bon de voir des réalisateurs et scénaristes casser les conventions tout en les respectant comme des fans de première. C’est le cas avec ce film dont les protagonistes sont des employés d’une fabrique d’armement qui sont invités à un week-end de rapprochement entre collègues avec paint ball à la clé et autres plaisirs de la vie d’entreprise. Mais sur le terrain ils se retrouvent confrontés à un tueur implacable. Démarrant comme un slasher des familles, le film traite le sujet avec un humour très décalé et pourtant qui ne fait jamais oublier l’horreur de la situation. Puis le slasher aveugle se transforme en petite dénonciation du système, légèrement bien sûr. Le moteur est donc le délire parfait, le sang à tous les étages et un moment de pur série B qui déchire.
ENTENDU
THE OPPOSITE FROM WITHIN de CALIBAN
Les groupes de métal se suivent et ont tendance à se ressembler, c’est vrai, je ne peux pas le nier. Mais quand les riffs vous arrachent aussi bien que dans cet album, on ne peut que tomber sous le charme (de la bête). Et puis, intelligemment, le groupe montre aussi qu’il sait jouer, chanter avec des mélodies, des passages plus cool, plus caressant. C’est donc à du mélange sucré/salé que l’on a droit et c’est vraiment du tout bon pour les oreilles. METAAAALLLL !!!


Que les jours filent vite ;-)