jeudi 31 mai 2007
TOUT VIENT À POINT…
Ca y est, il est là ! Mais qui ? Ben le livre voyons !
Je le tiens enfin entre mes mains, ce bouquin qui aura pris autant de temps à être écrit et que les lecteurs dévoreront en quelques heures. Car oui, vous allez dévorer ces 140 pages de fantastique napoléonien, je vous le dis !
Ca fait tout même tout drôle de sentir cet objet sous mes doigts. La couverture est aussi belle que prévue avec une impression peut-être un peu trop sombre. Mais le résultat est assez excitant. Et puis franchement, avoir son nom à côté de celui de Christophe Lambert, ça fiat chaud au cœur.
Evidemment, désormais le livre ne nous appartient plus. Il va vivre sa propre vie entre les mains de lecteurs qui l’adoreront (mais si !) et d’autres qui le détesteront (mais si !). Il sera aussi malmené par la presse, et on espère qu’elle sera nombreuse même si on ne se fait pas trop d’illusions quant à sa visibilité. Car ce livre au format poche va se retrouver au milieu de la bataille du mois de juin. Alors advienne que pourra !
Mais l’expérience fut des plus enrichissantes et j’ai tout de même le frisson en observant cet exemplaire du tirage de tête. Je ne me lasse pas encore de le tourner dans tous les sens, histoire déjà de vérifier que tout cela est bien vrai, puis d’en savourer l’odeur des pages tournées rapidement, ce goût du neuf renfermant des surprises (pour vous, plus vraiment pour moi).
Mais même si l’aventure de ce livre débute la semaine prochaine en librairie (et pour 4,50 euros, ce serait trop bête de vous en priver), pour moi c’est déjà un peu du passé. Les autres projets sont déjà lancés depuis quelques temps et je ne vis que dans du futur. Une course peut-être mais excitante.
Alors maintenant, à vous la main.
ENJOY
LU
THE BIRTHDAY RIOTS de Nabie Kanan
Ce n’est pas parce que la Boite à Bulles est sensée publier la BD que j’ai écrite avec Laurent Houssin aux pinceaux que je me retrouve à parler à nouveau d’un de leurs albums, mais parce que cette histoire de consultant politique qui se prend ses idéaux du passé en pleine tronche lors d’élections est un pur régal. Avec un découpage assez académiques et un dessin underground au trait léger et simple, Kanan compose un de ces albums au rythme doucereux et pervers à la fois, où l’ambiance est un élément de poids et où les impressions ont la part belle vis-à-vis de l’action. Et pourtant il s’en passe des choses pour ce quadra qui voit tous ses principes se casser la gueule les uns après les autres pour finir dans un profond désarroi et pire encore. L’envoûtement est total te la leçon narrative aussi.
lundi 28 mai 2007
MOTIVATION, FLOU ARTISTIQUE ET DECEPTIONS
Ma mère aime dire : « Pour un malheur, un bonheur ! »
Comme tout adage de grand-mère, il se vérifie parfois. Oui, il y a sans doute des moments où une séparation ou un refus quelconque est l’annonce d’une nouvelle relation annoncée. Même si cela paraît étrange, je parle toujours de livres. Il y a donc eu une brouille dans le monde de l’édition qui m’a vraiment bloqué sur un titre en cours de rédaction. Ce n’est pas que les idées et l’envie n’étaient plus là, mais elles se retrouvaient prisonnières derrière des barrières apparemment insurmontables. Difficile d’en poursuivre la rédaction, en plus au moment où je m’étais juré de me discipliner. Pour le coup, ce fut un ratage monumental.
Le temps a fait son chemin et une bonne nouvelle vient de tomber. Il y a un nouveau « mariage » en vue qui me redonne vraiment, mais alors vraiment l’envie. Pire que ça, c’est tellement excitant que je n’ai plus aucune excuse pour jouer le Calimero ou quoi que ce soit d’autres. J’ai toujours pensé en bon athée que je suis : « Aide-toi et le ciel t’aidera » J’aime cette phrase qui ne veut rien dire d’autre pour moi que : « Bouge-toi un peu fainéant, les choses ne se feront pas sans tes efforts ! » Mais elle oblige ma conscience à réagir. Et franchement, parfois, j’aimerais ne pas être aussi conscient ;-)
Résultat : relance total de mon projet d’écriture.
Evidemment je reste flou. Pas de nom d’éditeur, pas de nom de projet, rien du tout ! Et vous l’avez remarqué, c’est le cas dans des post précédents. Tellement que certains de mes messages restaient obscurs aux lecteurs que je croisais (mes potes et ma famille en fait).
Alors pourquoi rester dans le brouillard ? Tout simplement pour éviter l’inévitable : « Ben alors, tu le sors quand ton truc super génial avec lequel tu nous bassines depuis tant de temps et qui paraissait signé et presque imprimé ? Tu ne nous baratinerais pas un peu ? »
L’écriture, quelle qu’en soit la forme, est une suite de projets qui, et je l’observe de plus en plus vu que je pénètre le « milieu » de plus en plus, n’aboutissent vraiment, mais alors vraiment pas tous. Il faut donc attendre et apprendre à être déçu.
Et c’est dur tout ça. Regardez ma BD avec Laurent qui ne verra probablement pas le jour ou alors dans très très longtemps. Le scénario est écrit, l’éditeur avait même corrigé des choses, et attendait donc nos planches. Mais Laurent vivant de son dessin, l’avance de l’éditeur n’était pas vraiment suffisante, surtout lorsque des boulots payés de suite et correctement lui sont tombés (et heureusement pour lui) dessus. Je ne pouvais que lui souhaiter ce malheur et ça faisait parti de notre deal de départ. Donc, un projet presque fait aux oubliettes pour de très bonnes raisons.
Autre exemple flagrant, le manga de hockey. Je trouve un dessinateur, on le propose à l’éditeur qui est tellement intéressé que l’on parle de signature. Trois jours avant l’heureuse conclusion, le dessinateur abandonne. Déprime. Puis un autre dessinateur me contacte avec le dessin qu’il fallait. On travaille, j’y crois, je montre à l’éditeur qui me lâche carrément un « Tu tiens le bon ! » Et boum ! Pour de très bonnes raisons personnelles, le dessinateur ne peut pas poursuivre.
Donc, de très bonnes raisons mais toujours le même résultat : plouf !
Voilà pourquoi je reste très vague, en ne parlant que de choses générales. Car en grand athée que je suis donc, j’aurais maintenant tendance à penser que de trop parler de projet en cours, en tout cas de manière si concrète qu’on a l’impression que ce sera en librairie demain, peut porter la poisse. Je me trompe sûrement mais je vais inévitablement recentrer mes messages sur un le fond du boulot de manière général. Les projets dont je clamerai le nom seront dans la poche, c'est-à-dire signé sûr avec presque l’annonce de la sortie.
Donc, n’oubliez pas le 7 juin la sortie de LE VILLAGE AUX SEPT CERCUEILS chez NATHAN. Ca c’est sûr… Quoi que…
ENJOY
LU
L’IMMEUBLE D’EN FACE de Vanyda
Il est des BD qui ont un succès dû au bouche à oreille précédé d’un coup de pouce de prescripteur journalistique. J’ai tendance à trouver ça excitant mais aussi à me méfier, surtout quand c’est TELERAMA qui est dans le coup. Pour cet album je ne sais pas qui est l’initiateur, en tout cas cet album, sorti chez un éditeur indépendant LA BOITE A BULLES, a grimpé les échelons de la gloire petit à petit. Je ne l’ai eu que très récemment dans les mains alors que son deuxième tome (que je n’ai pas encore lu) vient de sortir. Et j’ai été très agréablement surpris. Je me demandais si j’allais me faire avoir par ce chassé-croisé entre des personnages très différents dans un immeuble (exercice d’atelier d’écriture classique). Trois appartements : l’un d’un jeune couple sans contraintes en dehors de faire des fêtes avec leurs potes, l’autre d’un vieux couple usé, le dernier d’une femme seule et de son gamin. Le rythme est celui de la vie, avec des passages de brossages de dents, des interludes d’une page ou d’une case, des rapports silencieux entre les gens, des rapports sexuels, des rapports malheureux, la vie quoi. Et bien, Vanyda maîtrise tellement cette narration du quotidien que l’on se laisse prendre. Et on termine l’album sans s’en rendre compte, avec plaisir, avec même une certaine envie de connaître la suite. Ah ben ça tombe bien, j’ai le deuxième sous la main !
VU
DEXTER
Ah mais c’est pas vrai toutes ces bonnes séries qui apparaissent ! Mais où je vais trouver le temps moi maintenant ! Cette histoire de serial killer qui officie dans la police le jour comme spécialiste des taches de sang et traque la nuit d’autres tueurs en série qui s’attaquent à des cibles comme les enfants ou autres victimes inacceptables (les autres victimes le sont-elles ?) est ingénieuse. Mais c’est surtout les paradoxes ancrés dans le personnage principal qui servent parfaitement la narration. L’acteur principal qui oeuvrait déjà dans SIX FEET UNDER est vraiment parfait dans le rôle. A la fois beau gosse et doté d’une froideur effroyable, il sait jouer son rôle à la perfection. J’attends avec impatience la suite car les scénaristes ont évidemment la technique pour vous accrocher avec un fil rouge allant d’épisode en épisode mais aussi avec de superbes enquêtes unitaires. Voilà un super show à conseiller aux âmes non sensibles.
ENTENDU
RENAISSANCE
Le film est extraordinaire. La BO est à son image. Mélange de techno, de musique symphonique à suspense, elle a vraiment tous les ingrédients illustratifs que j’adore. Vous revivez le film à chaque mesure. Et elle permet aussi de se dessiner ses propres images mentales. Rythmée et harmonieuse, voilà une BO vraiment à conseiller.
samedi 26 mai 2007
PETITE DECEPTION
On est parfois en pleine euphorie lorsque des projets avancent à grands pas et pourtant il existe toujours la petite pique qui peut vexer. On a beau s'être prémuni depuis le temps contre ce genre de sentiment absurde, on échappe rarement à son ego. Je participe de temps en temps à des concours de nouvelles et n'en ai jamais gagné un. Bon, ça ce n'est point grave. Mais recevoir une invitation pour la remise des prix en sachant donc que l'on s'est banané, c'est con comme ça, mais on a toujours un pincement au coeur. Je devais pourtant m'en moquer éperdument vu que je sors un bouquin en juin chez Nathan et que les autres projets évoluent. Et bien mince, je suis toujours titillé par cette petite déception inhérente à la réception d'un refus. C'est bête mais on ne se refait pas.
ENJOY !
lundi 21 mai 2007
ÂME DAMNEE
Revient toujours cette même question : pourquoi écrit-on ?^
Ou plutôt pourquoi j'écris, moi ? Il y a toujours un proche (et ce sont les meilleurs, il faut les garder très proches ceux-là) pour vous rappeler à la base de votre démarche.
Dernièrement, j'avais beau me vanter d'avoir des projets et des idées et de prendre mon pied, mes paroles et mes échanges partaient surtout sur le terrain du nombre d'exemplaires et de la notoriété. A peine ai-je démarré ma "carrière" que je réfléchis déjà en termes de résultats. Pire ! Je concevais mes derniers projets en terme de ventes, de réussite, de marketing. Vais-je avoir suffisamment de pages pour composer un grand format vu que c'est ça qui marche ? Y a-t-il assez de magie dans mon texte vu que c'est cela qui se vend ? Mes personnages correspondent-ils à des stéréotypes assez forts pour accrocher le lecteur universel ou alors est-il assez différent et torturé pour montrer que je sais faire ça aussi ? Une série ou un one shot ?
Au final, la cause de mon acte d'écriture disparaissait peu à peu derrière des chimères étoilées. Pourquoi fais-je tout ça ? Quel est le but ? Quelle en est la cause, le départ, la volonté ? Pourquoi, putain ?
Après un magistral coup de pied au cul hier soir, j'ai beaucoup réfléchi dans la nuit, et dans le train ce matin, j'ai écrit une histoire là-dessus. Et j'ai trouvé la réponse, en tout cas un embryon : j'aime raconter des histoires. Pour moi certes, mais aussi en espérant qu'elles plairont à d'autres. Mais le principal c'est toujours de raconter ces histoires, de faire vivre ces persos, de se donner du plaisir à s'évader par les mots. Après, que ce soit un roman, une BD, un album, peu importe. Ce qui compte c'est le plaisir et surtout que ça vienne des tripes.
Si jamais en écrivant vous voyez déjà la couverture et les acheteurs potentiels, sans parler d'imaginer les dédicaces que vous mettrez sur ce beau papier blanc, c'est que vous vous dirigez droit dans le mur. L'ambition c'est beau ; la mégalo, faut faire gaffe.
N'oubliez jamais : le plaisir !
Ah, et merci ma chérie, je t'aime.
ENJOY
samedi 19 mai 2007
DES PLANCHES ET DES CASES
Construire une BD a un côté excitant. On se dit que vont vivre quasi réellement des personnages, des endroits, auxquels on a pensé dans tous les sens. Et sous la plume d’un dessinateur de talent, c’est carrément l’extase.
Je termine de rédiger le découpage de ma fanfic SANCTUAIRE : MEMORY parue sur SHOGUN pour une dessinatrice qui possède un style s’approchant de celui d’Otomo. Du talent, des idées, que du bonheur en perspective. Je pensais n’avoir qu’à coller ce que j’avais écrit sur des cases. Mais on s’aperçoit de quelques limites que la BD a par rapport à l’écrit pur. Difficile de caser les pensées sans que ça fasse chargé. Pas évident les odeurs ! Et les digressions, on laisse tomber.
Donc, refonte du déroulement, élimination de certains passages trop introspectif (ce n’est pas le but de cette BD en tout cas), et surtout réflexions sur la mise en image la plus percutante possible. Comment réussir à faire passer le message en suivant des cadrages précis, sans oublier de conserver une lisibilité sans faille (ou presque) ? La mission est plus compliquée qu’il n’y paraît.
Je lisais sur un forum que devenir scénariste était à la portée de tous. Je suis assez d’accord, c’est comme l’écriture, tout le monde sait tenir un stylo et lâcher une histoire à peu près potable. La rendre vivante et agréable à lire, non, pire, indispensable à lire, ça c’est une autre histoire. Ça demande de la patience, une certaine vision, de l’habileté, du talent.
Putain, c’est encore pas gagné !
ENJOY
jeudi 17 mai 2007
COMPLIMENTS ? BEN OUI !
N'écoutez surtout pas les écrivaillons qui vous lancent du "je fais ça pour moi, je ne veux pas être lu, je préfère rester maudit". Déjà, pourquoi vous aurait-il parlé de leurs écrits s'ils voulaient garder cela confidentiel ? Restons sérieux un moment : on écrit pour être lu et si jamais les lecteurs sont heureux de vous avoir lu, sont touchés par ce que vous avez raconté, c'est un énorme plaisir. Écrire est déjà un acte de grand égocentrisme. Si, si, on en parlait justement avec Christophe et Erik L. sur l'île magique. Les écrivains ont un ego assez épais, sinon ils n'écriraient pas. Après, cela n'empêche pas d'être une personne très agréable comme le sont Christophe, Erik L., Pierre B., Hervé J., Jean M, Maxime C. et plein d'autres qui brassent des exemplaires tout de même ! Donc, ego ne signifie pas abominable écrivain à la grosse tête.
Tout ça pour dire que lorsqu'on vous complimente sur un de vos textes, ça fait un bien fou. Ça rebooste, et on se met à rêver à nouveau, disons encore plus qu'avant. Et on court pour se remettre devant un écran ou une feuille pour gribouiller tout ce qui nous passe par la tête. Le pire c'est que l'on se trouve à nouveau génial. Après tout pourquoi pas puisqu'on vient de vous dire que vous l'êtes (enfin presque). Et puis quand c'est un libraire, ça fait chaud au coeur. Bon c'est vrai, après on a regardé les ventes du ZAZIMUT rugby : 1 exemplaires depuis sa sortie ! Ok, y a encore du chemin. Mais puisqu'on est génial - on vient de vous le dire ! - y a pas de raison de s'arrêter, non ?
Non, hein ?
ENJOY !
mardi 15 mai 2007
BOOK WARS
Christophe annonçait il y a peu ses chiffres de ventes d’un livre paru chez Rageot : 3420 !
Dit comme ça, ça ne fait pas bézef. Mais il s’agit d’un livre format poche et de la période de octobre à décembre 2006. D’accord, un livre va fonctionner sur le début de sa parution et il faut plus qu’un excellent bouche-à-oreille pour que les ventes décollent, mieux encore que le bouquin devienne ce que l’on appelle un « sleeper », un succès à long terme. Mais soyons honnêtes, ça ne se joue pas comme cela tous les quatre matins.
Ce qui nous ramène toujours à 2 problèmes autour du marché du livre : le format et les lecteurs.
Le format aujourd’hui, il faut quand même réussir à se le dire, n’est autre que le GRAND format. Ces monstres de l’édition ont envahi les tables et occupent l’espace. C’est dit, c’est prouvé, il suffit de se rendre dans n’importe quelle librairie. Le poche, après une période faste de réussite exemplaire puis de baisse significative, s’est écroulé et a retrouvé ses premiers amours d’habitation : les rayonnages ! En revanche, c’est un bon support de relance pour un auteur qui sort un nouveau titre grand format au même moment. Il faut évidemment que les sorties soient travaillées par les différents éditeurs comme ça l’a été pour LA BRECHE et ZOULOU KINGDOM de Christophe. Et les résultats sont là, réels et satisfaisants.
Les lecteurs sont la variable incontrôlable. Leur nombre n’a pas vraiment augmenté ces dernières années. Il s’est maintenu honnêtement. En revanche, c’est le nombre de livres qui a augmenté. Les chiffres sont effroyables quel que soit le genre, la rentrée littéraire en est le meilleur exemple. Seulement, les lecteurs ne se sont pas démultipliés. D’où un simple problème mathématique : même nombre de lecteurs / plus de livres = moins de ventes par livres, donc moins de droits touchés par les auteurs, CQFD !
C’est là que ça devient effrayant. Mais dans le pays de Descartes où l’écriture a toujours été un passe-temps de riches oisifs qui n’avaient rien d’autre à foutre que de noircir du papier, on ne parle surtout pas de chiffres mes amis. Et l’écriture, c’est pour la gloire !
Je sais que je reviens de façon cyclique sur le thème, quitte à rabâcher les mêmes évidences, mais je dois avouer que cela me préoccupe particulièrement à quelques semaines de la sortie de notre livre LE VILLAGE AUX SEPT CERCUEILS. Sera-t-il visible sur les étals des libraires ? Aura-t-il des articles en presse (des bons tant qu’à faire) ? Parlera-t-on de lui ? Se vendra-t-il ? Ou comme beaucoup fera-t-il son bonhomme de chemin chez des aficionados (de Christophe surtout !) et pourra-t-il de sa belle mort de livre de poche servant la machine de l’édition ?
Seul l’avenir nous le dira.
ENJOY
mercredi 9 mai 2007
PIRE QUE MOI !
Je vous disais être nul pour les titres (d’ailleurs toujours pas trouvé de titre à mon histoire de nanorobots ; en revanche les noms des personnages sont en place, avant évidemment que je es modifie tous ;-) ) mais j’ai trouvé mes maîtres en la matière. France 2 a l’excellente idée de proposer une fiction en 2 parties, les mardi 15 et mercredi 16 mai à 20h50, qui a comme sujet le clonage et autres folies de SF. La première partie étant même suivie d’un débat sur le clonage comme nouveau défi de la science. Que demande le peuple ?
En voici le synopsis officiel :
« Il a suffi d’une erreur médicale pour qu’Anne Colin se retrouve dans un monde absurde.
Quand elle se réveille d’une anesthésie, on la prend visiblement pour une autre, on panique, on parle de “l’effacer”. Elle va réussir à s’enfuir et survivre, un temps, cachée dans les forêts et les grottes d’une île étrange. Les habitants de cette île, les “zygs” se croient dans une sorte de paradis sur terre.
On y est nourri, soigné, protégé, on ne fait rien d’autre que de prendre ses plaisirs. De temps en temps, quelques uns d’entre eux disparaissent. En général, on ne les revoit plus. Parfois, ils reviennent, malades ou estropiés. Personne ne sait ce qui leur est arrivé, et personne ne s’en préoccupe… Jusqu’à ce que l’un d’eux, Béjean, ne se mette à chercher partout celle dont il n’aurait jamais dû tomber amoureux. »
Jusque-là, rien de scandaleux avec un petit regard vers THE ISLAND tout de même, et les « règles » inhérentes à ce genre de récit. Donc pas du grand Art mais un pas vers la SF qui est plutôt encourageant sur le service public.
Alors ?
Ben les ZYGS, franchement, ça fait vraiment débile ! Pour moi, un Zyg, c’est un charlot, un maladroit. On dit « un drôle de zyg », « regarde-moi l’autre zyg ! »… Bref que du péjoratif pur jus. Et puis, faites donc une phrase avec Zyg dedans… Alors ? C’est ridicule hein ? Ben oui, quand la bonne idée germe vers le fantastique ou la SF, on se croit encore obligé dans les hautes sphères d’y mettre une dose de ridicule histoire de rappeler que tout ça c’est de la rigolade et qu’en revanche Maupassant c’est autre chose messieurs-dames !
Alors malgré la bonne volonté du truc, je mets un super carton rouge à France 2 pour sa nullité en titre. Franchement, être moins bon que moi, ils le font vraiment exprès !
ENJOY
LU
ILS SONT VOTRE EPOUVANTE, ET VOUS ETES LEUR CRAINTE de Thierry Jonquet
Aouch ! Voilà un livre coup de poing. Jonquet a été taxé de réac’ de première classe avec ce roman contant plusieurs histoires liées dans une ville où les cités côtoient les beaux quartiers sans jamais se croiser, mais lorsque c’est le cas, c’est la catastrophe. Collège, caves pourries, intégrisme, perte de repères, Jonquet passe en revue notre société aux maux multiples en enfonçant le clou dans la plaie et en remuant bien jusqu’à l’hémorragie irrattrapable. Il démonte le mécanisme du plongeon de désespoir dans ce qu’il peut y avoir de pire pour l’être humain : devenir un monstre ordinaire. C’est écrit au scalpel avec ce talent du verbe à donner aux « il » des voix différentes en fonction des points de vue, normal me direz-vous mais c’est du vrai boulot d’artiste ! Ça percute, c’est dur, c’est triste, c’est sans espoir mais en cette période post-présidentielle, je trouve ce livre extrêmement prophétique.
samedi 5 mai 2007
AH QUE C'EST BON !
Quand un texte inspire un dessinateur, c'est toujours un plaisir.
Là, je vous offre une illustration de Dirky du forum SHOGUN qui a aimé ma fanfic sur SANCTUAIRE, une série paraissant dans le magazine éponyme. Elle a donc pris une des scènes de la nouvelle et l'a fait vivre un petit peu.
J'en profite pour vous rappeller la sortie en kiosque du numéro 7 de SHOGUN depuis le 21 avril avec toutes ses séries de manga françaises. C'est pas top ça ?
ENJOY !
mercredi 2 mai 2007
DES TITRES ET DES NOMS
Comme tout preux chevalier, un livre va vouloir ses titres et ses noms.
Ces derniers concernent les personnages. Difficile de trouver les noms adéquats à vos héros, méchants, seconds rôles. Il faut qu'ils soient raccord avec la personnalité et le caractère, mais aussi qu'ils puissent être prononçables, qu'ils puissent être retenus, et le plus longtemps possible, et suffisamment différents les uns des autres pour que l'on ne puisse pas s'embrouiller la tête. Alors en plus quand vous situez une histoire d'action en France, il vous faut éviter l'écueil des noms franchouillards mais aussi le travers des américanisations forcenées. Quel bordel !
J'ai terminé le séquencier de mon roman de SF/nano (Oui Denis, bientôt ;-) ) mais on peut encore y lire : le petit ami, la mère, le père, l'agent FFS, l'agent PSR... Donc pas de noms. Mais il va bien falloir les trouver ces sacrés patronymes ! Je vais donc cogiter demain pour "adéquater" noms et persos et la partie n'est pas gagné.
Elle ne l'est pas non plus pour le titre. Ou alors les titres ? Oui, faut-il avoir forcément des titres à chaque chapitre ? Ou des nombres suffisent-ils ? Ou encore rien, juste des sauts de pages ? Bigre, encore un dilemme à résoudre. Surtout quand on est comme moi absolument nul pour les titres. Y compris celui général du livre. Combien de fois suis-je retombé sur une parodie d'un titre de film ou de livre existant ? Il faut savoir retirer la substantifique moëlle du bouquin sans donner trop de choses non plus. Et puis faut-il un titre long ? Ça se retient mal. La mode est au titre-mot en ce moment. C'est branché, c'est de la balle, ça se retient bien. Alors comment que je vais l'appeler mon bouquin ? Pour commencer, je vais réunir les mots clés de l'histoire et peut-être que de cette soupe sortira le miracle.
L'air de rien, ce sont des éléments pas du tout anodins. Ils peuvent déterminer de l'avenir de l'histoire, du bouquin même !
Et dire que je n'ai écris que le début du premier chapitre...
ENJOY !
