OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

samedi 28 avril 2007

CABOCHONS !

251349_ch13251349_ch12251349_ch01Non, ce n'est ni une insulte ni une boutade amicale. Seulement le nom donné aux mignons petits dessins que vous trouvez en début de chapitre dans un roman jeunesse. C'est aussi ça qui est sympa dans le domaine jeunesse : le contact avec l'illustration. Certains éditeurs vont même jusqu'à lancer des bouquins où l'illustration a son importance pour saisir tous les paramètres de l'histoire.

Bon, là, ça veut surtout dire que LE VILLAGE AUX SEPT CERCUEILS est parti sous presse et que déjà il ne nous appartient plus. Oui, c'est la dure loi de l'écrivain. On sue comme des fous sur une histoire, on revient dessus jusqu'à en saigner de la plume, puis le livre est imprimé et il devient l'objet du lecteur, pour le meilleur ou pour le pire. On tente toujours tout pour que ce soit pour le meilleur mais le lecteur est seul juge.

Ce qui fait que les aventures se poursuivent. Un gentil message d'un dirlitt' m'a relancé sur un autre projet. Les cathares sont en gestation permanente. Le synop de la BD est en cours. Malheureusement, je crois que mon avenir de scénariste de manga est compromis car les dessins n'arrivent pas, le dessinateur étant trop hésitant. Je laisse le temps au temps mais je reste aussi très réaliste.

En tout cas, j'ai abandonné l'idée de vouloir coller à un modèle qui pourrait faire vendre. Je me penche surtout sur ce que j'ai envie de faire. Et l'air de rien, c'est quand même plus agréable. Donc j'avance, j'avance, mais la route est encore longue.

ENJOY !

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dimanche 22 avril 2007

EXPLOSION EN VOL

blastIl y a des fois où l'on croit que...Et en fait, il ne vaut mieux pas !

Je pensais pouvoir voguer au gré de mes idées dans mon histoire cathare car j'avais en tête les éléments majeurs et sur papier les personnages. Donc, pour une fois, je voulais me passer d'un synopsis et me lancer dans l'écriture pour voir ce que ça pouvait donner. Et bien j'ai vu ! Certes, j'ai pu commencer pas mal les choses (il y a tout de même sur 3 chapitres, un chapitre que je vais réécrire entièrement mais là c'est la loi du genre) mais très vite je me suis retrouvé face au vide. Il ne faut pas que je m'invente d'histoire : pour un roman, même court, j'ai besoin absolument d'un synopsis, une roue de secours. Je dois avoir en main tous les éléments qui composeront l'histoire. Il me faut ce fil (cette corde !) rouge pour pouvoir avancer sinon je me retrouve face au problème de la page blanche et ça, vraiment, j'exècre !

Je laisse donc en plan la rédaction du roman pour écrire le synopsis. L'avantage est aussi la réflexion sur la longueur des imbroglios de l'intrigue. Rapidement on arrive aux problèmes de cohérence et autres imperfections scénaristiques. Et il vaut mieux modifier un synopsis de quelques pages plutôt qu'un roman de 100 !

Je vais donc rediriger ma discipline de rédaction : synopsis des cathares, synopsis d'une BD, correction d'une fantasy. Avec ça, j'ai le carnet plein !

ENJOY !

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samedi 21 avril 2007

VIRTUAL PUBLICATION

enteteshogunComme je vous l’avais dit, ma FanFic (fiction de fan, donc nouvelle située dans l’univers de quelqu’un d’autre) est en ligne sur le site de SHOGUN. La limite de 10 000 signes est toujours un exercice difficile surtout lorsque l’on doit faire entrer le lecteur dans une histoire dite complète. J’ai donc un peu triché en utilisant la méthode « nouvelle » et il s’agit plus d’un moment de vie que d’une histoire complète. Je ne sais pas ce que ça vaut vraiment mais je me suis amusé et c’est sorti tout seul.

Il est vrai que plus loin que ça, je préfèrerai intégrer le pool des auteurs de SHOGUN et avoir enfin une de mes histoires mises en images (pour la seconde fois pour ceux qui suivent un peu ;-) ). Mais le destin n’est pas toujours simple. J’ai des touches réelles mais l’obstacle est là et pas des moindres. Bref, quand faut attendre, faut attendre.

Plus concret fut l’après-midi de vendredi où j’ai passé 1h30 avec notre éditrice de chez Nathan afin de donner les corrections ultimes. Ca n’a l’air de rien mais ce sont les derniers liens avant que la bête soit lâchée. Un livre n’appartient plus à ses auteurs dès qu’il met la couverture chez le libraire. Bon, dis comme ça on dirait que j’ai pondu le dernier Goncourt. Faut pas déconner non plus, mais je ne peux cacher que c’est un pas de plus. Les marches sont encore nombreuses et souvent bien glissantes, mais il faut y croire, non ?

ENJOY

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vendredi 20 avril 2007

LE DEBUT DE LA FIN… – (125 500 + 9 994)

debutfinHier, voyage dans l’île paradisiaque de Christophe. Oh pas pour glander, mais afin de porter nos dernières corrections aux épreuves (déjà) corrigées finales. L’air de rien, c’est la dernière étape avant que le tout soit gravé dans le papier à vie. Bon, y a plus grave dans la vie, mais en tant qu’écrivain il s’agit d’une étape non négligeable. Nous avions d’abord corrigé chacun de notre côté puis nous avons réuni nos corrections assis sur le banc de la terrasse, face au jardin ensoleillé. Dis comme ça on se croirait en vacances. Ben pour tout vous dire, le soleil on l’a vu qu’à la fin de la journée.

Pour ma part, je m’étais limité à accepter ou pas les corrections proposées plus quelques petites modifications çà et là.  Christophe, en grand professionnel, est allé plus loin en revenant sur quelques passages qui manquaient de cohérence. Certes, je ne les avais pas vu, car en relisant le manuscrit en entier, j’ai pris du plaisir. Oui, c’est plutôt sympa, ça s’enchaîne bien, c’est dynamique. Mais rester lecteur de son texte empêche encore de discerner les défauts et erreurs. Pour la suite, pour mes propres écrits, je me donnerai forcément une étape de lecture « œil de lynx » pour trouver tous ces petits défauts, qu’ils soient de cohérence dans le récit ou littéraires, ceci dans la mesure du possible bien sûr.

Ce nouveau travail aux côtés de Christophe fut un vrai plaisir. Tout en étant sérieux, nous avons ri, brûlé des neurones, sué même sur un passage en particulier (un mot changé et tout votre paragraphe se trouve modifié, un vrai casse-tête !), et ri à nouveau. Que du bonheur !

Je me demande toujours pourquoi Christophe a accepté cette aventure. C’est 100% bénéf’ pour moi, c’est 100% perte de temps et d’argent pour lui. Il faudra vraiment que je lui demande !

Les deux jours précédents, j’ai écrit un nouvelle, une fan-fiction pour Shogun, histoire de. C’est court, moins de 10 000 signes, c’est fun, et on verra ce que ça donnera.

Ce matin, je viens de terminer une chronique de livre et je vais retrouver mes jeunes et leur mystère cathare.

ENJOY

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mardi 17 avril 2007

LA LITTERATURE AU KILO – 20 506

pav_Une véritable maladie a envahi le monde du livre : la pêche aux gros ! Si, si, regardez donc les étals de vos libraires, que l’on parle de littérature adulte ou jeunesse, le même mal est partout. Vous n’achetez plus des livres mais des pavés. Pour les adultes on savait que la maladie était puissante surtout depuis l’avènement des thrillers. Mais en jeunesse, tout le reproche est à faire à Harry Potter. Il fut un temps où l’on pondait des livres tout petits car les chérubins n’aimaient pas lire, et Harry Potter a tout foutu en l’air. Non seulement ils lisent ces chiards, mais en plus des bouquins de 500 pages ! Ah les bougres !

Le résultat, c’est la pensée des éditeurs que seuls les bouquins de plus de 300 pages ont droit à une vie réelle. C’est aussi l’avis des libraires qui boudent carrément les poche pour ne laisser la place qu’aux livres grands formats.

Certains diront que tout cela est bon signe et que finalement c’est la lecture qui l’emporte. Mais qu’en est-il vraiment ?

Chez les adultes, ça donne des écrivains qui allongent la sauce de leurs bouquins pour parvenir au couperet des 400 pages et finalement aboutir à des histoires poussives où l’intrigue semble tourner en rond, les personnages répéter les mêmes choses jusqu’à la nausée et finalement le lecteur s’épuiser.

En jeunesse, le syndrome est encore trop jeune et les auteurs ont une pêche d’enfer. Ce qui donne beaucoup de bons bouquins avec un paquet d’aventures. Mais on ne peut plus échapper désormais aux trilogies. C’est d’ailleurs le leitmotiv des éditeurs qui ne croient plus au livre unique, le One Shot. Tout le monde réfléchit en longues épopées. Dur dur dans ces cas-là d’être un écrivain qui commet de superbes bouquins mais trop courts !

Et tout ça pour quoi alors ? Pour la littérature ? Que nenni !

D’abord, sur un grand format, la marge est bien meilleure que sur un poche et le seuil de rentabilité est inférieur. Une aubaine donc pour les financiers. Pour l’auteur ? Je ne sais pas trop. Peut-être des à-valoir un peu plus importants. Je vous dirai peut-être ça plus précisément un de ces quatre ;-)

L’autre raison du grand format, et du pavé à fortiori, c’est la place qu’il peut prendre sur le concurrent sur la table de présentation. Oui, nous sommes dans la guerre de position. Le mieux c’est de sortir plusieurs titres en même temps pour inonder la place. Autant vous dire que les petits et moyens éditeurs en chient des ronds de chapeaux.

Mais pour le lecteur alors ? Pour l’instant, en jeunesse, il est assez gagnant car les récits sont plutôt de bonne qualité. L’avenir nous dira ce qu’il en est.

Et pour l’auteur alors ? Derrière son ordi, il doit maintenant réfléchir en terme de très long récit mais qui ne soit pas chiant à suivre. Cela possède un côté excitant certes. On peut se dire que l’on va avoir le temps de faire vivre nos personnages et d’étaler tous nos délires d’inventeurs de péripéties. C’est juste un peu dommage quand on sent les choses dans le plus court. Mais on fait avec non ?

Pour moi ? J’ai décidé de faire ce qui me plaisait sans m’embêter avec les contraintes du marché. D’abord je prends plus de plaisir, et au moins j’avance (passé la barre des 20 000 signes !). Ensuite… Ben je vais faire comme je le sens ;-)

ENJOY

LU

magdeslivres3LE MAGAZINE DES LIVRES n°3 mars/avril 2007

Toujours aussi intéressant sur le monde de l’édition et de la littérature, ce numéro nous cause encore une fois de l’overdose de bouquins chez nos libraires. Ce trop plein va-t-il flinguer le livre et l’édition ? Dans la foulée, ils reviennent sur le phénomène des blogs mais cette fois avec les bloggeurs dont on a édité en papier leurs blogs. C’est un phénomène intéressant à observer et, je pense, que comme tout effet de mode, ceux qui resteront sont ceux qui savent écrire. C’est aussi l’occasion de découvrir Simenon sous un angle différent. J’ai beaucoup aimé l’article de Pierre Jourde sur la dictature de certains critiques, en particulier celui des Inrockuptibles. Il fait le parallèle entre le Littell et le dernier Angot, la seconde ayant bénéficié d’un lancement phénoménal avec télé/radio/journaux et dont les ventes couvrent à peine le tirage initial (30 000 à 40 000 ex), le premier ayant fait son bonhomme de chemin jusqu’au 500 000 exemplaires. Certes, les deux ont bénéficié d’un écho « sensationnel » mais seuls les lecteurs vont faire le livre. Ce que confirme Jérôme Garçin, monsieur LE MASQUE ET LA PLUME (on aime ou pas) dans une longue interview très instructive aussi sur le monde de la critique. Un seul petit truc me chiffonne ou en tout cas me fait sourire, c’est l’article sur le premier roman de Murielle Renault qui a fait d’un exercice d’atelier d’écriture un roman et sort chez le dilettante. Donc un éditeur apprécié, un livre copié de Nicolas Rey… Enfin, toutes les clés pour que ça se remarque. Bon, je n’ai pas lu alors je tempère mon propos, mais la méthode est drôle. De même que cet article sur le bouquin de Tatiana De Rosnay qui serait un rescapé sorti chez un petit éditeur inconnu, et qui aurait manqué au monde de la littérature. Là encore, je n’ai pas lu le livre donc je ne peux rien en dire, mais c’est ma méthode encore qui prête au sarcasme. De Rosnay en est à son neuvième bouquin, donc quand elles est refusée par son éditeur habituel, elle peut remettre son bouquin entre les mains directement des directeurs des autres boites. De plus, elle atterrit finalement chez un éditeur « inconnu » : Héloïse d’Ormesson. Oui, oui, vous avez bine lu le nom. Donc, le côté inconnu, à d’autres ! Bigre, pourquoi s’obstine-t-on encore à faire croire aux gens…Ah mince, le rêve ! Oh pardon, je suis désolé, je suis bine trop terre à terre et cynique. Je me flagelle, allez, oui, encore un coup ! Oui amis lecteurs, la littérature est un monde de rêves et de passions, au-dessus de notre commun des mortels et où les miracles sont monnaie courante. Amusez-vous bien !

VU

300300

Waouf ! Ca arrache la gueule. On peut évidemment critiquer le propos pro-spartiates qui n’étaient autres que des barbares sanguinaires mais grecs. On peut râler sur l’histoire très faible puisqu’il ne s’agit que d’une bataille. Mais graphiquement, c’est une véritable réussite. On se laisse porter par le côté bravoure et virilité exacerbée sans problèmes. Et puis les ralentis exagérés, j’adore ça quand ça sert le propos, c'est-à-dire pas grand-chose mais que ça rend le tout très esthétique (bon après on aura un débat sur l’esthétisme de la violence mais une autre jour s’il vous plait). Bon, vous allez le voir, oui ou ?

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dimanche 15 avril 2007

NE PARTEZ PAS EN VACANCES !

IMG_2869Si écrire n’est pas votre job à plein temps, ne partez surtout pas en vacances à l’extérieur de chez vous ou, pire encore, dans la famille. C’est un piège ! Vous pensiez vous trouver ce temps si précieux pour ouvrir votre ordinateur et laisser votre esprit vagabonder, et ainsi accoucher de tous ces mots déjà si difficiles à trouver et ordonner pour votre histoire tant espérée. Que dalle ! Au mieux vous volez deux heures un jour de vide. Mais la majorité du séjour, vous êtes en visite auprès des proches, en train de jouer avec votre gamine, de visiter un lieu, de vous promener, de prendre le bon air, du bon temps, apprécier la vie quoi ! Rien de nocif à priori, bien au contraire d’ailleurs, c’est ce qui fait une vie équilibrée et qui est indispensable à un esprit sain dans un corps sain. Alors pourquoi me plains-je ? Parce que pour écrire, c’est la cata’. Impossible de se concentrer sur son travail, ou plutôt passer son temps à y penser sans pouvoir poser une ligne noir sur blanc. La torture !

J’ai donc très très peu avancé durant ces quelques jours de vacances à l’extérieur mais finalement ne m’en porte pas plus mal physiquement.

En tout cas, j’ai joué le sportif un jour en me rendant dans un endroit qui nécessite souffle et endurance : le pog de Montségur !

Il est dit partout qu’un écrivain doit se documenter sur les endroits dont il veut parler, et même s’il le peut visiter carrément les endroits où vont se dérouler ses histoires. Ce qui est un bon conseil il est vrai, mais il n’est pas toujours possible de le faire selon les destinations. Pour mon bouquin sur les cathares, vu que j’étais dans la région, je me suis donc rendu au village de Montségur tout simplement parce que l’action de mon roman se situe là. Donc démarrage par une grimpette de 30 minutes (avec arrêt pour prendre des photos) vers ce fameux château où se sont retranchés les « derniers » cathares dont les derniers 220 ont péri sur le bûcher. Y a pas à dire, ces lieux chargés d’histoire dégage une atmosphère particulière. On se prend à visualiser les choses en se trouvant sur place. Ces personnages du passé évoluant à travers ces pierres qui étaient autrefois des constructions, ces événements prenant vie dans vos yeux à l’instar de mirages. Etonnant et finalement très instructif. Oui, c’est certain, quand on peut visiter le lieu de son aventure, c’est tout de même mieux que n’importe quel livre. Il en fut de même pour le village sur lequel je peux maintenant écrire en comprenant la typographie des lieux. Tous ces éléments serviront sans aucun doute mon livre. Et puis pour l’anecdote, j’avais écrit avec ma femme un roman sur fond de catharisme et le final se déroulait dans le château de Montségur évidemment. Lors du combat, le méchant se sauve par une porte du château et se met à courir, avec peine certes, mais… dans le vide ! Oui, à l’endroit où je le fais évoluer, en tout cas aussi longtemps, il n’y a plus rien. Maintenant, je sais !

Je ne répéterai pas le besoin de faire attention à tout et surtout de se faire relire par des spécialistes de ce dont on parle, mais je confirme : se rendre sur place et visiter est vraiment le meilleur. Bon, j’ai l’idée d’un roman dont le héros traverserait l’Europe et là, pour le coup, je ne suis pas sûr de pouvoir visiter. Alors n’hésitons pas non plus à « inventer », parfois, à fantasmer, à créer quoi ! Et merde parfois pour la documentation.

ENJOY

LU

ecrireunthrillerCOMMENT ECRIRE UN THRILLER de André Jute

Je vous avais parlé de ce manuel d’écriture il y a peu. Il est très intéressant car envisagé, comme celui de Gallerne, du point de vue de l’écrivain qui tient à en faire son métier. C’est une vision épouvantable pour ceux qui fantasment sur ce fabuleux univers de la littérature mais c’est extrêmement instructif pour ceux qui sont gêné par la mèche littéraire, comme moi. L’auteur donne pas mal de bons conseils mais trop peu d’exemples (à contrario, Elizabeth Georges inverse la tendance en nous noyant sous des chapitres complets de citations comme si nous allions trouver la solution dans ses propres écrits et ceux des grands). Mais il annonce la couleur : il écrit ce manuel pour ceux qui se sont déjà lancés dans cette folle aventure et qui désirent passer à la vitesse supérieure. Ils parlent donc d’écriture, de réécriture, de ré-récriture, de… Hé oui, il faut s’y faire ! Ensuite il cause de coupes, de remaniements, de re-coupes, de re-re… Hé oui il faut s’y faire aussi ! Un livre est un bébé que l’on va fortement torturer. C’est écrit clairement, c’est synthétique, ça va droit au but, c’est sans concessions, ça peut être très utile.

VU

PJavicatsassociesPJ et AVOCATS ET ASSOCIES

Oui, des séries françaises d’abord ! On aime ou pas, certes, mais il est indéniable qu’elles révèlent de véritables qualités de narration et de traitements des personnages. Pour moi, elles tiennent la dragée haute, à leur niveau évidemment puisqu’on est loin des complots impliquant le président, aux séries américaines. Elles se regardent avec le même plaisir et on s’accroche aux personnages sans problèmes. On aime d’ailleurs beaucoup suivre leurs petites turpitudes et découvrir leur évolution, leur vie quoi. Bon d’accord, il faut torpiller le compositeur de la musique de PJ avec son accordéon qui tue, et l’actrice qui interprète Nadine est à chier, comme quoi être la fille d’un des responsables de la fiction peut apporter beaucoup à une carrière, mais sinon c’est du bon, du sympa.

ENTENDU

final_cutTHE FINAL CUT de Brian Tyler

Voilà une musique de film à laquelle j’ai adhéré sans conditions. Elle mélange tous les styles, passant du morceau calme et doux, à la cavalcade effrénée, en passant même par un morceau très rock. Pas très original diront certains mais j’y ai trouvé un rythme super plaisant et suffisamment envoûtant pour me la mettre dans les oreilles en écrivant en ce moment. Pour moi, c’est le signe !

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mardi 10 avril 2007

SIGNES 6552

panJ'avais dit que je le ferais, c'est fait. Voilà 6552 signes couchés sur l'ordinateur. Sont-ils bons ? Sont-ils mauvais ? Je ne me pose pas vraiment la question. Le but était de démarrer, de contrecarrer le syndrome de la page blanche. Là, c'est fait !

Ce n'est donc que le lancement de l'aventure de l'écriture mais c'est un grand pas pour moi. Certains me diront encore que c'est beaucoup de bruits pour pas grand chose. Mais en fait, c'est plus que juste écrire un "truc". Ce n'est pas un synopsis. Ce n'est pas un article. Là, j'ai écrit un début de roman. J'ai travaillé sur l'ouverture. J'ai choisi mes mots pour qu'ils sonnent. En même temps, c'est un premier jet, donc j'ai privilégié l'avancée de la scène. Je reviendrai sur la musicalité en profondeur plus tard. Je devais donner le coup de feu, il a été tiré. Attention, j'ai tout de même soigné mon personnage principal qui prend ses marques dans ces premières pages. Je pense l'avoir pas mal cerné mais je reviendrai tout de même dessus aussi. Remettre sans cesse son ouvrage sur le métier...

Bon, il faut avouer que j'ai eu 2 heures de libre devant moi en mâtiné, et c'est plus porteur que le soir vers 22h30 ;-) De plus, entre deux chasses aux oeufs de pâques avec Christophe sur son île paradisiaque (certains vont croire qu'il est riche ;-) ) nous avons discuté. Et lâcher mes difficultés à un ami qui connaît bien le terrain m'a sans aucun doute aidé.

Donc, le monstre est en marche, hurlant, n'attendant plus qu'à s'exprimer encore plus. J'espère qu'il sera assez furieux pour donner du bon et rien que du bon. L'avenir me le dira.

ENJOY !

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dimanche 8 avril 2007

LA FAUTE DU DEBUTANT

regles_arbitreOn a beau tenter de se prémunir contre tout, on est toujours victime de sa fainéantise.

Oui, mea culpa, mea super culpa ! Avant que le Fédération Française de Rugby se jette sur moi et que Roger Couderc se retourne dans sa tombe, je me dois d'admettre que j'ai fait une ÉNORME faute dans mon texte POUR L'HONNEUR. Lors de la mêlée, le demi de mêlé attend le ballon derrière le talonneur. CE qui est strictement impossible puisque ce talonneur est en première ligne et que le demi est derrière la troisième ligne d'avant, donc il ne peut recevoir ce ballon que du troisième ligne centre. Hé oui ! Je dois cette correction à mon grand ami Ben, grand spécialiste du rugby (et de la course après les voleurs ;-) ), qui m'a prévenu hier. J'en profite donc pour rappeler que même si vous avez fait des tas de recherches, il est toujours bon de soumettre son texte aux yeux de spécialistes du sujet que vous abordez car on a toujours l'impression d'avoir tout cerné et c'est faux. Pour ce texte, ça m'arrive malheureusement après publication. Donc si ce texte voit le jour autre part, je le corrigerai (je vais d'ailleurs le faire sur le fichier immédiatement). Pour LE VILLAGE AUX SEPT CERCUEILS, les erreurs ont été corrigées avant. Mais on n'est jamais à l'abri.

Voilà, la faute est corrigée, je peux dormir tranquille...

Ah non, j'ai un roman à commencer !

ENJOY

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samedi 7 avril 2007

THE LONELINESS OF THE LONG DISTANCE RUNNER

lonelinessDans sa conférence au salon du livre, Mikaël Ollivier disait quand lorsqu’il devait commencer un roman, il se retrouvait dans une phase proche de la dépression, particulièrement quand il inscrivait « Chapitre 1 » car tout était encore à faire. Je crois que c’est une angoisse de tous car on sait dans quoi on se lance mais pas vraiment quand on va réussir à s’en sortir. L’avantage qu’a Mikaël Ollivier, c’est qu’il est bon et peut donc démarrer en sachant qu’il terminera un jour et que son bouquin sera probablement publié.

Là, je me retrouve dans la phase de début d’écriture. J’ai l’histoire, les personnages, la fin. Mais j’ai écrit un début que je viens d’effacer sans scrupule aucun. Christophe dit qu’il faut savoir jeter ses chéries. Là, j’ai surtout balancé le bébé et l’eau du bain ! Car de début je n’arrive point à trouver. Je bute sur les premiers mots, ceux qui donneront envie ou pas de poursuivre l’aventure pour le lecteur. Bon d’accord, il faut que ça suive derrière et tout le monde ne s’arrêt pas à la première phrase. Mais il est prouvé que ç compte vraiment. Certains diront qu’il me suffirait de sauter la première phrase et de passer à la deuxième. J’ai essayé mais en vain. Il me faut ce déclencheur.

J’ai donc pris 2 décisions : d’abord de commencer ce roman et de le terminer en suivant une discipline de fer quant à la rédaction quotidienne ; ensuite de trouver ces putains de premiers mots !

Bon, je suis soulagé, j’ai réussi à la dire. Maintenant il faut le faire. En attendant, je vais aller me reposer de cet effort surhumain ;-)

ENJOY

LU

phaenomen_2PHAENOMEN 2 de Erik L’Homme

Voici le deuxième tome du thriller fantastique d’Erik L’Homme. Le premier lorgnait carrément vers les X-Men ; cette fois il plonge dans le conspirationnisme avec intrigue à la Da Vinci Code. Et le pire c’est que ça marche pas mal. Ah le bougre, j’avoue que là je suis tombé dans le piège. Ca se lit bien, c’est prenant, c’est actif, mais, car il y a un mais tout de même, on sent l’aventure de transition. L’Homme nous a baladé à travers la pampa avec la grande résolution. Alors c’est sympa mais ça pourrait être pris pour un petit détour pas compris dans le voyage organisé mais de dernière minute. Alors, j’attends quand même le dernier tome avec impatience. C’est déjà une bonne réussite pour un livre à suspense non ?

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mardi 3 avril 2007

PARLER DE SOI

biographieCe devrait être d’une simplicité folle pour un aspirant écrivain. Ne dit-on pas qu’il faut toujours parler de ce que l’on connaît le mieux ? Justement, se connaît-on si bien que ça ?

Il se trouve que Nathan a besoin d’une bio/biblio. Pour la biblio c’est réglé puisque mon premier livre n’est sensé plus exister mais l’éditeur n’a pas l’air de respecter ses engagements, mais ceci est une longue histoire. Quant à la biographie, c’est un exercice qui se révèle assez ardu. Il y a une certaine prétention à écrire sa bio, non ? Après tout, qui suis-je pour dire du bien de moi ? Alors prenons les choses de façon pragmatique : comment vais-je aborder l’exercice de style ? Je fais du classique, plat, impersonnel, date de naissance, trucs que je fais, trucs que j’aime bien, mais sans rien de perso dedans. Ca peut le faire et ça reste difficile à pondre. Ou alors je tape dans le délire écrit, de moi mais avec des formes. Ca pourrait paraître pompeux, prétentieux. Je réfléchis, j’essaye un texte. Je ne suis pas convaincu. Je pioche celui écrit pour Fleurus (j’avoue ne plus me souvenir sous quelle impulsion je l’ai écrit) mais finalement ça ne colle pas. Il faut autre chose. Je tente le côté « je raconte ma vie comme ça vient ». Finalement, je parviens à quelque chose. Je relis. Bof ! Je décide d’éteindre le tout et j’y reviendrai demain, à tête reposée.

Bigre ! Je n’aurais pas pensé l’exercice si compliqué. Mais ça ira mieux demain. C’est sûr.

Et puis je ne dois pas passer ma vie là-dessus tout de même. Il faut avancer car d’autres personnages m’attendent. Je les vois là, s’impatienter, trouver injuste que je les aie snobés tant de temps. Mais qui suis-je pour laisser s’ennuyer des personnages. Allez, je m’en vais les rejoindre et je vous donnerai de leurs nouvelles plus tard…

ENJOY

LU

djamilaDJAMILA de Jean Molla

Certains diront que je suis tombé amoureux de Jean Molla. A dire vrai, quand un auteur me plaît, j’ai tendance à vouloir lire d’autres textes de sa plume. Je ne pense pas être un extraterrestre en me comportant ainsi. Alors j’ai plongé dans ce roman noir de chez noir qui avait obtenu le prix à Montigny Les Cormeilles. En effet, il le mérite de par son écriture déjà que je trouve vraiment excellente, proche du lecteur tout en restant très littéraire, du vraiment bon oui. Il le mérite aussi de par le traitement qui est fait d’un sujet auquel tout le monde a déjà pensé une fois au moins. Jean Molla sait traiter ses personnages avec justesse, jonglant entre noirceur et grise mine, et en ajoutant les quelques pincées de rose nécessaire mais suffisante pour donner toute son âme au récit. Je vous conseille vraiment ce roman, sans retenue aucune.

VU

king_kong_2005_poster07KING KONG de Peter Jackson

Je ne suis jamais un grand fan des remakes. Je me demande toujours pourquoi le faire puisqu’il existe déjà un original. En plus, on fait rarement un remake d’une grosse daube, donc pourquoi gâcher un plaisir déjà consommé ? Mais bon, le Kong c’est quand même un événement, et en plus par le gars qui a su faire pleurer dans les chaumières avec Heavenly Creatures, pleurer de rire avec ses films d’horreur où l’hémoglobine se compte en litres, et créateur visuel du Seigneur des Anneaux, donc visionnage obligatoire ! Eh bien les gars, je n’ai pas été déçu. Ca, c’est du film d’aventure ! On nage en pleine eau de rose, avec des personnages hauts en couleurs, ensuite on a le droit à des scènes d’anthologie sur l’île du crâne avec des dinosaures mais surtout avec plein de sales bestioles volantes et gluantes. Et pour finir, du tout bon avec ce Kong magnifique. Jackson a décidé de jouer sur le style la bête et la belle avec amour qu’aurait renié Brigitte Bardot, mais ça marche à fond. Là encore, ne vous gênez pas, c’est du tout bon !

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