samedi 24 mars 2007
IL FAUT QUE LA CONFIANCE REGNE
C’est horrible mais c’est cyclique, j’ai régulièrement besoin de m rassurer sur mes capacités à écrire, à concevoir des histoires. Je sais que je peux le faire plutôt bien – toutes proportions gardées à l’heure d’aujourd’hui, je jouerai les kakou quand j’aurais 50 000 exemplaires au compteur – et pourtant je flippe régulièrement. A la place de me payer un psi pour résoudre ce problème qui doit bien avoir une putain de connexion avec mon enfance, je préfère me replonger dans les manuels d’écriture, histoire de vérifier si je suis toujours dans la bonne voie ou pas. J’aurais donc pu me relire quelques passages de JE SUIS UN ECRIVAIN de Gilbert Gallerne mais hier j’étais au salon du livre de Paris et au détour d’un petit stand de petit éditeur situé sur la périphérie extérieure de l’ensemble, dans ces allées que vous ne parcourez que pour trouver les toilettes, je suis tombé sur un manuel : COMMENT ECRIRE UN THRILLER. Le ton est donné, le sujet est clair, j’ai plongé. Ca me coûte moins cher que le psy et c’est fortement efficace, pour moi en tout cas.
C’est fou d’avoir besoin de retrouver une stabilité régulièrement. Il est vrai qu’écrire n’est pas une chose cartésienne, encore que les manuels d’écriture auraient tendance à prétendre le contraire, et que l’on se retrouve bien souvent face à des questionnements, des hésitations, et aussi de la bouse d’encre que l’on a commis. De quoi se sentir coupable et complètement nul ! Il faut donc lutter en permanence contre ces obstacles multiples et se remettre en question. Disons qu’il faut surtout se donner régulièrement un bon coup de pied au cul (ce qui physiquement est extrêmement difficile) pour poursuivre la route. Dans le manuel dont je vous ai parlé l’auteur, comme les autres auteurs de manuels d’ailleurs, rappelle que ce qui va faire le plus c’est la persévérance. Alors quand faut y aller, faut y aller.
Donc tout d’abord, j’attends le texte corrigé du VILLAGE pour le corriger à mon tour, en tout cas la première partie puisque nous allons nous partager le travail avec Christophe puis ensuite synthétiser le tout.
Là-dessus j’attends (oui, je vous ai déjà dit que ce métier demandant aussi beaucoup de self-control et de patience) avec impatience (ah mince ! Je vais essayer de garder mon self-control quand même) les planches du dessinateur manga pour finaliser le dossier pour SHOGUN.
Donc en attendant, j’ai potassé sur une histoire historico-fantastique pour un dessinateur qui a déjà du bagage et qui m’a à son tour proposé des dessins pour réfléchir dessus. Le tout est très excitant et me motive beaucoup.
Et au milieu je pose mes premiers mots sur les cathares, enfin sur mon trio de gamins qui vont se retrouver aux prises avec le souvenir des cathares.
Et pour finir je devrais avoir une réponse en début de semaine sur mes talents d’humoriste.
Que de mystères en perspectives !
ENJOY
LU
A MORT L’INNOCENT de Arthur Ténor
Il était certain que le thème de ce livre me toucherait puisqu’il s’agit de l’histoire d’un enseignant de CM2 qui devient la cible de la méchanceté des autres parce qu’il est homosexuel (et enseignant bien sûr !) et le pousse à une extrémité horrible. Arthur Ténor écrit ce récit avec beaucoup de retenue, sans fanfare, sans dramatisation poussée. Il a choisi la finesse et c’est tant mieux. Il est déjà tellement difficile d’aborder ce genre de sujet que la sobriété semble aisément de rigueur. Ténor tient son cap jusqu’au bout et donne un éclairage sur ces injustices du quotidien qui fera écho avec certaines affaires récentes.
LA REVANCHE DE L’OMBRE ROUGE de Jean Molla
Tout le monde vouait les nouvelles à l’enfer et clamait haut et fort que jamais la France ne tomberait là-dedans, et pourtant Mikaël Ollivier en directeur de collection lance son bébé Nouvelles aux éditions Thierry Magnier. L’éditeur et le dir’litt’ sont connus pour leurs prises de positions tranchées en littérature et il n’est donc pas étonnant qu’ils se soient lancés dans cette aventure. Avec ce recueil de nouvelles fantastiques de Jean Molla adressée aux ados, ils prennent encore plus de risques : du fantastique et des nouvelles ensemble ! Bigre, quel culot. Mais alors ? Et bien même si le style est plutôt simple, ce qui change de l’écriture habituelle de Jean Molla, et que les histoires ont souvent un air de « Chair de poule » on trouve de très bonnes idées et surtout on a pris un réel plaisir à suivre ces récits assez cyniques et qui finissent rarement bien. Un effet trouvé dans le Midnight Library chez Nathan, mais le recueil de Jean Molla est bien supérieur en ce qui concerne les intrigues et l’écriture. Ici, peu d’effets de manche. De la simplicité au service du récit et c’est plaisant. Donc à découvrir, ainsi que les autres titres qui abordent des genres différents.
VU
THE SHIELD
C’est bourrin mais c’est vraiment excellent. Vic Mackey est une véritable ordure dans la police et pourtant on se prend à l’aimer le bougre. Car malgré tout il cherche souvent la justice et réagit en fait face à des obstacles politiques. Et on se prend à se demander qui sont vraiment les pourris. C’est ultraviolent, réaliste dans la façon de tourner, et ça accroche comme pas permis. Ce qui fait plutôt plaisir face à un LOST qui traîne la patte. Alors pour les amateurs de séries contemporaines réalistes, bordel, allez-y les yeux fermés et le flingue à la main.
ENTENDU
THE BLACKENING de Machine Head
Ce groupe de métal fut une véritable claque lors de la sortie de son premier album. Cette année ils reviennent avec des morceaux très variés qui donnent une vue large de leurs possibilités. C’est un peu bordélique et on a du mal à se fixer sur une couleur musicale. Les riffs sont puissants, les mélodies accrocheuses mais tellement travaillées qu’on a du ml à en retenir quelque chose, et les solos arrachent, quant à la voix du chanteur elle est toujours aussi grailleuse et envoûtante. J’avoue que je vais avoir encore besoin d’écoutes pour rentrer pleinement dans la chose mais la victoire est proche.
