OU SE RÊVENT LES ETOILES...

Blog de Michaël Espinosa, auteur, chroniqueur

mercredi 27 septembre 2006

Joyeux anniversaire !

gateaugateauBon d'accord c'est avec un jour de retard mais ça ne change pas grand chose à l'affaire. C'est vrai, la question classique est "Alors ça fait quoi d'avoir un an de plus ?" Ben en fait pas grand chose puisqu'en fait j'ai juste un jour de plus que la veille, et une minute de plus depuis la précédente. Aujourd'hui j'ai donc un jour de plus que mes 33 ans et je me porte bien merci.

Soyons fair-play : merci à tous ceux qui me l'ont souhaité, et j'embrasse quand même les autres car tout les gens que je connais ne savent pas forcément la date du jour où j'ai poussé mes premiers cris, histoire d'enmmerder le monde et de faire savoir que ça continuerait un certain temps (33 ans pour l'instant).

Alors ça fait quoi d'être plus vieux ? Dans les yeux des autres quelque chose c'est sûr. Dans les mirettes des gamins ça n'a rien de grave puisque vous êtes forcément un dinosaure qui a vécu ses premiers émois au moyen-âge. Mais dans sa tête à soi ? J'en sais trop rien. Doit-on se poser la question d'ailleurs ? Ne faut-il pas mieux vivre les choses comme elles viennent, les tordre un peu pour qu'elles vous conviennent tout de même, les apprécier, surtout ces moments de vie qui paraissent anodins et qui pourtant font toute la vie, ces moments que l'on se relatera lorsqu'on sera très très très vieux et qu'un petit bout de chou qui deviendra aussi vieux ou vieille un jour écoutera avec des pépites dans les yeux.

Alors ça fait quoi ? C'est la vie. Et puis c'est souvent sympa, ça apporte des choses, ça affine sa vision du monde, ça démontre ses erreurs ou ça enfonce dans sa connerie, ça fait frémir, pleurer, rire, hurler, râler, offrir, recevoir. C'est bon de respirer, non ?

Les mauvaises langues me diront que j'aurais été plus cynique si j'avais été dans une mauvaise passe. Peut-être. Mais je suis en bon terme avec moi-même et je n'ai pas envie de me fâcher tout seul alors je dis oui à la vie, je dis je vous aime à tous (les privilégiés je leur dirai à l'oreille) et je dis ENJOY sans limites. Faut jamais se priver, de rien, surtout pas de ces petits moments de vie que vous regretterez si vous les évitez.

Putain, je vais verser une larme (et voilà le cynisme qui revient au galop)

ENJOY !

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vendredi 22 septembre 2006

Best seller !

money_bookLe rêve de tout apprenti écrivain. N'est-ce pas d'ailleurs souvent la première motivation quand on pose ses doigts sur son clavier avec l'histoire du siècle en tête, cette fameuse histoire universelle qui fera vibrer tout un chacun de Brest à Vladivostok (oui, le marché américain est blindé, désolé) ?

Je viens de voir le reportage sur ARTE à propos des best sellers. Bon, ben y a pas de recette les gars, ou plutôt il n'y en a qu'une : au boulot !

Après, il est clair que de la promo, une bonne gueule, un je-ne-sais-quoi feront la différence. Mais où est la réponse là encore ? Comme dit l'adage, si on l'avait cette putain de recette, on ferait tous la même soupe, non ?

Il reste que l'écriture est une passion qui bouffe la vie. Quand on a un boulot, difficile de ne pas penser à son histoire en cours (ou ses histoires, là c'est un défi !), d'imaginer les personnages se développer, et le pire étant de ne pas avoir sous la main un crayon pour coucher tout ça, ou alors d'avoir 26 élèves avides de... connaissances ? non, de foutre le bordel plutôt si vous devenez trop inintéressant.

Finalement, il est là le premier public à captiver, à garder page après page, à chaque chapitre, lui donner l'envie de ne plus dormir pour savoir ce qui se passe ensuite. Et c'est un sacré challenge ! Et l'écriture c'est ça, un challenge de chaque mot, de chaque phrase, chaque paragraphe... Un travail acharné à glisser ces petits plus qui feront que ce que vous arrachez de votre tête touchera d'autres personnes.

De la bouche de tous les auteurs interviewés, des écrivains dont les chiffres de ventes vous feraient rougir de honte et éteindre votre ordinateur, il n'y a que deux choses importantes : la sincérité dans son écriture et le travail. Et merde, moi qui croyais qu'il suffirait de se mettre à poil à un carrefour de ma ville avec mon bouquin à la main !

Alors résultat d'après-visionnage : on arrête les frais ou on se remet au boulot ?

Allez, tant pis pour vous, je m'y remets !

ENJOY

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mercredi 20 septembre 2006

Connaissances, relations, pistons ?

t_main_tendueSoyons francs ! Les milieux dits artistiques (et les autres aussi finalement, mais ça paraît plus normal, moins suspect) nagent en pleine fosse de copinage. Dit comme ça, c’est tout de suite négatif, mais ça fait vendre, non ?

Alors disons plutôt que dans le milieu littéraire, le manuscrit arrivé par la poste est plus qu’un fantasme aujourd’hui, c’est carrément un argument marketing. « Ce chef d’oeuvre nous est arrivé par la poste. Une de nos lectrices (lisez ici stagiaire) a su y déceler une véritable âme (disons que pour une fois, elle ne s’est pas emmerdé dès la lecture des 3 premières pages). Nous sommes alors tous tombés sous le charme de cette plume légère et virevoltante et avons eu une envie irrépressible de lui donner sa chance, son terrain d’envol. »

Et messieurs les ronds de cuir du 6ème, vous l’avez habillé avec panache d’un superbe bandeau « Premier Roman » qui est de nos jours une catégorie littéraire. Je me demande d’ailleurs pourquoi tous les écrivains ne font pas qu’écrire des premiers romans qui se succèderaient sur les étals. Je vois ça d’ici « Le nouveau premier roman de Tartempion ! Son dix-septième chef d’œuvre ! » Ca serait pas drôle ça ?

Mais revenons donc au copinage, ou plutôt, soyons positif pour une fois (si, si, je peux !) aux rencontres. Là, c’est un domaine auquel je crois. On écrit, on lance ses textes par la poste (mais la stagiaire de tout à l’heure a été remplacée par une autre qui ne va même pas jusqu’à la troisième page) puis on se rend aux salons, on trouve l’occasion de discuter avec des écrivains, parfois même tombe-t-on sur des directeurs de collection, et même si évidemment on a tenté de placer sa tambouille quelque part dans la discussion, on sent que les choses changent quand… on parle d’autre chose que de littérature ! Oui, ça paraît con comme ça mais après tout, on sait que l’on s’est rencontré pour les bouquins, et qu’est-ce qui va nous différencier de n’importe quel péquin qui est un assidu de la rencontre fortuite longuement organisée ? Le petit plus, c’est cet indéfinissable charme qui agit sans que l’on s’en rende compte. Bon, d’accord, on parle surtout de bouquins, ne soyons pas menteur. Mais on en parle différemment. Comment ? Je n’en sais foutrement rien, bordel ! Ca arrive, c’est tout, le courant passe, la sauce prend et tous les autres poncifs qui vont avec. On se marre, on s’engueule (déjà), on s’oppose, on se rejoint, un peu comme une parade amoureuse. Chacun avance ses arguments de vente, écoute ceux de l’autre. Et puis ça coule, comme si ce lien devait être.

Et votre publication dans tout ça ? Ben ça aide d’être lu différemment, avec un œil qui vous connaît sous différents angles, mais aussi avec un esprit qui se dit qu’à travailler sur un manuscrit, autant que ça soit avec un type que l’on aime bien ou au moins sur lequel on peut taper sans que ça fasse des dégâts irréversibles. Donc, votre chance de rejoindre le coin des écrivains publiés a l’air de grandir.

Tout ça c’est bien donc copinage et compagnie ! Ben je vais vous décevoir, mais il reste un point capital : votre livre doit être bon, quoiqu’il ait pu se passer entre vous et votre nouvel ami. Et là, le constat est très rapide, sans faille. Un éditeur, ça doit aimer ses livres et les vendre. Donc, si vous avez un bon livre et que vous vous entendez avec votre éditeur, le résultat ne devrait pas être mauvais.

En dehors de la publication, restent donc des gens de grandes valeurs rencontrés au gré du voyage. On s’attache à certains, moins à d’autres, on travaille avec certains, moins avec d’autres. Et il y a ceux que l’on ne peut classer. Ces types qui ne font pas que dégager de la sympathie, mais ceux qui sont la sympathie. Parfois vous les rencontrez dans des circonstances qui auraient dû vous brouiller à vie, et finalement elles ont créé une chose à laquelle vous ne vous attendiez pas. Je vous l’ai déjà dit plus haut, c’est indéfinissable, mais c’est génial. Ca fait palpiter, ça fait trembler, ça fait se marrer, ça fait discuter de tout, de rien… C’est indéfinissable je vous dis ! Mais putain ce que j’aime ça !!

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vendredi 15 septembre 2006

Courir les lièvres…

lievreUn ami me disait il y a déjà quelques temps que dans ces métiers de l’écrit, tout étant si aléatoire et si fébrile, il ne fallait surtout pas attendre qu’un seul projet à la fois. Déjà parce que vous risquez de vous bouffer les doigts quoiqu’il arrive et quel que soit le nombre de lièvres que vous courez, mais surtout parce que si le projet ne voit pas le jour vous avez toute les chances de tomber dans une déprime carabinée genre « Je suis un écrivain maudit ! Le monde ne me comprend pas encore ! Que vais-je devenir ? ».

Alors lancez-vous sur plusieurs projets en même temps ou en tout cas n’attendez pas que l’un d’eux ait reçu une réponse (négative ou positive d’ailleurs) pour en commencer un nouveau. Ainsi vous éviterez les ulcères trop rapides, car ils arrivent un jour ou l’autre, et vous vivrez peut-être mieux cette dure attente qui est la part maudite du métier.

Bon, OK, je suis dans plein de projets en même temps. Et encore, j’ai réduit le nombre par rapport à une certaine époque car je me suis aperçu que j’avais peut-être envie d’achever au moins l’un d’entre eux. Donc me voici sur un roman que je réécris, un scénario de BD que je dois terminer (en attendant allez donc voir comment le personnage principal vit sa propre vie sur son blog), un autre en plein travail, un que j’aimerais bien voir accepter par le dessinateur, et derrière m’attend un autre roman, et… Ah putain ça y’est, je suis submergé !

Car mon ami ne me l’avait pas dit, mais le temps n’est pas extensible, et après le boulot (celui qui me fait manger pour le moment) je ne suis pas toujours super opérationnel et je préfère parfois m’abrutir devant des films (plus ou moins mauvais), des séries (bien meilleures) ou me plonger dans des bouquins. Donc je perds du temps que je ne consacre pas à l’écriture proprement dite. Faux ! Tout ça m’imprègne et je pique à droite à gauche des visions, des humeurs, des tripes, du jouissif. Car il faut savoir se laisser vivre, une petite chose que j’ai apprise pour mes vacances.

Là encore, où est le bon choix ? Je n’en sais foutrement rien, mais en tout cas, les derniers temps me disent d’en profiter quel que soit le chemin emprunté.

Et comme j’aime le dire : ENJOY !

LU

screamSCREAM TEST de Gregoire Hervier

Un slasher movie en livre messieurs dames, hé oui ! L’auteur prend la télé-réalité, la pousse à ses extrêmes et nous invite à une émission en direct live. C’est horrible, c’est malsain, et ça se lit super bien. Un premier roman qui en invite un second pour l’auteur. D’abord parce que c’était plutôt pas mal. Mais aussi parce que l’on sent qu’il peut mieux faire le garçon. En effet, son texte nous met tellement à distance que l’on se retrouve spectateur d’une horreur humaine sans vraiment s’en imprégner pour pouvoir y réagir. C’est froid, calculé, sans pitié, mais on ne s’investit pas plus. Ce qui, à mon avis, trahit l’envie de critique vis-à-vis du système de la télé-réalité et des valeurs salies de notre société médiatique. On ferme le bouquin en l’oubliant presque aussi vite. En tout cas, en n’ayant pas le palpitant qui s’agite, en étant ni horrifié, ni emballé, ni rien en fait. Dommage. D’où l’envie d’un second bouquin de ce type.

VU

jacket_01THE JACKET

Le voyage dans le temps est un des thèmes qui a fait vibrer la SF dans tous les sens, avec tous les problèmes de paradoxes temporaux qu’il implique et tout le toutim scientifique. Ici, le film emprunte la voie de l’humain avec ce personnage victime de la guerre et qui va vivre une aventure folle dans un futur où il n’existe pas puisqu’il est mort entre son présent et ce futur visité. Idée intéressante, traitement des personnages et de la folie qui rappelle un peu L’ECHELLE DE JACOB par certains côté, mais surtout fable pleine d’émotion sans tomber dans le mélo. Ca fait du bien de se dire qu’il y a encore des films biens ;-)

ENTENDU

dryDRY KILL LOGIC

Voilà un groupe de métal que je ne connaissais pas et que j’ai découvert avec plaisir. Les riffs vous arrachent la tête et les oreilles. Le rythme dézingue les neurones et transporte dans un univers de folie furieuse. Putain ce que c’est bon de se vider la tête à coups de hurlements. Exutoire disais-je ? Trop bon !

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mercredi 13 septembre 2006

De l’effet, du style, des sensations vraies…

selfLa relecture/correction d’un texte a toujours été une corvée jusqu’à récemment. C’est dans la souffrance que j’ai découvert le plaisir, comme dirait Sade peut-être. Oui, il m’a fallu accepter de remettre mon ouvrage en question, de l’interroger sur son sens mais aussi sur ses sens.

Le fond est quelque part la chose la plus simple à triturer. Je m’entends, il n’est pas simple de créer un canevas passionnant sinon tout le monde le ferait et on regretterait moins parfois ses achats impulsifs sur la lecture d’un quatrième de couv’ encourageant ou sur une pub ravageuse, mais on peut interchanger ses idées, les malaxer, les recracher ou alors les jeter. Cet essorage de méninges est quelque chose de naturel, en tout cas je le pense chez ceux qui aiment raconter des histoires.

Où l’histoire se corse, c’est quand on doit affronter le style. Pas le sien propre mais LE style, celui qui fera de votre brouillon un texte littéraire. Cette voix inconnue au départ qu’il faut s’empresser d’aller récupérer dans un pays qui paraît bien inaccessible. On en perçoit les côtes parfois, on peut même y poser le pied, juste le temps d’y cueillir sa matière, son fluide, ce qui fera finalement vibrer le lecteur. Mais il faudra aussi se l’approprier ce style et le faire sien un de ces quatre. Lui donner de soi, l’aimer pour le faire aimer…

Que d’abstractions ! Le style est la chose la plus mystérieuse qui soit. On s’y essaie finalement et on voit si ça fonctionne. Pour ça, il faut pouvoir y glisser les fameux « sens ». Et croyez-moi, quand il vous en manque dans la vraie vie, ce n’est pas simple de les retranscrire par écrit. Alors on les cherche, on les vole même parfois aux autres, si, si, dans des livres, ou plutôt on se les approprie… Ca y est on y vient à cette voix, non ?

Et c’est là que la correction devient plaisir. Lorsque l’on s’aperçoit que l’on parvient à modifier les phrases pour rendre des scènes plus vivantes, plus vraies, que l’on se dit que le lecteur y trouvera des frissons ou tout simplement un peu de plaisir.

N’est-ce pas ça l’écriture ? Donner le plaisir que l’on ressent lors de l’écriture pour que le lecteur puisse jouir pleinement de ces minutes/heures/semaines que vous lui aurez volées ? Après tout, il fait l’effort de s’abîmer les yeux, alors faites celui de vous triturer les neurones. Le lecteur sera content, et vous vous serez un auteur célèbre et fortuné ;-)

En attendant, au boulot, fainéant !

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mardi 12 septembre 2006

De l’écriture comme exutoire…

oubliVous allez me trouver plutôt cliché sur ce coup mais il est vrai que les derniers événements ayant eu lieu dans mon école bouleversent les esprits plus que je n’aurais pu le penser. Le recul pris vis-à-vis de l’acte de ce jeune type bouscule les idées reçues sur les phénomènes de société et surtout sur ses propres capacités à faire face à une telle situation. On se croit fort mais ça gamberge toujours dur dans la cafetière. Et si j’avais été dans la ligne de mire ? Et s’il y avait eu des blessés ? Et si, et si ? On dirait un début de brainstorming pour trouver la nouvelle histoire… Même si celle-ci paraît écrite.

Le pire, c’est que j’ai déjà pensé à quelque chose. Je me maudis…

Ou plutôt, et on en arrive à la raison de ce message, c’est là que l’écriture intervient. Je me suis replongé dans un manuscrit de Fantasy jeunesse que j’avais écrit il y a quelques années pour les éditions Nestiveqnen lorsqu’elles avaient lancé leur collection. Ce devait être une série de 5 épisodes et la première aventure avait été acceptée sur le principe. Malheureusement, comme beaucoup de projets, la collection est tombée à l’eau et mon manuscrit s’est endormi.

Aujourd’hui, j’ai décidé de le ressortir mais avec l’état d’esprit tout neuf du gars qui est passé à la moulinette du Maître Jedï et qui voit qu’il faut améliorer tout ça. Alors j’ai sauté à pieds joints dans cette forêt où mes aventuriers, au départ très maladroits, sont confrontés à une sale bestiole. Quelle en sera l’issue ? J’espère que vous pourrez le lire dans une jolie collection ;-)

Mais tout ça pour dire que se relancer dans cette aventure m’a changé les idées. J’ai écarté des branchages, enfilé le costume de moine guerrier, caressé une double hache, invoqué les dieux de Volarie et suer auprès de mes personnages. Rien de mieux qu’une bagarre dans une auberge avec des soudards de dernière catégorie au langage fleuri pour vous faire oublier la réalité. Le sourire est là, l’émotion me gagne, j’oublie le monde et me laisse aller dans les méandres de la magie de l’écriture. Oui, je laisse derrière moi ces images trop réelles pour l’instant.

C’est là que l’écriture est extraordinaire ! Quelques mots, des personnages, et l’univers connu s’efface pour celui que vous voulez explorer. Le pied, non ?

Allez, j’y retourne de ce pas…

Quoi, l’heure ? Y a pas d’heure pour les braves ;-)

LU

haine1QUAND LA HAINE SERA MORTE de Michel Leydier

Le polar noir français est, on peut le dire sans honte, très, mais alors très très sombre. Et ce roman de Michel Leydier en est une preuve de plus. La narration qui suit divers personnages dont les destins sont complètement liés dans l’horreur est magistrale. On vit auprès de ces gamins pris dans la tourmente, de ce flic bouleversé et de cette vie que l’on ne souhaite à personne. C’est même parfois presque trop trash. Ca saigne, c’est dur, éprouvant pour le cœur et pour l’âme mais c’est du grand.

VU

memoireMEMOIRE EFFACEE (The Forgotten)

Vous allez encore dire que je n’aime plus rien en film et qu’en plus je perds mon temps. Et vous aurez doublement raison. Après un début un peu mystérieux mais qui nous pousse dans les bras du suspense effrayant avec la disparition des images de ce fils mort dans un crash aérien, on tombe des nues devant les explications finales. Je suis resté pantois et pourtant j’adore les histoires de conspiration. Je ne sais plus quoi regarder pour éviter d’être déçu en ce moment. Des séries peut-être ?

ENTENDU

forgottenTHE FORGOTTEN (Mémoire effacée)

James Horner est un grand musicien qui adore s’auto-plagier. C’est sûrement pour ça que je l’aime. Je ne me lasse jamais de ses petites envolées et ces petits « ta ta ta ta ta ta ta » si connus (mais si vous savez, ces… Bref.). Dans cette BOF il mélange ce qu’il aimait composer dans les années 80 et sa musique actuelle. C’est presque intimiste et touchant avec une dose suffisante d’angoisse pour vous faire lever le poil sur la nuque. Idéal pour écrire des scènes mystérieuses avec suspense.

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jeudi 7 septembre 2006

La solitude de la cible

quantico_sniperY a des jours où l'on se demande dans quel monde on vit.
Je passe beaucoup de temps à tenter d'imaginer des histoires délirantes (ou pas) afin de me procurer du plaisir à les écrire et à espérer en procurer à ceusses qui pourraient les lire. Je me tortille les neurones pour décrire un univers qui part en vrille et je trime parfois à en trouver les éléments intéressants. Et pourquoi si, et pourquoi ça, et lui que fait-il là, et l'autre... Une vraie folie !

Ce matin, je vais au boulot (oui, d'accord c'est à l'école mais bon c'est aussi un travail d'enseigner non ?) et je commence une leçon de français tranquillement. Puis vient le cours de musique où l'on fait danser les élèves sur des danses folkloriques de je ne sais plus quel pays.
Tout est idéal, les mômes sont adorables, ils sont volontaires. Que du bon quoi !
Puis vient l'heure de la cantine. Je descend les escaliers et lâche mes demi-pensionnaires dans la cour de récré puis accompagne les externes à la grille de l'école. Et là, voilà-t-y pas qu'on m'apprend qu'un collègue s'est fait tirer dessus ! Trois impacts de balles sur les fenêtres de sa classe. Il a allongé les gosses à terre, a assuré leur sécurité, un vrai héros quoi !

Oui, vous avez bien lu : des coups de feu sur notre école ! Chouette, on va passer à la télé !
Ca n'a pas manqué,un chouia sur M6 et mieux au 20h de TF1. Bon, on faisait palôt après le témoignage de l'autrichienne enlevée pendant 8 ans mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a !

Bref, que d'émotions, surtout pour les parents à l'extérieur, les médias à l'extérieur et les politiques qui ont fait un petit passage pour nous féliciter de notre sang-froid et de notre travail de hussards de la république.

Ah, vraiment je me demande pourquoi je continue à écrire avec tout ce qu'il y a à vivre dans la vie réelle...

Tiens, je vais sûrement écrire une nouvelle histoire : alors on aurait dit que ça se passerait dans une école et on aurait dit qu'il y avait un sniper dans une tour...

Quelle imagination débordante !

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mardi 5 septembre 2006

Réussite ? Un jeu de patience...

suicideJ'ai lancé ce blog au sortir de mes lamentations d'écrivain maudit. J'étais ridicule, surtout avec ma petite expérience et mon tableau de trophées plutôt vide.
Maintenant, je tente de surmonter mes périodes de doutes en positivant le plus possible tout ce qui peut arriver et surtout en me rappelant la phrase que m'avait sortie un journaliste anglais avant que j'interviewe Brian Yuzna, en anglais, à Gerardmer, il y a bien longtemps, donc il m'avait lancé un "Don't worry, Mike. It's just a movie !", phrase qu'il avait emprunté sans complexe à Hitchcock.
Soyons franc, ce n'est pas toujours facile. Et attendre une réponse - et encore pire, plusieurs ! - est un vrai calvaire.

Mais est-ce vraiment quelque chose face à la perte de moral d'un VRAI écrivain devant son travail qui n'arrive pas à trouver autant de lecteurs qu'il le mériterait ?
Discuter avec un pote qui, de surcroît, écrit incroyablement bien, offre de superbes histoires palpitantes dans chacun de ses livres, est d'une gentillesse à toute épreuve, prépare le camembert fondu au barbecue comme pas deux, aide ses copains par pur altruisme, même ceux qui ont dit un peu de mal de lui ;-), donc discuter avec lui au téléphone pendant plus d'une demie heure, alors qu'il déteste le téléphone, et percevoir sa baisse de moral, pour ne pas dire sa détresse face à son métier, croyez-moi, ça fout les boules !

Pourquoi un auteur connaît-il le succès ? Qui oeuvre pour que l'un ou l'autre ait de la réussite, trouve des milliers de lecteurs, parfois dans plusieurs pays ? Comment les destins se dessinent-ils ? Quel est le petit plus qui va permettre à certains de devenir des stars de l'écriture ?
Prenez des best-sellers assez récent et vous découvrez une histoire pas si neuve que ça, un traitement plutôt banal avec une écriture qui se foule pas beaucoup, et pourtant ça cartonne. Le public aime mais il n'existe pas de recette qui permettrait de créer le top à chaque bouquin. Quel est donc le secret ?
Et que faire quand on oeuvre depuis plus de 10 ans sans réussir à offrir un carton, même petit avec des poignées sur le côté ?
Doit-on laisser tomber et s'avouer vaincu par un système incontrôlable car tellement volatil ?
Ou alors est-ce le moment de s'aérer la tête dans d'autres sphères, histoire de voir si l'envie revient au galop ?

C'est à se demander après quoi on court.
Après quoi je cours ? La réussite, le succès, la reconnaissance des miens, de mes pairs, la gloire, le fric...
Qui a la réponse ?

MAIS PUTAIN, QUI A LA REPONSE ?

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lundi 4 septembre 2006

Rentrée littéraire... Sortie désespérée...

livresfeuIl est une torture qu'aime pratiquer les jeunes padawans de l'écriture : se rendre dans une librairie (parce qu'ils adorent lire à la base) et observer toutes ces tables couvertes d'ouvrages qui ne sont pas les leurs et qui leur indiquent, une fois n'est pas coutume, que le chemin est encore long et que la concurrence est rude.

Alors quand c'est le lendemain de la rentrée littéraire, l'envie de se flinguer est plus forte que jamais !

Je plaisante.

La rentrée littéraire, c'est le grand cirque auquel chaque écrivain aimerait participer. Evidemment, au milieu de 700 romans tous neufs et beaux dans leurs écrins multicolores selon les éditeurs il n'est sûrement pas simple de trouver sa place. Mais où est mon roman que j'ai choyé durant des semaines, mois, années ? Pas sur la table à l'entrée de la librairie, aux côtés des stars de la rentrée (toujours les mêmes) ? Non bien sûr !
Peut-être sur le présentoir des premiers romans, nouvelle catégorie très prisée par l'intelligentsia et qui peut permettre à ces "nouveaux" auteurs de percer ? Mince, là non plus !
Au moins sur une table, à plat avec vision de la couverture. Toujours pas ? Essayons dans les rayons. Pas encore ! Dans la réserve ? Non.
On s'humilie à demander son propre bouquin avec les joues rougies de honte qui amènent le libraire à vous lancer avec une air narquois "Ah, c'est vot' bouquin ?". Et vous de répondre en hochant la tête comme un gamin pris en flagrant délit de mégalo. Le vendeur tape sur son ordinateur votre titre qu'il vous demande trois fois, sans parler de l'orthographe de votre nom. Et puis il annonce, avec une désinvolture qui vous fait vous demander pour qui il se prend cet épicier du livre qui méprise les reliques de papier, que votre livre est en commande. Comment ? Votre éditeur vous avait annoncé la date d'aujourd'hui...

Vous vous reconnaissez ? On l'a tous fait ;-)
Allez c'est pas grave, vous le pondrez un jour votre "Goncoutrable". En attendant, laissez la déprime de côté car des bouquins il en sort en permanence, toutes les semaines, de toutes les formes, et le pire c'est quand vous lisez un quatrième de couverture qui raconte la fabuleuse histoire à laquelle vous avez songé durant des semaines sans pouvoir en coucher un mot sur le papier mais vous la sentiez, si vraiment, mais c'est trop tard...

Mais tout ça c'est une autre histoire...

VU

joeyJOEY la série

On a bien le droit de se marrer parfois, non ? J’étais un vrai fan de Friends pour l’humour branque et les jeux de mots qui tuent (en VO). Les 6 amis étant partis, on se rattrape avec un des personnages particulièrement dingue. Je me disais que l’absence de Chandler casserait l’identité de Joey mais finalement, les auteurs ont su lui coller des seconds rôles parfaitement adaptés. Alors c’est tout en décalage vu le caractère et l’intelligence phénoménale de Joey et on se fend bien la tronche.

ENTENDU

omen2THE OMEN II

Jerry Goldsmith était sûrement un des plus grands compositeurs de musique de films des trente dernières années. Quel que soit le film, il savait y adapter ses envolées musicales (ce n’est rien à côté de John Williams quand même) et le côté martial de sa musique. Dans cette suite de LA MALEDICTION, le grand homme ne s’est pas trop fatigué car on retrouve les mêmes chants sataniques flippants et les mêmes thèmes. Mais c’était déjà si bon dans le premier qu’une seconde fournée fait un bien fou. Et pour écrire l’introspection d’un serial killer, ça peut le faire !

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samedi 2 septembre 2006

Ca fait toujours plaisir !

couvpde48Quelle ne fut pas ma surprise en ouvrant mon prozine Présences d’Esprits, le zine du Club Présences d’Esprits reçu au courrier ce matin ! On y trouve un dossier sur la littérature jeunesse française dans les domaines de l’imaginaire bien sûr et l’article s’ouvre sur une bande de 4 couvertures de livres jeunesse que les auteurs de l’article en question ont bien dû apprécier un peu, non ?

Pour commencer AUTOMATES de Nathalie Le Gendre couvert de prix multiples chez Autres Mondes, ensuite LES MALEFICES D’HALEQUIN de Marc Cantin, de la fantasy humoristique écrite avec talent, puis LE GUETTEUR DE DRAGONS de Pierre Grimbert qui a fait les beaux jours de Mnemos ancienne époque et… Je vous le donne en mille… Et moi ! Oui, avec L’AGENCE MLB et sa couverture hideusemlb1 (et croyez-moi, là ça se voit tout de suite ;-) ). C’est sûrement mon éditeur qui va être content : on parle d’un de ses livres qu’il ne vend pas pour cause de désaccord artistique et dont il ne veut pas lâcher les droits histoire d’ennuyer encore plus l’auteur. Mais bon, pour moi c’est vraiment sympa. Ca veut dire qu’au-delà de ma famille, d’autres lecteurs ont apprécié les aventures de l’Agence MLB et je m’en réjouis. Dommage que les lecteurs de PdE ne puissent pas ensuite se procurer le livre chez leur libraire préféré, mais au moins ils auront entendu parler de moi. Et peut-être que ça deviendra un collector ? Allez savoir ;-))

Voici 2 photos du manuscrit de mon histoire ovalistique pour vous donner la preuve que le texte existe ;-)

rugby1rugby2

LU

marinedesetoilesMARINE DES ETOILES de Loïc LeBorgne

Le space opera n’a pas forcément la côte en ce moment et pas vraiment en littérature jeunesse. Mais les pirates ont toujours leur charme. Loïc LeBorgne a réuni les deux dans ce premier tome d’une trilogie chez Autres Mondes. Dès le début, il nous met dans l’ambiance avec batailles, abordages, aventuriers et aventurières et tout le toutim du bon space opera qui se laisse dévorer de A à Z. C’est évidemment un tome d’introduction mais c’est vraiment sympa.

VU

history_violenceA HISTORY OF VIOLENCE

Décidément, je ne sais pas ce que j’ai en ce moment mais j’ai la vision difficile. Aurais-je perdu le goût des images ? Suis-je trop exigeant moi qui ai toujours été bon public ? Ce film réalisé par David Cronenberg d’après une BD qui a cartonné m’a plu mais sans me transporter. Oui, l’histoire est pas mal mais on a déjà vu le truc. Et puis, ça reste très simple. J’ai même trouvé les acteurs moyennement convaincants, le père Mortensen en tête. Alors, ça se regarde gentiment mais on se lève sans problème pour aller se chercher un carré de chocolat (comment ça une tablette ? Aurais-je été trahi ?)

ENTENDU

benjamin_gatesBENJAMIN GATES ET LE TRESOR DES TEMPLIERS

Le film est marrant et se laisse suivre comme une bonne série B d’aventure qui fait retrouver les ambiances à la Indy. La BOF est du même acabit. Les mélomanes ne s’y retrouveront pas car le but est de rythmer un film qui va à 100 à l’heure. Mais pour écrire des scènes d’action (comme par exemple un match de rugby intense) et se plonger dans des courses-poursuites infernales, c’est l’objet qu’il vous faut.

            

Posté par mikeespinosa à 14:56 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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